Artemis, le programme de la NASA pour ramener l'Homme sur la Lune

Pour la première fois en 50 ans, la nasa prévoit d'envoyer des astronautes sur notre satellite naturel dans les prochaines années. ce programme ambitieux, baptisé artemis, commencera dès ce 29 août avec le lancement d'un vol d'essai inhabité..

La fusée de la mission Artemis I quitte le bâtiment d'assemblage des véhicules pour la première fois ...

La fusée de la mission Artemis I quitte le bâtiment d'assemblage des véhicules pour la première fois dans le cadre d'essais au Centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, le 17 mars 2022.

Dans les prochaines années, la NASA a pour objectif de ramener l’Homme sur la Lune pour la première fois depuis 1972, avec pour la première fois une femme à son bord . Sur les traces du programme Apollo, cette nouvelle mission, baptisée Artemis, pourrait se lancer dans son voyage vers la surface lunaire dès 2025.

Nommé ainsi en référence à la déesse grecque de la Lune, le programme Artemis a été créé pour effectuer des voyages répétés vers notre satellite afin de permettre à la NASA et ses agences spatiales partenaires d’y installer un nouveau poste. Les responsables de la NASA espèrent également que le programme pourra servir de tremplin vers des objectifs spatiaux encore plus ambitieux, tels qu’établir une présence régulière sur la Lune , ou encore s’aventurer jusqu’à la planète rouge.

Le chemin vers notre sattelite naturel est complexe et comporte de nombreux défis, mais aussi d’extraordinaires possibilités d’exploration. Voici le plan élaboré pour ramener l’être humain sur la Lune, la technologie requise pour mener à bien une telle mission, et ce que nous savons des personnes qui pourraient être sélectionnées pour rejoindre cette ambitieuse aventure.

La fusée Space Launch System pour Artemis I à l'intérieur du Vertical Assembly Building au Centre spatial ...

La fusée Space Launch System pour Artemis I à l'intérieur du Vertical Assembly Building au Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride. La fusée de près de 100 mètres de haut a été conçue pour lancer la capsule spatiale Orion dans une nouvelle série de missions vers la Lune.

QUELS VAISSEAUX SERONT UTILISÉS POUR LE VOYAGE ?

Pendant leurs missions, les équipages d’Artemis vivront à bord d’ Orion , une capsule conçue pour maintenir un équipage de quatre personnes en vie et en bonne santé pendant un maximum de 21 jours dans l’espace lointain. Chaque capsule Orion volera avec un module de service européen (ESM), fourni par l’Agence spatiale européenne, qui transportera des panneaux solaires, des systèmes de survie, des réservoirs de carburant et le moteur principal nécessaire pour entrer en orbite lunaire.

La capsule Orion sera propulsée par le Space Launch System (SLS), un lanceur de près de 100 mètres de haut dont l’étage central brûle un mélange d’hydrogène et d’oxygène liquides. Le premier étage de la fusée utilise quatre moteurs RS-25, développés à l’origine pour le Space Shuttle program, le Programme de la navette spatiale américaine. Artemis I, un vol d’essai aller-retour vers la Lune, qui ne sera pas habité, utilisera des moteurs remis à neuf qui ont chacun participé à au moins trois missions du Space Shuttle.

Chaque fusée SLS utilisera également deux énormes boosters à combustible solide fixés de chaque côté de l’étage central. Ensemble, la fusée générera une poussée de 3,9 millions de kilogrammes au lancement, soit 15 % de plus que Saturn V du programme Apollo. Une fois dans l’espace, l’étage supérieur de la fusée se détachera de l’étage central et allumera ses propres moteurs pour envoyer Orion (avec le module de service européen) sur la Lune.

Orion ne peut pas se poser sur la Lune. Par conséquent, lorsque la NASA tentera de se poser pendant Artemis III, elle transférera l’équipage d’Orion vers une version modifiée du vaisseau Starship de SpaceX, en orbite lunaire. Starship, actuellement en phase de test par SpaceX , transportera ensuite les astronautes vers la surface, puis les ramènera.

Lorsqu’Orion reviendra sur Terre, la capsule utilisera ses boucliers thermiques pour survivre à la descente fulgurante dans l’atmosphère terrestre, puis déploiera ses parachutes pour s’écraser dans l’océan.

QUELLES SERONT LES PREMIÈRES MISSIONS DU PROGRAMME ?

La première mission, Artemis I, est un lancement d’essai inhabité prévu ce lundi 29 août, avec des dates de réserve les 2 et 5 septembre. Artemis I sera le premier essai de vol de l’ensemble des véhicules du programme : Orion, le module de service européen et la fusée SLS. À l’heure actuelle, la seule pièce à avoir déjà volé dans l’espace est Orion, lancée sur une autre fusée en décembre 2014 afin de tester ses boucliers thermiques . Cette première mission durera entre quatre et six semaines, selon le moment du lancement, et emmènera Orion en orbite autour de la Lune, puis reviendra sur Terre.

« Nous apprenons grâces aux défis, et aux réussites : Artemis I prouve que nous pouvons faire de grandes choses, des choses qui unissent les gens, des choses qui profitent à l’humanité, des choses comme Apollo qui inspirent le monde », a déclaré Bill Nelson, administrateur de la NASA, lors d’un point de presse le 3 août . « Nous sommes désormais dans la génération Artemis. »

Artemis II, prévu pour mai 2024 au plus tôt, sera le premier vol habité du programme. Au cours de cette mission de dix jours, un équipage de quatre personnes se mettra en orbite autour de la Lune à bord d’Orion, puis reviendra sur Terre. La mission est similaire à celle du vol d’Apollo 8 en décembre 1968.

Artemis III, la mission destinée à ramener des personnes sur la surface de le Lune, sera lancée au plus tôt en 2025. Avec quatre astronautes, cette dernière commencera comme Artemis II, mais lorsqu’Orion entrera en orbite autour de la Lune, il s’amarrera à un vaisseau Starship de SpaceX. Deux membres de l’équipage utiliseront ensuite le Starship pour se poser sur la surface, près du pôle Sud de la Lune. Ces astronautes passeront environ 6,5 jours à explorer et à faire des recherches, puis Starship ramènera l’équipage en orbite lunaire, où les astronautes retourneront sur Orion et rentreront sur Terre.

QUAND ARTEMIS III ARRIVERA-T-IL SUR LA LUNE ?

Contrairement aux missions Apollo, qui se sont posées près de l’équateur de la Lune, Artemis III se posera près du pôle Sud. La NASA a dévoilé treize régions candidates à l’alunissage  ; chacune d’entre elles s’étend sur un carré d’environ 15 kilomètres de côté et contient au moins dix sites d’alunissage possibles.

La NASA envisage ces sites du fait des caractéristiques géologiques diverses qu’ils présentent, et qui n’ont encore jamais été explorées. Tous sont dotés d’un terrain plat permettant un atterrissage en toute sécurité et bénéficie de 6,5 jours d’ensoleillement à la fois, ce qui permettra aux astronautes de rester à la surface pendant près d’une semaine. Les zones passent le reste du temps dans l’ombre, raison pour laquelle le site d’alunissage exact d’Artemis III dépendra du moment où la mission sera lancée.

La roche et la poussière lunaires, connues sous le nom de régolithe, qui sont dans les zones constamment à l’ombre et proches des sites d’atterrissage cibles, contiennent les empreintes chimiques de l’eau. La récolte de la glace d’eau dans le régolithe lunaire faciliterait grandement l’établissement d’une présence humaine à long terme sur la Lune, de type station de recherche, comme en Antarctique.

Cependant, on ne sait pas encore si l’eau contenue dans cette poussière est abondante ou facile à extraire. Pour savoir si l’eau de la région est utilisable, dès 2024, la NASA prévoit d’envoyer un rover robotisé appelé VIPER pour explorer le pôle Sud et recueillir davantage de données sur les dépôts de glace. Les astronautes d’Artemis III pourraient alors continuer à étudier la région.

Comment est née notre Lune ?

COMMENT LE PROGRAMME ARTEMIS A-T-IL VU LE JOUR ?

Les origines d’Artemis remontent au programme d’exploration spatiale Constellation sous la présidence de George W. Bush, officialisé en 2005, qui est devenu le programme de vols habités de la NASA destiné à remplacer la navette spatiale qui devait prendre sa retraite.

Sous Obama, le programme Constellation a été annulé en raison de retards et de dépassements de budget, ce qui a plongé l’industrie aérospatiale, qui s’était développée autour de du Space Shuttle et de Constellation, dans l’incertitude. En 2010, le Congrès a réagi en adoptant un projet de loi qui conservait la capsule d’équipage Orion de Constellation et prévoyait une nouvelle fusée utilisant les contrats existants du Space Shuttle et de Constellation, qui est devenue le SLS.

Les plans pour Orion et le SLS ont évolué au fil des ans, mais le programme Artemis tel que nous le connaissons aujourd’hui a été organisé sous l’administration Trump, avec un nouvel accent mis sur le retour sur la Lune comme tremplin vers Mars. L’administration Biden a conservé Artemis, retardant simplement la date cible pour un alunissage de 2024 à 2025.

QUEL BUDGET ?

Entre l’année fiscale 2012 et 2025, les programmes liés à Artemis coûteront environ 93 milliards de dollars, et les premiers lancements d’Artemis devraient coûter 4,1 milliards de dollars chacun, selon le bureau de l’inspecteur général de la NASA . Le budget d’Artemis a dépassé les estimations initiales, au point que l’inspecteur général de la NASA, Paul Martin, les a qualifiées « d’insoutenables » plus tôt cette année.

Jusqu’à présent, le Congrès est resté engagé dans le financement d’Artemis. Un peu moins de la moitié du budget annuel de la NASA est consacrée aux vols habités , et le budget total représente actuellement 0,4 % des dépenses discrétionnaires fédérales, selon la Planetary Society, un organisme sans but lucratif qui soutient la recherche de l’espace.

QUELS PAYS SONT IMPLIQUÉS ?

Bien qu’Artemis soit un programme américain, les responsables de la NASA ont invité d’autres pays à se joindre à l’effort. Le Canada et le Japon se sont engagés à participer à la construction d’une future station spatiale autour de la Lune, appelée Gateway. La NASA a également signé les « accords Artemis » avec le Canada, le Japon et au moins dix-huit autres pays  : il s’agit d’un ensemble d’accords non contraignants qui définissent les principes de la coopération pacifique dans l’espace.

QUI SERA SÉLECTIONNÉ.E POUR ALLER SUR LA LUNE ?

Aucun astronaute n’a encore été désigné pour les vols Artemis en équipage, mais les responsables de la NASA ont déclaré que l’ensemble du corps des astronautes de la NASA y était éligible. L’organisme a également annoncé qu’un astronaute canadien volera à bord d’Artemis II en échange des investissements du Canada dans le programme.

En outre, la NASA s’est engagée à faire atterrir la première femme sur la Lune avec Artemis III. Elle affirme également qu’elle fera atterrir la première personne racisée soit lors d’Artemis III, soit lors d’une prochaine mission.

POURQUOI REPARTIR SUR LA LUNE ?

La Lune est une destination à la fois scientifiquement riche, et relativement proche pour l’exploration depuis la Terre. Comme l’ont révélé les échantillons rapportés par les missions Apollo, les sols et les cratères d’impact de la Lune constituent un trésor d’informations qui retrace les 4,5 milliards d’années d’histoire du système solaire.

Le satellite naturel de la Terre pourrait également servir de terrain d’entraînement pour des missions vers d’autres parties du système solaire. Bien que la Lune et Mars diffèrent à bien des égards, les leçons apprises sur la Lune (construction d’abris, vol dans l’espace lointain et extraction d’eau des dépôts de glace) pourraient être utiles lors de l’exploration humaine de Mars.

Selon les partisans des vols spatiaux habités, les défis de l’exploration au-delà de la Terre peuvent avoir des avantages plus larges. Les grands projets technologiques tels qu’Artemis et la Station spatiale internationale offrent aux pays la possibilité de collaborer de manière pacifique. La construction du matériel et des logiciels d’Artemis fournira des emplois à une main-d’œuvre nombreuse et hautement qualifiée. L’objectif d’Artemis de retourner sur la Lune serait également une source d’inspiration importante pour les jeunes qui souhaitent s’initier aux sciences et à la technologie.

Pour Clive Neal, scientifique lunaire de l’Université de Notre Dame, la réussite d’Artemis dépendra des avancées technologiques que le programme permettra de lancer. En guise d’exemple, il cite l’ordinateur de guidage du programme Apollo, qui a donné un coup de fouet à l’industrie naissante des puces en silicium . « L’objectif final devrait être d’améliorer la vie sur cette planète », affirme-t-il.

QUELLE EST LA PROCHAINE ÉTAPE, APRÈS ARTEMIS III ?

L’avenir d'Artemis dépendra de la volonté du Congrès et du peuple américain. Pour l’instant, la NASA prévoit des missions répétées à la surface de la Lune. Des composants du SLS et d’Orion sont déjà en cours de construction pour Artemis IV.

D’autres éléments de l’infrastructure d’Artemis sont également en bonne voie. Dans le cadre d’un partenariat avec les agences spatiales canadienne et japonaise, la NASA construit la station spatiale Gateway en orbite autour de notre satellite naturel. Cet engin est destiné à servir de base pour de futures excursions sur la surface de la Lune. Certains des composants de Gateway sont déjà en cours de construction, et ses deux premiers modules pourraient être lancés dès 2024. La mission Artemis IV, qui sera lancée au plus tôt en 2026, devrait finaliser l’assemblage de Gateway en orbite lunaire.

La NASA a esquissé des idées d’autres activités potentielles sur la Lune, telles qu’un réseau de télécommunications « LunaNet », un habitat sur la surface et un grand rover pressurisé. Ces visions d’une habitation humaine continue sur la Lune dépendront toutefois du succès des premiers lancements d’Artemis, qui mettront à l’épreuve la fusée et le vaisseau spatial, encore tout récents.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

voyage spatial lune

Le module spatial japonais a aluni avec un haut degré de précision

(Tokyo) Le petit engin spatial japonais SLIM a honoré son surnom de « Moon Sniper » : il s’est posé samedi dernier sur la Lune à 55 mètres de sa cible, soit un très haut degré de précision, a annoncé jeudi l’agence spatiale japonaise (Jaxa).

Partager

L’objectif de faire alunir ce module dans un rayon de 100 mètres par rapport à sa cible, comparé à plusieurs kilomètres en général pour les missions lunaires, a ainsi été atteint.

« SLIM a réussi à se poser en douceur et avec une haute précision […], la distance de son point d’alunissage par rapport à la cible a été confirmée à 55 mètres », a dit la Jaxa.

Le module aurait même pu alunir avec encore davantage de précision sans un problème moteur dans les dernières dizaines de mètres de sa descente, qui a pu légèrement l’écarter de sa cible, a estimé jeudi Shinichiro Sakai, responsable du projet SLIM (Smart Lander for Investigating Moon).

La Jaxa a aussi publié jeudi de premières images de cet alunissage historique pour le Japon, devenu le cinquième pays au monde à réussir à se poser sur le satellite naturel de la Terre après les États-Unis, l’URSS, la Chine et l’Inde.

L’une de ces photos, en couleur, montre le petit module SLIM (2,4 m de long, 1,7 m de large et 2,7 m de haut) visiblement intact et posé avec une légère inclinaison sur un sol lunaire rocailleux.

Mais l’exploit nippon a été accompagné d’un bémol : SLIM n’a pas pu utiliser ses panneaux solaires immédiatement après son alunissage, ce qui a contraint la Jaxa à couper son alimentation électrique moins de trois heures après, pour économiser ses batteries en vue d’un éventuel redémarrage.

Une relance de SLIM bientôt tentée

La Jaxa espère toujours pouvoir rallumer SLIM quand l’angle du Soleil aura changé dans la zone de son alunissage, permettant aux rayons solaires d’atteindre ses panneaux photovoltaïques.

« D’après nos estimations actuelles, nous nous préparons à relancer les opérations de la sonde d’ici le 1 er  février », a précisé jeudi la Jaxa.

SLIM a aluni dans un petit cratère de moins de 300 mètres de diamètre, appelé Shioli. Avant d’être éteint, l’engin a pu débarquer normalement ses deux mini-rovers, censés mener des analyses de roches provenant de la structure interne de la Lune (le manteau lunaire), encore très mal connue.

L’un de ces deux astromobiles est une sonde sphérique baptisée SORA-Q, à peine plus grande qu’une balle de tennis, capable de modifier sa forme pour se déplacer sur le sol lunaire. Elle a été développée par la Jaxa, en partenariat avec le géant japonais du jouet Takara Tomy.

Plus de 50 ans après les premiers pas humains sur la Lune - effectués par les Américains en 1969 - le satellite naturel de la Terre est redevenu l’objet d’une course mondiale.

Le programme américain Artémis prévoit de renvoyer des astronautes sur la Lune, un projet récemment reporté à septembre 2026, avec à plus long terme la construction d’une base permanente sur place. La Chine a des projets concurrents similaires.

Les deux premières tentatives d’alunissage du Japon avaient mal tourné. En 2022, une sonde de la Jaxa, Omotenashi, embarquée à bord de la mission américaine Artémis 1, avait connu une défaillance fatale de ses batteries peu après son éjection dans l’espace.

Et l’an dernier, un alunisseur de la jeune entreprise privée japonaise ispace s’était écrasé à la surface de la Lune, ayant raté l’étape cruciale de la descente en douceur.

Atteindre la Lune reste un immense défi technologique, même pour les grandes puissances spatiales : l’entreprise privée américaine Astrobotic, sous contrat avec la NASA, a aussi échoué début janvier à poser son premier engin sur la Lune.

  • echosciences.com
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Hauts-de-France
  • Centre-Val de Loire
  • Savoie Mont-Blanc
  • Bourgogne-franche-Comté

Echosciences

  • Se connecter
  • Je contribue
  • Mon Echosciences
  • Mes publications
  • Mes favoris
  • Mes notifications
  • Administration
  • Super-admin
  • Statistiques
  • Multi-publications
  • Echosciences France
  • Se déconnecter
  • Connectez-vous
  • Inscrivez-vous
  • Les articles

Le tourisme lunaire, la nouvelle conquête spatiale ?

Publié par Anaïs Ratel , le 27 mars 2020   3.8k

voyage spatial lune

Cinquante et un ans après que Neil Armstrong ait fait les premiers pas sur la  lune , ce satellite fascine toujours autant les hommes, au point de vouloir développer une nouvelle forme de tourisme :  le tourisme lunaire . Ainsi, les recherches scientifiques s’accélèrent, les entreprises investissent de plus en plus dans ce domaine. Le ton est donné : c’est  la nouvelle course à la lune du 21ème siècle.  

Le tourisme lunaire, un voyage à prix d’or ?

Le tourisme lunaire consiste à effectuer un  voyage dans l’espace , autour de la lune.

Cette escapade touristique autour de la Lune se résume au lancement d’une fusée sur une trajectoire, faisant le tour de la Lune avec un retour direct vers la Terre. Le client devra prévoir un  voyage spatial de six jours . Pendant toute la  durée  du voyage, les passagers n'auront qu’à admirer le paysage puisque tout sera contrôlé et commandé depuis la Terre. Quant à la durée du  survol  au-dessus de la Lune, elle dépendra de l'altitude mais devrait être d’ environ une heure .

Ce nouveau marché du tourisme spatial intéresse plusieurs entreprises. Les coûts varient selon les entreprises. Il faut compter entre  150 et 180 millions de dollars  du côté de l’ agence RKK Energia , contre  250 000 dollars chez Virgin Galactic  pour un simple vol suborbital (vol à la surface de la Terre).

https://lh6.googleusercontent.com/dNTpb0WddiPfBCq-6kSHpHKn0aq8d9uPty-XZ9WR4BL8DyOjxBojgYVheUEVOrZHoy1YgDp_FSLrvX8kS4qDK6OKoDwEnIuGOXI5PRizAFBA2L2b_F6aAcm2aAPruOQUc1laptzg

Des ambitions qui visent la lune

L'Agence Spatiale Européenne  envisage la  possibilité d'installer une colonie sur la Lune . La France fait partie de ce projet. En parallèle, l ’agence spatiale russe  a annoncé en novembre vouloir créer une  base lunaire , où vivront des humains,  d'ici à 2050 . Cette annonce n'a pas laissé les Etats - Unis indifférents puisque Donald Trump, qui avait annoncé quelques mois auparavant avoir la même idée, à répondu que : «cette fois, il ne s'agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte. Nous établirons une base pour une mission vers Mars et peut-être un jour au-delà». Une ambition forte, même si aucun américain ne s’est rendu dans l’espace  en huit ans.

https://lh6.googleusercontent.com/xThb4eRFYgxeo_NIV1TeCeCOQZlutj2MwqQcwpeuW-ioAgyLClSI4XnYD4N4vcgJ4d75n8l4plI6S1ECNpYyGp_YUxkWfbuP95Ny2Ds37JFFbgpI5VQ83HZymKWwKxMXG42KCk1P

 La Lune, une destination qui ne fait pas l'unanimité

Cette ambition de conquérir l’espace laisse toutefois émerger des  conflits . En effet, beaucoup de personnes s’opposent à ce projet .  Tout d’abord, car ce voyage représente des sommes impressionnantes et seuls les milliardaires de la planète pourront se permettre cette dépense. 

Ensuite, voyager dans l’espace n’est pas sans  risque pour l’écologie.  Envoyer une navette spatiale (le plus petit modèle) consomme pas moins de  300 000 litres de kérosène . Envoyer des navettes plus grandes laisse donc penser qu’il faudra encore plus de kérosène, non sans conséquences pour la planète, sans compter  l'impact carbone pour la fabrication de la fusée  et de ses composants.

Etant donné que le nombre de milliardaires dans le monde s’est envolé ces dernières années, supposons que tous décident de faire ce voyage, cela engendrerait des  dépenses énergétiques faramineuses . Ensuite, les débris de fusées, par exemple des morceaux de premiers étages planent dans l'espace . En 60 ans,  c’est plus de  6.300 tonnes de déchets qui ont été accumulés , et avec le tourisme lunaire, cela pourrait devenir de plus en plus préoccupant. 

Enfin, voyager dans l’espace ne représente  aucun réel intérêt . Les fusées ont des  hublots  très épais qui  ne permettent pas une bonne visibilité  sur l’extérieur et la vue de la Terre n’est que très succincte.

La course des PDGs

Les dernières innovations technologiques qui visent au développement du tourisme spatial et lunaire sont réalisées par  plusieurs grands acteurs du marché spatial , notamment  Space X, Virgin Galactic et Blue Origin. 

En septembre 2018, Elon Musk, chef d’entreprise de Space X annonce avoir son tout  premier client  pour un vol touristique vers la Lune. Ce voyage lunaire a été annoncé mais ne pouvait cependant pas se concrétiser, puisque la fusée, nommée à ce moment  BFR pour " Big Falcon Rocket ", qui permettrait ce trajet était encore en développement. Le client, resté secret pendant quelque temps n’est autre que  Yusaku Maezawa,  un  riche japonais   collectionneur d’art. 

En  février 2020 , l’ambition d’un voyage vers la Lune se concrétise : Space X présente sa nouvelle version du BFR, et le re-baptise Starship. Son prototype est achevé et pourrait, dans le cadre d’une collaboration avec la NASA,  aller sur Mars avec des passagers professionnels . Cette fusée, en plus d’avoir des ambitions pour envoyer des astronautes vers Mars, aurait la capacité d’envoyer des touristes en orbite autour de la Lune. Finalement, le collectionneur d'art contemporain Yusaku Maezawa, est le premier touriste au départ d’un  vol touristique autour de la Lune  à bord du  Starship  en  2023  ! Six ou huit autres artistes seront également du voyage, invités par Maezawa lui-même.

https://lh6.googleusercontent.com/7Wihs6B_rpADvrkSau41hq2mdYOYrwJetLZSGaDwd75GEaHJ6gTp4fdzE7SNUuTFObVHrS80YQLTr6ZkDZWIw2-IlxVD-vr-I2ZNBDT0GMEotg-cdg5mKKkz9xymg6LxdGqTb3S2

Du côté de l’entreprise Blue Origin, des innovations se développent mais il semblerait que le tourisme lunaire ne soit pas encore d’actualité. Le  23 janvier 2019 , la fusée de la société spatiale américaine Blue Origin, du patron d’Amazon, Steve Bezos, a  réussi son dixième vol d'essai , atteignant une  altitude approximative de 107 kilomètres . Soit 7 kilomètres au-dessus de la frontière de l'espace fixée par la convention internationale. Rappelons que  la capsule , située au sommet de la fusée New Shepard, est prévue pour  transporter six passagers-astronautes , et ce, pour un voyage de 11 minutes au-dessus de la frontière de l’atmosphère. 

En février 2019, la société Virgin Galactic avait envoyé pour la première fois de son histoire une personne dans l’espace, aux côtés des deux pilotes de son vaisseau SpaceShipTwo. Il s‘agit de Beth Moses, instructrice en chef des futurs clients-astronautes, qui devient ainsi la première personne à aller dans l’espace comme passagère de Virgin Galactic. 

De plus, en octobre 2019, Virgin Galactic présentait les c ombinaisons spatiales  réalisées exclusivement  à destination des touristes spatiaux.  Créées en collaboration avec la marque Under Armour, ces combinaisons seront réalisées sur mesure pour les voyageurs. Les fibres de celle-ci, des sous vêtements et des bottes ont la  capacité de réguler la température du corps  et l’humidité. Les voyageurs auront aussi une  poche intérieure transparente  pour emmener avec eux des photographies de leurs proches. 

Ces combinaisons ont été  réalisées avec le soutien de médecins , formateurs d’astronautes, de pilotes et de concepteurs de vêtements et de chaussures. Chaque étape de la conception a été  validée par un test en laboratoire  dans les conditions correspondant à l'environnement attendu à toutes les étapes de vols touristiques spatiaux.

https://lh6.googleusercontent.com/d4MSkMs3GWZ0FvfF5LcMQxCnIox8Xlwoak8SgEeD1wzzQa5brcAFKVEzVypG-WCKAyNbyvN3UHgdVwS6gBU3KoHpEE2JA90lx1UA9HAxzgRpXvKiDKZdu3lbm52AWVdEmoEfIJj_

Une concurrence qui s’envole

Le concept de tourisme lunaire devient une  réelle obsession  pour des entreprises spécialisées dans le domaine spatial. En effet, elles y voient  l'opportunité de diversifier leur activité , de  devenir des précurseurs dans le domaine  et d’augmenter leur bénéfices. Ainsi, nous pourront bientôt choisir notre compagnie pour aller voyager autour de la Lune, comme on choisit sa compagnie aérienne pour se rendre dans un autre pays.

Les deux principaux concurrents sont:

la société américaine SpaceX.  Elle est spécialisée dans les domaines astronautique et spatial. Elle souhaite proposer des vols à destination de la lune dans une fusée nommée Starships (ou BFR) qui est entièrement automatisée et pilotée depuis la terre. Elle pourra transporter dix personnes.

la société russe RKK Energia  (la plus importante société russe du domaine spatial) en partenariat avec Space adventure, société américaine de tourisme spatial qui permet aux civils de se rendre dans l’espace. Elle propose de transporter deux touristes dans une version améliorée de la capsule Soyouz (vaisseau spatial russe) qui sera pilotée par un astronaute.

Ils ont donc les mêmes ambitions mais pas les mêmes procédés et types de vaisseaux.

On retrouve également sur le marché du tourisme lunaire, la société mexicaine  Virgin Galactic  qui commercialise des vols suborbitaux, comme le ferait des compagnies aériennes. Elle permettrait ainsi de prendre son billet pour  embarquer en direction de la lune à bord d’un vaisseau de la société Space X ou de la société RKK Energia. 

Enfin,  pour la société  Blue Origin  le but n’est pas d’avoir son propre vaisseau pour amener des touristes sur la lune mais il est “simplement” d’innover dans le domaine de la fabrication des vaisseaux. 

Le tourisme lunaire s'apparente donc à un  luxe difficilement accessible . La conquête de ce nouveau marché n’est pas sans risque pour l’environnement, et les PDGs millionnaires à la tête des sociétés spatiales, sont prêts à tout pour l’obtenir, tant les enjeux sont importants. Si cela est possible, c’est  grâce aux progrès scientifiques et techniques . Mais le tourisme lunaire n’est qu’à son commencement, de nombreuses avancées sont à prévoir:  la suite dans l’espace ...

Le Saviez- vous ?

La Lune c’est: 

le cinquième plus grand satellite naturel du Système solaire

le seul satellite naturel permanent de la Terre

Elle existe depuis 4,53 milliards d’années

Distance de la Terre: 384 400 km

Sa superficie: 37 871 220,85 km2

  L'humanité pollue aussi l'espace, et c'est de pire en pire

Publication le 06/04/2018, Jean-Paul Fritz - Le Nouvel Obs 

Tourisme lunaire : SpaceX va envoyer une bande d'artistes autour de la Lune

Publication le 18/09/2018, Rémi Decourt - Futura Sciences 

Avec Soyouz, il vous en coûtera de 150 à 180 millions de dollars pour tourner autour de la Lune 

Publication le 27/09/2018, Rémi Decourt - Futura Sciences 

Non au tourisme Lunaire

Publication le 23/09/2018, Jean-Marc Dupuis - Santé Nature Innovation

Mars, Lune, Tourisme... Les prochains objectifs de la conquête spatiale

Publication le 10/07/2019, Anthony Audureau - C News 

Virgin Galactic présente ses combinaisons de vol pour ses touristes de l'espace

Publication le 18/10/2019 - Sciences Avenir 

Tourisme spatial : Virgin Galactic présente ses combinaisons de vol « Star Trek »

Publication le 19/10/2019 - 20 Minutes  Nouveau test de la fusée de tourisme spatial de Blue Origin

Publication le 11/12/2019 - La Croix

Le milliardaire japonais Yusaku Maezawa cherche une "partenaire" pour un voyage sur la Lune

Publication le 14/01/2020 - BBC News 

Tourisme Spatial : 225 000 Euros Pour Le Premier Billet Pour l’Espace !

Publication le 15/01/2020, Désirée de Lamarzelle - Forbes 

SpaceX : la Nasa enthousiaste après le succès du test du Crew Dragon

Publication le 23/01/2020, Rémi Decourt - Futura Sciences 

Opinion | Quand les start-up se lancent à la conquête de l'espace

Publication le 04/02/2020, Pierre-José Billotte - Les Echos 

SpaceX se lance dans le tourisme spatial à une altitude jamais atteinte

Publication le 19/02/2020, Marcus Dupont-Besnard - Numerama

Tourisme spatial : les places à bord de Crew Dragon de SpaceX sont en vente !

Publication le 20/02/2020, Rémi Decourt - Futura Sciences 

INARD Valentine, PAJTAK Maud, RATEL Anaïs 2 COM A - IUT 2 Grenoble 

voyage spatial lune

Signalement du contenu

Vous devez être connecté.

Identifiez-vous pour profiter de toutes les fonctionnalités d'Echosciences

Le module spatial japonais SLIM s'est posé sur la Lune, un exploit

Alunissage réussi, mais le Japon s'en satisfera. Pour la première fois, le pays a posé un engin sur la Lune. SLIM, c'est son nom, a touché le sol de notre satellite ce vendredi après-midi 19 janvier, mais pas dans le bon sens. Cela reste tout de même un exploit, puisque jusqu'à présent, seule une poignée d'États avaient réussi une telle mission : les États-Unis, la Russie, la Chine et l'Inde.

Publié le : 19/01/2024 - 18:51 Modifié le : 20/01/2024 - 07:14

Retenir son souffle à 380 000 kilomètres... Pour chaque mission de ce type, c'est la même histoire : des ingénieurs le nez collé sur les écrans à scruter les données envoyées par leur sonde à mesure qu'elle descend. 

En général, l'histoire se finit mal. Mais pas cette fois, SLIM, atterrisseur développé par la Jaxa, l'Agence spatiale japonaise, a continué d'émettre après avoir touché le sol. Pas dans les meilleures conditions cependant, ses panneaux solaires n'ont pas généré d'électricité : selon la JAXA, les panneaux solaires du module spatial sont peut-être mal orientés. Il est possible qu'ils fonctionnent à nouveau quand l'angle du soleil aura changé.

Mais l'engin est arrivé vivant et c'est tout ce qui compte. C'était l'enjeu principal : se poser avec une précision de moins de 100 mètres, à comparer avec la marge d'erreur de l'ordre du kilomètre d'autres missions. Ce qui a valu à SLIM le surnom de « sniper lunaire ».

Au programme, de la géologie 

SLIM devait également faire de la science ; de la géologie en l'occurrence. Il s'est posé dans le cratère Shioli, de 300 mètres de diamètre, précise notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles . On y trouve des roches issues d'anciennes coulées de lave, dont l'étude pourrait nous renseigner sur la composition de l'intérieur de la lune et comprendre son origine et celle de la terre.

SLIM a libéré ses deux mini-rovers d'exploration. Conçus avec le

fabricant de jouets Takara Tomy, ils se déplacent en sautillant au lieu de

rouler. Ils doivent mener au sol des analyses de roches, prendre des photos et relever des températures et niveaux de radiation pour faire avancer la recherche sur les ressources en eau sur la lune.

Ces données sont transmises pour le moment avec succès à la Terre.

Le Japon cherche à jouer un rôle dans l'espace avec les États-Unis pour

contrer les ambitions de la Chine. Les deux premières tentatives

japonaises d'alunissage avaient échoué. En 2022, une sonde de la JAXA

avait connu une défaillance de ses batteries. En 2023, un engin d'une

start-up privée s'était écrasée sur la surface de la lune.

Sans moyen de recharger les batteries, ça semble compromis, mais la Jaxa assure qu'elle essaiera de récolter le plus de données possibles.

À lire aussi Une fusée japonaise décolle avec un atterrisseur lunaire

Newsletter Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.

You are using an outdated browser. Please upgrade your browser to improve your experience.

le premier mois sans engagement

  • Opinions et débats
  • Immigration
  • Dossiers politique
  • Dossiers famille et éducation
  • Voir les dossiers France
  • International
  • Moyen-Orient
  • Voir les dossiers International
  • Catholicisme
  • Catholicisme France
  • Catholicisme Monde
  • Le Collège des cardinaux
  • La Documentation catholique
  • Protestantisme
  • Dossiers spiritualité
  • Lexique religieux
  • Voir les dossiers Religion
  • Économie française
  • Économie internationale
  • Entreprises
  • Média et presse
  • Économie solidaire
  • Voir les dossiers Économie
  • Programme et critiques TV
  • Art et expositions
  • Livres et idées
  • Voir les dossiers Culture
  • COP28 2023 (Dubaï)
  • Biodiversité
  • Voir les dossiers Planète
  • Alimentation et santé
  • Écologie et santé
  • Voir les dossiers Santé
  • Art de vivre
  • Recettes de cuisine
  • Voir les dossiers Art de vivre
  • Jeux Olympiques Paris 2024
  • Voir les dossiers Sport
  • Dernières infos AFP
  • Newsletters
  • Lire le Journal
  • La Croix l’Hebdo
  • Mots Croisés
  • La Croix International
  • Librairie La Croix

Mission Artemis : les prochaines étapes dans la course vers la Lune

La capsule spatiale Orion, de la mission Artemis 1, a amerri avec succès dimanche 11 décembre, après un voyage de vingt-cinq jours autour de la Lune. À terme, la Nasa souhaite faire de cet astre un point d’étape vers la planète Mars.

  • Félicien Rondel ,
  • le 12/12/2022 à 13:09

Lecture en 2 min.

Mission Artemis : les prochaines étapes dans la course vers la Lune

Des plongeurs de la marine américaine sécurisent la capsule Orion de la Nasa après son amerrissage dans l'océan Pacifique au large de la côte de Basse-Californie, le 11 décembre 2022.

Mario Tama / POOL/EPA/MAXPPP

  • Commenter Réagir
  • Envoyer par mail Envoyer
  • Partager sur Facebook Partager
  • Partager sur Twitter Twitter

Vers un nouveau pas sur la Lune. La capsule spatiale Orion a regagné la Terre avec succès dimanche 11 décembre, après avoir contourné la Lune, dans le cadre de la mission Artemis 1 de l’agence spatiale américaine.

Durant vingt-cinq jours et avec trois mannequins et un mouton en peluche comme équipage, cette mission visait à tester le bouclier thermique de la capsule, le plus grand jamais construit avec ses cinq mètres de diamètre. Autre record pour un vaisseau habitable, la capsule Orion s’est éloignée à plus de 432 000 kilomètres de la Terre.

Après cette « répétition générale » , la Nasa prépare déjà ses prochaines visites sur la Lune, Artémis 2 et 3, avec comme objectif à long terme de s’installer durablement sur l’astre.

►Artemis 2, avec des astronautes à bord

Étant donné le succès d’Artemis 1, des éléments de la capsule Orion ainsi que les données récoltées vont être réutilisés pour le prochain voyage spatial, Artemis 2. Prévue officiellement pour 2024, cette deuxième mission de l’agence spatiale américaine doit emmener un équipage de quatre à six astronautes jusqu’à la Lune , sans s’y poser.

Les noms des astronautes choisis pour cette mission devraient être annoncés très prochainement. La Nasa souhaite emmener dans l’espace des femmes et des personnes non blanches, originaires des États-Unis et du Canada.

► Artemis 3, premier alunissage depuis 1972

C’est finalement lors de la mission Artemis 3 que des astronautes se poseront sur la Lune. Une première depuis Apollo 17 en 1972, dernière mission à avoir emmené des astronautes sur la Lune.

Cette mission ne devrait toutefois pas intervenir avant 2025 selon les projections officielles, voire 2026 ou 2028. L’agence spatiale américaine projette, pour la première fois, d’alunir sa capsule sur le pôle Sud, où se trouve de l’eau sous forme de glace.

► Et après ?

À terme, la Nasa souhaite multiplier les allers-retours entre la Terre et son astre le plus proche. Et ce dans l’optique d’installer une station en orbite, la Lunar Gateway. Similaire à la station spatiale internationale, Gateway sera plus petite et tournera autour de la Lune, contrairement à l’ISS, en orbite autour de la Terre.

Relancées lors de la présidence de Donald Trump, les explorations spatiales ont également la planète Mars dans le viseur. Ces visites sur la Lune ne pourraient ainsi être qu’une première étape en vue de proposer des voyages vers la planète rouge.

L’essentiel ce matin

Présidentielle américaine 2024 : le new hampshire, dernière chance des républicains anti-trump, congé de naissance : les contours se précisent, rouen menacé par les eaux, ou les dilemmes de l’adaptation au réchauffement climatique.

Rouen menacé par les eaux, ou les dilemmes de l’adaptation au réchauffement climatique

Sécurité routière : les députés envisagent un « homicide routier »

L’allemagne en plein doute, de gaulle, chirac... au château de rambouillet, entrez dans l’intimité des présidents.

De Gaulle, Chirac... Au château de Rambouillet, entrez dans l’intimité des présidents

Inflation : comment les ménages français y ont fait face en 2023

Inflation : comment les ménages français y ont fait face en 2023

Vous devez être connecté afin de pouvoir poster un commentaire

Déjà inscrit sur la Croix ?

Pas encore abonné ?

Footer banner mobile

  • Le journal papier et l’Hebdo en version numérique
  • Les 3 newsletters quotidiennes « L’essentiel »
  • Les newsletters thématiques
  • L’accès aux archives

Footer banner desktop

  • Loi immigration : Gérald Darmanin annonce la promulgation du texte «dans les heures qui viennent»
  • Loi immigration largement censurée : la gauche soulagée, la droite offusquée, la macronie prend acte
  • Colère des agriculteurs : dans l’Eure-et-Loir, une mobilisation « comme les gilets jaunes »
  • Agriculteurs en colère : les autorités font-elles preuve d’indulgence ?
  • Guerre Israël-Hamas : combats à Khan Younès, une 42e victime française… Le bilan du 111e jour
  • Guerre en Ukraine, jour 701 : ce qu’il faut retenir de la journée du jeudi 25 janvier
  • Guerre en Ukraine : les mystères du crash de l’avion russe dans la région de Belgorod
  • En Australie, la fête nationale ravive la douleur des Aborigènes
  • Bénédictions homosexuelles : le pape François fait face aux protestations d’autres Églises chrétiennes
  • Le cardinal Lacroix, archevêque de Québec, visé par des accusations d’agressions sexuelles
  • Haïti : libération de six religieuses qui avaient été enlevées à Port-au-Prince
  • « Nos effectifs ont été multipliés par dix » : l’engouement croissant pour les formations en théologie
  • Gestion de l’eau : Veolia conserve son plus gros contrat en France
  • En France, le photovoltaïque prends le pas sur l’éolien
  • Chômage : hausse des demandeurs d’emploi sur fond de faible croissance
  • Colère des agriculteurs : Gabriel Attal s’exprimera demain, un appel lancé au « blocus de Paris »

L’actu à ne pas manquer

  • Actualité politique
  • Gouvernement Borne
  • Faits divers
  • Procès et affaire judiciaire
  • Loi, projet de loi et réforme
  • Attentat en France
  • Baccalauréat 2024
  • Guerre en Ukraine
  • Attentat dans le monde
  • Guerre, crise et conflit
  • Conflit israélo-palestinien
  • Conflit du Haut-Karabakh
  • Géopolitique
  • Élections européennes 2024
  • Élection présidentielle américaine 2024
  • Tension Chine - États-Unis
  • Union européenne (UE)
  • Organismes internationaux
  • Personnalité politique
  • Pape François
  • Vatican et Curie romaine
  • Synode sur la synodalité (2021/2024)
  • Santé du pape
  • Démission du pape
  • Conclave (élection du pape)
  • Fête religieuse catholique 2023
  • Glossaire mots religieux
  • Sacrement catholique
  • Emploi et travail
  • Consommation
  • Pouvoir d’achat
  • Biocarburant
  • Épargne et placement
  • Impôt sur le revenu 2024
  • Grève en France
  • Crise économique et sociale
  • Transition énergétique
  • Réchauffement et changement climatique
  • Sources d'énergie
  • Ouragan, cyclone et typhon
  • Incendies de forêt
  • Énergies renouvelables
  • COP - Conférence climats
  • Catastrophe et accident nucléaire
  • Découverte et exploration de l'Espace
  • Coronavirus (covid-19)
  • Vaccin (vaccination)
  • Épidémie et pandémie
  • Drogue et addiction
  • Scandale alimentaire et sanitaire
  • Perturbateur endocrinien
  • Corps humain
  • PMA (procréation médicalement assistée)
  • Livre, roman et BD
  • Critique ciné, film et documentaire
  • Prix littéraires 2023
  • Festival BD d'Angoulême 2024 (FIBD)
  • Oscars 2024
  • César du cinéma 2024
  • Festival de Cannes 2024
  • Festival d’Avignon 2024
  • Sortie culturelle en famille
  • Personnalité culturelle
  • Mort et funérailles de personnalité
  • Grands dossiers culture
  • Conseils de jardinage
  • Retraite spirituelle
  • Pèlerinage à Lourdes 2024
  • Pèlerinage chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle
  • Série et reportage
  • Idées cadeaux de Noël 2023
  • Service client
  • Courrier des lecteurs
  • Résilier votre abonnement
  • L'équipe
  • Espace Presse
  • Découvrir LA CROIX numérique
  • Faire un don
  • Inscription à la newsletter
  • Mots croisés gratuits en ligne
  • La Croix Español
  • La Croix Africa
  • BAYARD BELGIQUE
  • BAYARD JEUNESSE
  • EDITIONS BAYARD
  • Groupe Bayard
  • MILAN PRESSE
  • Librairie Bayard
  • NOTRE FAMILLE
  • NOTRE TEMPS
  • EVEILALAFOI.FR
  • LE MONDE DE LA BIBLE
  • POINTS DE REPÈRE
  • PRIONS EN EGLISE
  • Chantons en eglise
  • Longs Formats
  • Newsletters
  • Météo de l'Energie
  • Jeux concours
  • BFMTV et vous
  • Témoins BFMTV
  • L'info en vrai
  • BFM Pratique
  • Comparateur
  • Devenir Annonceur
  • Annonces légales
  • Police-justice
  • International
  • JO Paris 2024
  • Environnement
  • BFM Business
  • BFM Régions
  • RMC Découverte

TOUT COMPRENDRE - Objectif Lune: à quoi va servir la mission Artemis I de la Nasa?

La mission Artemis I de la Nasa doit décoller ce lundi . Ce voyage jusqu'à la Lune est le premier de plusieurs autres qui doivent, à terme, permettre à l'homme de se rendre sur Mars. Sans astronaute à bord, cette première expédition menée par l'agence spatiale américaine a pour objectif de préparer un vol habité et de récolter de précieuses données scientifiques.

Si la météo le permet, le vaisseau Orion décollera pour la Lune du centre spatial Kennedy en Floride (États-Unis) lundi à partir de 8h33 heure locale (14h33 à Paris), avec la fusée Space Launch System (SLS) de la Nasa. Le voyage doit durer 42 jours, 3 heures et 20 minutes, avec un retour prévu le 10 octobre.

· En quoi consiste cette nouvelle mission?

Artemis I est "la première d'une série de missions de plus en plus complexes", explique la Nasa . Pour ce premier voyage, il ne s'agit donc pas d'atterrir sur la Lune, mais de placer le vaisseau Orion, parti sans équipage, en orbite autour de notre satellite.

"Le vaisseau spatial effectuera un survol de la Lune, utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70.000 km au-delà de la Lune, à près d'un demi-million de km de la Terre - plus loin qu'aucun humain n'a jamais voyagé", écrit l'Agence spatiale européenne , qui participe au projet et a fourni le module de service.

Trajectoire d'Artemis 1 autour de la Lune

· Pourquoi organiser une mission sans équipage?

L'objectif de ce vol "est de tester la fusée et sa capsule sans équipage pour s'assurer qu'elles pourront bien transporter un équipage de retour sur notre satellite dès 2024", explique Stan Love, astronaute de la NASA .

Cette mission a donc valeur de test pour Orion. L'objectif numéro 1 de la mission est de tester le bouclier thermique de la capsule, le plus grand jamais construit (5 mètres de diamètre). À son retour dans l'atmosphère terrestre, il devra supporter une vitesse de 40.000 km/h et une température de 2800°C. Le vaisseau sera freiné jusqu'à 480 km/h par l'atmosphère, puis 32 km/h par une série de parachutes, jusqu'à son amerrissage au large de la ville californienne de San Diego.

La capsule emportera avec elle un mannequin baptisé Moonikin Campos , installé dans le siège du commandant et vêtu de la nouvelle combinaison de la Nasa . Il enregistrera l'accélération et les vibrations subies. Deux mannequins de femmes, nommés Helga et Zohar, seront également à l'intérieur. Ils sont composés de matériaux imitant les os ou même les organes humains.

L'un sera vêtu d'une veste anti-radiation, l'autre non. Des capteurs permettront d'évaluer les taux de radiations reçus, notamment dans l'espace lointain, où les radiations sont bien plus importantes, et d'évaluer la protection nécessaire à fournir aux futurs passagers.

Un grand nombre de caméras embarquées permettront de suivre tout le voyage, par exemple du point de vue d'un passager dans la capsule.

· Quelles expériences scientifiques seront menées?

Orion transportera plusieurs projets de recherche. Un ensemble de dix CubeSats, des microsatellites grands comme une boîte à chaussures, seront ainsi déployés par l'étage supérieur de la fusée. Ces "petits vaisseaux spatiaux" mèneront "chacun leur propre mission scientifique", explique Jacob Bleacher , à la tête du service de l'exploration humaine pour la Nasa.

Certaines ont pour mission de récupérer des informations sur la Lune: de quoi est-elle faite? Quel type de roche ou de glace y trouve-t-on? L'une de ces boîtes a même pour objectif d'alunir. Il s'agira également de comprendre et d'analyser l'environnement et la météo, mais aussi de tester des systèmes de propulsion.

D'autres expérimentations essayeront de réunir des informations sur la biologie spatiale, afin d'observer comment des organismes terrestres réagissent dans l'espace. En somme, "comment la vie réagit à l'environnement spatial", déclare Jacob Bleacher. Des graines, des champignons, de la levure, des algues seront ainsi transportés à bord du vaisseau, et seront analysés au retour, pour mesurer l'incidence des radiations sur eux, notamment au-delà de la Lune.

· À quand la prochaine mission?

Après Artemis I, Artemis II doit effectuer le même vol mais avec un équipage. Ces astronautes, voyageront donc "plus loin dans le système solaire que l'humanité n'a jamais voyagé auparavant", et cette mission "permettra à l'équipage de pratiquer des opérations essentielles au succès d'Artemis III", soit la mission du retour de l'homme sur la Lune, écrit la Nasa .

"Ces vols d'essai démontreront les capacités dont nous avons besoin pour faire atterrir la première femme et le prochain homme sur la Lune d'ici 2024 et permettre des missions durables pour les décennies à venir", explique Mike Sarafin, chef de mission Artemis.
  • Espace: un test de la Nasa sur la fusée devant aller vers la Lune remplit 90% de ses objectifs

Il s'agira ensuite d'établir "la première présence à long terme sur la Lune", écrit l'agence spatiale américaine. Toutes ces expériences servent surtout un objectif plus lointain, car "retourner sur la Lune c'est se préparer pour des missions habitées beaucoup plus lointaines, et on pense bien sûr à ce moment là à la planète Mars ", explique à BFMTV Olivier Sanguy, rédacteur en chef du site de la Cité de l'espace.

Un objectif qu'affiche clairement la Nasa: "ous utiliserons ce que nous apprendrons sur et autour de la Lune pour faire le prochain pas de géant, envoyer les premiers astronautes sur Mars."

Artémis 3: le retour des Américains sur la Lune reporté d'un an en 2026 par la Nasa

Après une explosion, 2ème vol test pour l'immense fusée starship de spacex, nasa: décollage d'une mission vers l'astéroïde psyché, une première pour un corps céleste en métal.

Salomé Vincendon

Les plus lus

Des agriculteurs ont incendié des bottes de paille près de la Direction départementale des territoires de Lot-et-Garonne, le 23 janvier 2024 à Agen

Fast-food saccagé, drapeau européen brûlé... Les images du mouvement des agriculteurs qui se durcit

"il faut qu'elle dégage", "y'en a marre": la macronie agacée par les polémiques d'amélie oudéa-castéra, pièces jaunes: rihanna, a$ap rocky et kendji girac rencontrent brigitte macron à l'élysée, toulouse: le "hash d'or", le jeu à gratter distribué par les dealers pour gagner du cannabis, dans quelle région de france consomme-t-on le plus d'alcool découvrez le classement.

DIRECT. Colère des agriculteurs: vers un blocus de Paris? Gabriel Attal attendu en Haute-Garonne

L'Obs en numérique

Après une mission historique, la Nasa dit adieu à son …

Trump se défend à son procès en diffamation, le juge limite …

Angoulême 2024 : les Fauves jeunesse récompensent …

Loi immigration : caution des étudiants, « quotas » …

Logement social : 2,6 millions de demandes, « un record », …

Lune : nouveau report de lancement pour la fusée géante de la Nasa

Le 2 septembre 2022 au centre Kennedy (Floride), des éclairs en toile de fond de la fusée Artémis, dont le décollage est prévu ce samedi 3 septembre (Florida Today-USA TODAY NETWORK//SIPA)

  • Abonnez vous pour ajouter à vos favoris Favoris
  • Nous suivre

Déjà reporté lundi, le lancement d’Artémis prévu ce samedi soir est à nouveau suspendu, en raison d’une fuite de carburant.

Après une première tentative ratée en début de semaine, la Nasa devait réessayer ce samedi 3 septembre de faire décoller sa méga-fusée vers la Lune, pour une mission test qui doit lancer son nouveau programme phare, Artémis , cinquante ans après le dernier vol d’Apollo.

Des dizaines de milliers de spectateurs espéraient que leur attente sera récompensée par un impressionnant spectacle : la fusée orange et blanche SLS, 98 mètres de hauteur, dont ce sera le baptême de l’air depuis le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy, en Floride, est la plus puissante du monde.

Le décollage était initialement prévu à 14h17 heure locale (20h17 heure de Paris), avec une fenêtre de tir de deux heures. Mais après plus de trois heures à tenter de résoudre un problème de fuite de carburant au moment des opérations de remplissage des réservoirs de la fusée, le temps est venu à manquer pour les équipes de lancement.

La directrice de lancement, Charlie Blackwell-Thompson, a pris la décision finale d’annuler depuis le centre spatial Kennedy, en Floride, a indiqué un commentateur de la Nasa dans une retransmission vidéo.

Une nouvelle tentative pourrait éventuellement avoir lieu lundi ou mardi, mais la Nasa va devoir analyser tous les paramètres avant de se prononcer sur une nouvelle date. Après mardi, aucune nouvelle possibilité de lancement n’est possible avant le 19 septembre en raison de la position de la Terre et de la Lune.

Le but de cette mission non habitée, nommée Artémis 1, est de vérifier que la capsule Orion, au sommet de la fusée, est sûre pour transporter à l’avenir des astronautes.

Grâce à ce nouveau vaisseau, l’agence spatiale américaine entend renouer avec l’exploration humaine lointaine, la Lune étant 1 000 fois plus éloignée que la Station spatiale internationale.

Surtout, la Nasa compte cette fois y établir une présence humaine durable, afin d’en faire un tremplin pour un voyage vers Mars.

Un voyage spatial de six semaines

En plein week-end prolongé aux Etats-Unis, jusqu’à 400 000 personnes étaient attendues pour admirer le décollage, notamment depuis les plages environnantes. Une ribambelle d’astronautes ont également fait le déplacement, dont le Français Thomas Pesquet.

Le remplissage des réservoirs de la fusée avec son carburant cryogénique - environ trois millions de litres d’hydrogène et d’oxygène liquides - avait commencé au petit matin.

Lundi, une fuite avait été observée à cette étape, avant qu’un problème de refroidissement des moteurs n’achève de faire annuler le lancement. La Nasa a depuis travaillé à résoudre ces problèmes.

En cas de succès, deux minutes après le décollage, les propulseurs d’appoint auraient dû retomber dans l’Atlantique. Après huit minutes, l’étage principal se serait détaché à son tour. Puis, au bout d’environ 1h30, une dernière poussée de l’étage supérieur devait mettre la capsule sur le chemin de la Lune, qu’elle mettrait plusieurs jours à atteindre.

Le voyage doit durer environ six semaines au total. Orion s’aventurera jusqu’à 64 000 kilomètres derrière la Lune, soit plus loin que tout autre vaisseau habitable jusqu’ici.

L’objectif principal d’Artémis 1 est de tester le bouclier thermique de la capsule, le plus grand jamais construit. A son retour dans l’atmosphère terrestre, il devra supporter une vitesse de 40 000 km/h et une température moitié aussi chaude que celle de la surface du Soleil.

Au total, le vaisseau doit parcourir quelque 2,1 millions de kilomètres jusqu’à son amerrissage dans l’océan Pacifique.

Alunissage en 2025 au plus tôt

Le succès complet de la mission serait un soulagement pour la Nasa, qui tablait à l’origine sur un premier lancement en 2017 pour SLS, et aura investi d’ici fin 2025 plus de 90 milliards de dollars dans son nouveau programme lunaire, selon un audit public.

LIRE AUSSI > 50 ans après, va-t-on (enfin) retourner sur la Lune ?

Le nom Artémis a été choisi d’après une figure féminine, la soeur jumelle du dieu grec Apollon - en écho au programme Apollo, qui n’a envoyé sur la surface lunaire que des hommes blancs, entre 1969 et 1972. Cette fois, la Nasa souhaite permettre à la première personne de couleur et la première femme de marcher sur la Lune.

Après cette première mission, Artémis 2 emportera en 2024 des astronautes jusqu’à la Lune, sans y atterrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artémis 3, en 2025 au plus tôt. La Nasa souhaite ensuite lancer environ une mission par an.

Il s’agira alors de construire une station spatiale en orbite lunaire, baptisée Gateway - en 2018, elle était initialement prévue pour 2022, et une base sur la surface de la Lune.

Là, la Nasa veut tester les technologies nécessaires à l’envoi de premiers humains vers Mars : nouvelles combinaisons, véhicule pour se déplacer, possible utilisation de l’eau lunaire...

Selon le patron de la Nasa, Bill Nelson, un aller-retour vers la planète rouge à bord d’Orion, qui durerait plusieurs années, pourrait être tenté vers la fin de la décennie 2030.

Code promo adidas

Obtenez un code promo adidas de 10%

Code promo JD Sports

10% de réduction avec ce code promo JD Sports

Code promo i-Run

+15% offerts avec ce code promo i Run

Code promo Nike

Réduction étudiante NIKE : recevez un coupon de 10% de remise

Code promo The North Face

Obtenez un code promo The North Face de 10% de réduction

Code promo OCEANSAPART

Recevez un code promo de 30€ en vous inscrivant à la newsletter OCEANSAPART

Les commentaires ont été déplacés, retrouvez-les dans leur espace dédié.

Concept-art du Moon Village, élaboré par l'agence d'architecture SOM, destiné à accueillir des colons lunaires au cours des prochaines décennies. © ESA, SOM

La Nasa détaille les futures étapes de l'exploration spatiale vers la Lune et Mars

Colonisation de Mars

Colonisation de la Lune

Exploration spatiale

[EN VIDÉO] Vie sur Mars : retour sur les grandes étapes de l'exploration martienne  La quête de la vie sur Mars est une histoire fascinante et pleine de rebondissements,...

Dans un document publié le 17 mai sur son site, la Nasa dévoile ses projets pour le futur de l'exploration spatiale en dressant une liste des objectifs scientifiques et technologiques à atteindre dans les prochaines années. Le but : paver la voie pour le potentiel débarquement d'astronautes sur Mars.

au sommaire

Bien qu'elle n'ait toujours pas lancé sa première mission lunaire Artemis, la Nasa commence déjà à orchestrer l'arrivée d'astronautes sur Mars. L'exploration humaine de la Planète rouge est considérée comme un jalon essentiel du futur de la conquête spatiale, l'excentrique milliardaire Elon Musk Elon Musk certifiant l'arrivée des premiers colons martiens avant 2030 . Dans cet objectif, l'agence spatiale américaine a publié le 17 mai 2022 un document détaillant en 50 points les objectifs à accomplir pour amorcer la ruée vers Mars. La liste est partagée en différentes parties : la conception de méthodes de transport et d'habitation, la création d'infrastructures spatiales ou encore les objectifs scientifiques et techniques à accomplir lors de missions vers la Lune ou Mars. 

« <em>Artemis se prépare pour Mars</em> », tel que l'explique la Nasa dans cette infographie résumant les ambitions de l'agence spatiale. © Nasa

Préparer la colonisation de Mars 

Avec ce document, la Nasa évoque son ambition de pérenniser la présence de l'Homme dans l'espace , et plus particulièrement sur la Lune et Mars. La liste dispose de plusieurs points portant sur la création et la mise en place de réseaux de transport, entre la Terre et les bases spatiales. Un relais pourrait ainsi être mis en place pour permettre le transfert de grandes quantités de matériel vers la Lune, nécessaire à la structuration d'un avant-poste permanent. La Nasa souhaite anticiper certains problèmes qui pourraient être rencontrés par les astronautes, à 300.000 kilomètres de la Terre. Le point n° 8 (TH-8) insiste sur la nécessité de concevoir un système capable de surveiller la santé des astronautes dans l'objectif de pouvoir apporter une assistance médicale rapide, si une évacuation d'urgence vers la Terre n'est pas réalisable. 

Concept de la Gateway, station orbitale qui gravitera autour de la Lune. La Gateway servira à transférer les astronautes vers le sol lunaire lors des missions habitées Artemis. © Nasa, ESA

Concernant la mise en place de telles infrastructures, les ambitions de l'agence spatiale américaine sont dignes de la série de science-fiction The Expanse . La Nasa souhaite construire un réseau électrique réseau électrique sur la Lune, capable de fournir de l'énergie à une «  échelle industrielle » . L'administration se veut plus mesurée en abordant la partie martienne du document : établir un réseau de communication permanent avec la Terre et un réseau électrique permettant l' autonomie autonomie d'une mission habitée vers la Planète rouge. 

Le rapport explique que l'une des priorités de telles missions est de mener des expériences scientifiques à la surface de Mars et de la Lune. Les astronautes devront ainsi effectuer des relevés géologiques , permettant d'étudier l'évolution de notre satellite naturel et de la Planète rouge. Les futurs explorateurs rechercheront aussi des traces d'activité volcanique ou sismique, tout en prélevant des échantillons qui seront rapatriés sur Terre afin d'être soumis à des analyses plus exhaustives. 

Artemis, l'étape avant Mars

Les chances de voir un équipage humain débarquer sur Mars avant 2030 s'amenuisent. Le principal but de la Nasa, d'ici à 2027, est de mener à bien le programme Artemis. Ce dernier, lancé en 2018 sous l'administration de Donald Trump, doit permettre aux États-Unis de poser des astronautes sur la Lune, cinquante ans après la fin du programme Apollo Apollo . Initialement, la mission habitée Artemis III devait être lancée en 2024. Mais les nombreux retards accusés par la Nasa ont déjà provoqué un report de cette date à 2025. La première mission du programme Artemis, qui testera les capacités de la nouvelle fusée Space Launch System (SLS) et la capsule Orion Orion , devrait être lancée durant l'été 2022, avec environ huit mois de retard. S'il est difficile de prédire si la Nasa réussira à tenir ces nouveaux délais, la date d'arrivée d'humains sur Mars pourrait néanmoins glisser au-delà de 2030.

La nouvelle fusée lunaire, le SLS, devrait voler pour la première durant l'été 2022. Elle succède à la mythique Saturn V, lanceur utilisé durant le programme Apollo, de 1969 à 1972. © Nasa

En attendant, les deux rovers Curiosity Curiosity et Perseverance Perseverance continuent de sillonner les plaines désertiques de la Planète rouge. Ces derniers fournissent régulièrement de nouvelles images et données de Mars . L'opportunité pour les chercheurs d'en apprendre plus sur l'histoire de la planète, son habitabilité passée et de potentielles traces de vie, lorsque l'eau était présente à sa surface, il y a 3 milliards d'années.

Image du site Futura Sciences

Artemis : un second atterrisseur lunaire, concurrent du Starship de SpaceX

• 28/03/2022

Décollage du SLS le 16 novembre 2022 ! © Bill Ingalls, Nasa

Programme Artemis

Artemis I : quelles sont les prochaines étapes de la mission vers la Lune ?

• 18/11/2022

Astronautes de la Nasa travaillant à la surface de la Lune pour le programme Artemis III. © Nasa

Astronautique

La Roumanie rejoint les accords d'Artemis pour l'exploration de la Lune et de l'espace

• 10/03/2022

Le Starship lunaire très ambitieux de SpaceX que l'entreprise prévoit de livrer à la Nasa pour Artemis III. © SpaceX

Exploration lunaire

Humain sur la Lune : plusieurs années sépareront les deux premières missions habitées d'Artemis

• 25/01/2022

Nissan se lance dans la course à la Lune. © Nissan

Nissan développe un véhicule d’exploration pour la mission Artemis de la Nasa

• 22/04/2022

En détaillant les images renvoyées par le rover de la Nasa Curiosity, quelques-uns ont cru déceler une porte extraterrestre taillée dans la roche martienne. Une porte pour des extraterrestres de petit taille puisqu'elle ne fait pas plus de 30 centimètres de haut. © Nasa, JLP-Caltech, MSSS

Quelle est la taille de la « porte » creusée dans la roche sur Mars ?

• 25/05/2022

Tantalus Fossae est l'une des grandes fosses de Mars. © ESA, DLR, FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO

Exploration martienne

Qu'est-ce qui a crée ces failles à la surface de Mars ?

• 07/05/2022

Illustration de Perseverance sur Mars. © Tryfonov, Adobe Stock

Mars : Perseverance est arrivé à l’endroit le plus attendu et excitant de sa mission

• 29/04/2022

Une image prise par les astronautes d'Apollo 17 alors qu'ils exploraient le site de Taurus Littrow. © Nasa

Colonisation de la Lune : comment produire de l'oxygène à partir du sol lunaire ?

question réponse

• 15/09/2018

L'exploration de la planète Mars - 2003 l'année martienne !

L'exploration de la planète Mars - 2003 l'année martienne !

• 20/05/2003

Le logiciel de gestion de projet z0 Gravity s'inscrit dans la dynamique de télétravail collaboratif. © yu_photo, Adobe Stock

Exploration de z0 Gravity, un outil de gestion de projet pour travailler à distance

• 15/10/2020

Le nouveau sous-marin de l'Ifremer, UlyX, pour explorer les fonds marins. © Divedog, Adobe Stock

Océanographie

Exploration des fonds marins : l'Ifremer dévoile son nouveau sous-marin, UlyX

• 14/02/2021

50 ans de conquête spatiale. © NASA

Nasa : 50 ans de conquête spatiale

• 29/07/2008

Codex Azcatitlan, Histoire mexicaine, document indigène rédigé après la conquête espagnole, XVIe siècle. Manuscrit sur parchemin, représentant l'arrivée de Cortès et son armée près de Mexico. © Bibliothèque nationale de France, département des manuscrits.

Histoire de la colonisation espagnole de l'Amérique au XVIe siècle

• 04/08/2022

Une représentation d'artiste du Système solaire qui n'est pas du tout à l'échelle. © Nasa

Système solaire

L'exploration du Système solaire par les sondes spatiales

• 21/07/2023

La sélection de la

Astrocal US développe le ravitailleur spatial APS-R pour la Force spatiale des États-Unis. Ce satellite doit être livré en 2026 avec vraisemblablement un premier essai orbital en 2028, voire 2027. © Adobe Firefly

La Force spatiale des États-Unis veut acquérir un ravitailleur en hydrazine pour ses satellites militaires

Faire pousser de la salade dans l'espace n'est peut-être pas aussi anodin qu'il n'y paraît (image générée par IA). © Haleema, Adobe Stock

Faire pousser de la salade dans l’espace n'est pas une bonne idée !

L'ascenseur spatial partirait d'une plateforme mobile basée sur l'océan pour rejoindre un contrepoids géostationnaire dans l'espace. © killykoon, Adobe Stock

Cet audacieux ascenseur spatial qui veut « offrir une porte d'entrée plus accessible et durable » à l’espace récompensé

Les vestiges de la villa antique de Bacoli offrent une vue spectaculaire sur la baie de Naples. On observe ici le chantier archéologique sur la partie inférieure de la photo. © Commune de Bacoli

Archéologie

Découverte d’une opulente villa romaine qui pourrait être celle du célèbre Pline l’Ancien !

Vue en coupe de l'intérieur d'Encelade, laissant apparaître une zone d'eau liquide d'où pourrait provenir la matière s'échappant des geysers froids. © Wikipédia, DP, Nasa/JPL/Space Science Institute

Qu'y a-t-il à l'intérieur des lunes et des planètes du Système solaire ?

Futura a été créé le 1er juillet 2001. © Futura

Futura-Sciences

Dernier jour : obtenez 4 mois gratuits sur l'abonnement numérique Futura

Le prix Nobel de physique Lev Landau dans le Google Doodle. © Google

Doodle : il y a 5 ans Google honorait Lev Landau le « Feynman russe »

Vue d'artiste de l'étage supérieur Helios. © Impulse Space

Cet ancien fondateur de SpaceX propose un accès low cost au Système solaire

Transmettre la culture

est le plus vieux métier du monde

Inscrivez-vous à la lettre d'information La quotidienne pour recevoir toutes nos dernières Actualités une fois par jour.

Liens externes

  • Transportation and Habitation Objectives
  • NASA Seeks Input on Moon to Mars Objectives, Comments Due May 31

Mission d'exploration spatiale

Définitions associées

  • Un rover, c'est quoi ?
  • Qu'est-ce que "Énergie" signifie ?
  • Qu'est-ce que "lune" signifie ?
  • Qu'est-ce que "astronaute" veut dire ?
  • La nasa, c'est quoi ?

Objectif Lune: une start-up française teste un habitat spatial dans les Alpes

Tignes (France) (AFP) – Engin aux allures de soucoupe volante et astronautes en combinaisons lumineuses: les abords du lac gelé de Tignes se sont transformés cette semaine en laboratoire à ciel ouvert, en accueillant un modèle d'habitat spatial conçu par une start-up française.

Publié le : 24/01/2024 - 11:53 Modifié le : 24/01/2024 - 11:51

"Il s'agit d'une simulation d'une mission sur la Lune", décrit Peter Weiss, le directeur de Spartan Space à l'origine du projet. "En termes de géologie, il était intéressant de venir à Tignes: on se trouve dans une forme de cratère, on a la neige, le froid... les conditions sont idéales".

L'idée de cet habitat, née à Marseille il y a trois ans, est à la fois de permettre la tenue d'expériences scientifiques en conditions extrêmes, comme en Islande ou au Groënland, dans un futur proche et de former des astronautes à l'utilisation de certains équipements.

"Notre but est aussi d'apporter une contribution européenne ou française à des missions Artémis de la Nasa", dit M. Weiss. "D'ici deux ou trois ans, les Américains vont marcher sur la Lune, suivis par des Chinois. On pense que l'Europe peut aussi jouer un rôle important".

Pour l'heure, le projet n'est encore qu'un modèle du futur prototype, testé pour la première fois dans un environnement extérieur aux laboratoires, mais l'ambition, bien réelle, est de permettre à cet habitat de participer à des missions sur la Lune d'ici 2030.

M. Weiss affirme que l'expérience permet déjà de "tester des sous-systèmes", comme certains supports de vie à l'intérieur de la capsule et de déterminer "ce qu'on peut mettre à l'intérieur: un équipage de deux astronautes peut y dormir, travailler, faire des sorties extra-véhiculaires", comme testé ce matin-là.

A ce stade en revanche, l'extérieur est factice, au point que l'équipe de scientifiques a préféré passer une nuit de tempête de neige dans un chalet voisin par crainte que le toit ne résiste pas aux bourrasques.

L'opération suscite en tout cas la curiosité des promeneurs, comme cette Anglo-Espagnole venue à Tignes pour la saison. "Je suis professeur de biologie, donc la physique n'est pas vraiment mon domaine mais (...) c'est très intéressant comme expérience", dit-elle en promenant son chien.

L'habitat, nommé Eurohab, est conçu pour entrer dans une fusée, atterrir seul sans personne à son bord. Autre objectif, proposer l'habitat comme "service", pas forcément pour le vendre à une agence. "Il pourrait servir à de futures missions, un peu comme SpaceX fournit un service de transport à la Nasa", imagine Peter Weiss.

Développé dans le cadre du programme Tech The Moon du CNES et soutenu par l'agence spatiale européenne, le projet a notamment été présenté dans la cour de l'Assemblée nationale cet été.

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.

voyage spatial lune

Le tourisme spatial : les vols de vacances au-dessus de la Terre seront-ils bénéfiques pour la science, ou les dommages environnementaux en seront-ils le principal résultat ?

  • Par Saroj Pathirana
  • BBC World Service

L'astronaute amateur Haley Arceneaux devant une vue de la Terre depuis l'espace

Crédit photo, Inspiration4

Depuis ses débuts, le tourisme spatial est la chasse gardée des super riches. Mais pourrait-il cesser d'être un terrain de jeu pour les riches, et serait-ce un pas de géant pour les dommages environnementaux ?

Près de 600 êtres humains se sont aventurés dans l'espace au cours des six dernières décennies. Tous étaient des astronautes ou des cosmonautes professionnels, à l'exception de sept touristes spatiaux super riches ou célèbres.

Et maintenant, le tourisme spatial s'accélère.

Lire aussi sur BBC Afrique :

  • Pourquoi les troupes ougandaises sont entrées une nouvelle fois en RD Congo
  • Comment Stanley Menzo, ancien gardien de l'Ajax, s'est battu contre le racisme
  • Les scientifiques qui croient que l'univers n'a pas de commencement

Jeff Bezos, d'Amazon, Sir Richard Branson, de Virgin Atlantic, et Elon Musk, de Tesla, ont créé leurs propres entreprises pour organiser des forfaits extra-terrestres.

Si deux entreprises proposent des circuits "suborbitaux" de 15 minutes juste au-dessus de la Terre, SpaceX d'Elon Musk est la seule à offrir plusieurs jours dans l'espace.

Les billets coûtent entre 250 000 et plusieurs millions de dollars.

Sandali Kumarasinghe porte un uniforme spatial et sourit en posant pour une photo.

Crédit photo, Sandali Kumarasinghe

Sandali Kumarasinghe est membre du groupe 24 Under 24 de The Mars Generation, composé de jeunes du monde entier qui brisent les barrières dans les domaines des sciences, des mathématiques et de l'art.

Uniquement pour les riches ?

Sandali Kumarasinghe, 21 ans, étudiante en aérospatiale et espoir du tourisme spatial, est issue d'un milieu modeste au Sri Lanka. Son mode de vie ne ressemble en rien à celui de l'élite des touristes de l'espace jusqu'à présent.

Elle dit espérer que le tourisme spatial "permettra de rendre l'espace accessible à tous", même si elle admet que ce n'est actuellement "qu'un privilège pour les riches".

  • Comment repérer le logiciel qui pourrait vous espionner
  • Comment les voitures sans conducteur vont changer notre monde

Sandali a obtenu une bourse pour le Space Camp, un programme de formation sur la base de l'agence spatiale américaine Nasa en Alabama. Depuis, elle a été présélectionnée pour un vol autour de la Lune, tous frais payés, par le projet Dear Moon. Ce projet est financé par le milliardaire japonais Yasaku Maezawa.

En mars 2021, M. Maezawa a invité le public à postuler pour une place à bord du vaisseau spatial de SpaceX pour faire une boucle autour de la Lune. Il s'adressait ainsi à un "public plus large et plus diversifié". Le voyage devrait avoir lieu en 2023.

Sandali Kumarasing se tient la tête en bas alors qu'elle est attachée à un dispositif de rotation pour simuler l'apesanteur au Space Camp.

Sandali a obtenu une bourse pour participer au camp spatial de l'Advanced Space Academy, sur la base de l'agence spatiale américaine Nasa en Alabama, en 2019.

Les gens ordinaires

Sandali pense que le tourisme spatial ouvre la voie à des personnes ordinaires pour faire l'expérience de la vie au-delà de la Terre.

"J'ai toujours pensé que je devais viser le plus grand, mais je n'ai jamais imaginé voyager vers une planète ou... la Lune", a déclaré Sandali à la BBC.

"Si une fille comme moi, d'une île comme le Sri Lanka... [Si une fille comme moi, d'une île comme le Sri Lanka, ne peut aller dans l'espace que grâce à l'un de ces concours spatiaux, j'espère que ce n'est que la situation actuelle... J'espère qu'il y aura plus d'opportunités [à l'avenir].

Le cosmonaute russe Yury Lonchakov (en bas), l'astronaute américain Michael Fincke (au centre) et son compatriote, le touriste de l'espace Richard Garriott (en haut), saluent en montant à bord du vaisseau spatial au cosmodrome de Baikonur, au Kazakhstan, le 12 octobre 2008.

Crédit photo, Getty Images

Le sixième touriste spatial de l'histoire de la Terre, Richard Garriott (en haut), estime que les visiteurs fortunés jouent un rôle important dans la recherche scientifique et l'avenir de l'humanité.

"J'espère également que des entreprises spatiales [...] recruteront la communauté internationale [pour] former [...] des astronautes pour l'avancement de la science, de la technologie et de la recherche.

Les touristes de la recherche

Le sixième touriste spatial de l'histoire de la Terre, Richard Garriott, affirme que les visiteurs fortunés jouent un rôle important dans la recherche scientifique et l'avenir de l'humanité.

Richard Garriott flottant à bord de la Station spatiale internationale avec deux coéquipiers.

Crédit photo, Richard Garriott

Richard Garriott (à droite), photographié ici sur la station spatiale internationale, envisage de retourner un jour dans l'espace.

En 2008, le développeur de jeux vidéo connu sous le nom de Lord British s'est envolé à bord de la mission Soyouz TMA-13 à destination de la station spatiale internationale.

"Presque toutes les expéditions scientifiques de Charles Darwin autour du globe ont été sponsorisées par de riches individus ou sociétés", explique-t-il.

1 000 fois moins cher

À l'instar des voyages en bateau et en avion, qui étaient "très coûteux et extrêmement dangereux" à l'origine, explique M. Garriott, les voyages spatiaux ont dépassé cette phase initiale de leur développement.

  • Pour la première fois, un homme obtient un œil à l'aide d'une imprimante 3D

Soulignant que voyager dans l'espace est actuellement "1 000 fois moins cher" qu'à l'époque où cette pratique a été lancée, il ajoute que "si des personnes fortunées ne sont pas prêtes à prendre l'avion pour aller dans [l'espace] maintenant, vous ne passerez pas à l'étape suivante."

Le joueur et président de l'Explorers Club envisage de voyager à nouveau dans l'espace, mais même lui attend que les tarifs baissent.

La capsule spatiale russe Soyouz avec à son bord les cosmonautes Sergei Volkov et Oleg Kononenko et le touriste spatial américain Richard Garriott atterrit près de la ville kazakhe d'Arkalyk, dans le nord du Kazakhstan, le 24 octobre 2008.

La capsule spatiale russe Soyouz, avec à son bord le touriste spatial américain Richard Garriott, atterrit dans le nord du Kazakhstan.

Un passe-temps polluant ?

Alors, qu'en est-il des dommages environnementaux que le tourisme spatial pourrait infliger ?

Richard Garriott pense que l'impact est négligeable, affirmant qu'"un seul lancement de fusée... émet moins de carbone qu'un vol transatlantique".

Il ajoute que certaines fusées sont construites pour fonctionner à l'hydrogène, leur principal sous-produit étant l'eau, et non le carbone qui réchauffe le climat.

Mais Sandali est inquiet.

"Le tourisme spatial peut avoir de nombreux effets négatifs sur la nature... Il serait formidable que nous ayons davantage de réglementations, de restrictions et de modifications afin de minimiser les effets néfastes de l'exploration spatiale."

Une fusée SpaceX vue d'en bas alors qu'elle vient se poser sur la Terre

Crédit photo, SpaceX

Les fusées de SpaceX produisent des gaz à effet de serre au moment du lancement et, comme le montre cette photographie, lors de l'atterrissage sur Terre

Les fusées d'aujourd'hui produisent des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO₂) et des polluants atmosphériques comme les oxydes d'azote, souligne le Dr Eloise Marais, professeur associé en géographie physique à l'University College London.

Et selon elle, elles sont beaucoup plus polluantes par kilomètre parcouru que les avions.

Si elle soutient l'exploration spatiale, elle estime que le tourisme spatial nuit inutilement à l'environnement.

Brûler du caoutchouc synthétique

"Le vol de Virgin Galactic brûle essentiellement du caoutchouc synthétique. Et le caoutchouc brûle comme lorsque les pneus brûlent - ils produisent beaucoup de carbone noir", a-t-elle déclaré à la BBC, faisant référence aux panaches de fumée âcre émis par les pneus en feu.

"Quelque chose comme ça peut réchauffer l'atmosphère de manière très efficace, donc il y a le potentiel que si Virgin Galactic a des vols tous les jours, il a le potentiel de réchauffer l'atmosphère de manière assez substantielle", explique le Dr Marais.

Au moment de la publication (date ici - vérifier avec DigiHub avant de publier) , Virgin Galactic n'a pas répondu à la demande de commentaires de la BBC.

Le vaisseau spatial VSS Unity de Virgin Galactic sur le point de toucher le sol.

Le vaisseau spatial VSS Unity de Virgin Galactic est lancé depuis un avion et revient sur Terre en planant.

L'hydrogène est-il vert ?

Blue Origin conçoit des fusées qui utilisent différents carburants, comme son lanceur New Glenn, alimenté par du méthane liquide.

Et elle propulsera son lanceur New Shepard avec de l'hydrogène liquide.

M. Marais prévient que l'hydrogène n'est pas un carburant spatial miracle qui peut sauver l'environnement.

  • L'Intelligence artificielle peut prédire s'il va pleuvoir dans deux heures
  • Ces substances chimiques persistantes à remplacer dans nos foyers

"Même les fusées à hydrogène ne peuvent éviter de produire des oxydes d'azote... Toutes vont... avoir un impact sur l'ozone stratosphérique". Cet ozone, situé très haut au-dessus du sol, bloque les radiations du soleil et empêche la Terre de se réchauffer constamment.

Blue Origin a déclaré à la BBC qu'une étude récente montrait que le type de moteur qu'il utilise (cryogénique) détruirait 100 fois moins d'ozone dans la couche d'ozone qu'un "moteur hybride à décollage aérien", tel que celui utilisé par Virgin Galactic.

Blue Origin a également déclaré que l'étude montrait qu'un moteur cryogénique contribuerait 750 fois moins au changement climatique qu'un moteur hybride à décollage aérien.

Au moment de la publication (date ici - vérifier avec DigiHub avant de publier) Virgin Galactic n'a pas répondu à la demande de commentaire de la BBC.

Jeff Bezos applaudit alors que William Shatner sort de la capsule New Shepard de Blue Origin après son atterrissage dans l'État américain du Texas.

Crédit photo, AFP / Blue Origin handout

Le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos (au centre), salue l'acteur de Star Trek William Shatner (à gauche) et les autres membres de l'équipage du New Shepard de Blue Origin après l'atterrissage de la capsule de l'équipage au Texas.

Fusée spatiale contre jumbo jet

Mme Marais a calculé que les fusées spatiales actuelles produisent environ 100 fois plus de dioxyde de carbone (CO2) par kilomètre que les avions commerciaux à réaction.

Elle effectue une simulation depuis une décennie et affirme que l'utilisation des fusées spatiales augmente de près de 6 % par an.

Elle craint que cela ne porte gravement atteinte à une partie délicate et cruciale de la couche de gaz qui protège la Terre.

"Le CO2 n'est pas le seul aspect dont nous devons nous préoccuper dans les lancements de fusées. Ce qui nous préoccupe le plus, ce sont les particules et les substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Dans l'éblouissement de la stratosphère, c'est la couche d'ozone qui nous protège des rayons UV nocifs. Les substances chimiques émises par... toutes ces fusées ont un impact sur cet ozone-là."

"[Elles libèrent] ces polluants dans la haute atmosphère. Et ils durent plus longtemps dans ces parties de l'atmosphère. Et ils sont aussi plus efficaces pour absorber les radiations du soleil et réchauffer l'atmosphère."

Les astronautes amateurs Jared Isaacman, Hayley Arceneaux, Sian Proctor et Chris Sembroski en apesanteur à bord de la mission Inspiration4 de SpaceX.

De gauche à droite, les astronautes amateurs Jared Isaacman, Hayley Arceneaux, Sian Proctor et Chris Sembroski à bord de la mission Inspiration4 de SpaceX.

Se demandant si le tourisme spatial est nécessaire à la recherche scientifique, elle souligne la nécessité d'une "réglementation environnementale vraiment proactive pour tenter d'atténuer au moins l'impact d'une industrie du tourisme spatial sur l'atmosphère".

"Si cela se transforme en une industrie vraiment importante, nous aurons de graves conséquences sur le climat et sur l'ozone stratosphérique."

Une industrie en pleine croissance

David Wade, analyste du Consortium d'assurance spatiale Atrium, affirme que le monde verra bientôt davantage de prestataires de tourisme spatial commercial. Mais il est optimiste quant aux avantages environnementaux que les voyages spatiaux peuvent offrir.

"Je pense aussi à ces photographies qui ont été prises de la planète Terre lorsque les astronautes d'Apollo sont allés sur la Lune dans les années 60. Et cela a donné naissance à tout le mouvement environnemental, en voyant la Terre suspendue dans l'espace."

La bille bleue - La Terre vue de l'espace, le 7 décembre 1972. L'image est devenue une partie du drapeau officiel de la Journée de la Terre. On ne sait pas lequel des trois astronautes - Eugene Cernan, Ron Evans et Harrison Schmitt - a pris la photo, car les trois hommes l'ont toujours revendiquée comme la leur.

Crédit photo, NASA / Heritage Images / Getty Images

Cette célèbre photographie, connue sous le nom de "Blue Marble", a été prise par les astronautes d'Apollo 17 le jour même où ils ont quitté la Terre à bord d'une fusée Saturn V mise au point par le Marshall Space Flight Center de la NASA.

Sandali, quant à elle, rêve de son éventuel voyage dans l'espace.

Elle est arrivée à la quatrième des cinq étapes d'un processus de sélection de huit touristes de l'espace.

Sandali Kumarasinghe, étudiante sri-lankaise, portant une combinaison spatiale lors du Space Camp aux États-Unis.

Sandali entre dans la phase finale du processus de sélection pour devenir un touriste de l'espace

Des êtres humains sur d'autres planètes ?

Sandali dit qu'il se pourrait qu'un jour l'humanité se déplace sur une autre planète pour des raisons qui pourraient inclure le changement climatique.

"Je pense que nous devons avoir un bon équilibre entre la préservation des choses que nous avons et l'avancement de la technologie".

L'ancien touriste de l'espace, Richard Garriott, est d'accord. "Je pense qu'il ne fait aucun doute que l'humanité sera une espèce multiplanétaire".

Mais il émet une mise en garde.

"Je ne pense pas que les gens fuiront la Terre... Il est en fait plus difficile de vivre dans l'espace".

Dart and Dimorphos

Nasa: lancement de la mission DART visant à dévier la trajectoire d'un astéroïde

exoplaneta

Espace : que sont les "mini-Neptunes", ces exoplanètes aux océans bouillonnants où les scientifiques rechercheront la vie extraterrestre ?

Can 2023 : ces grands chocs aux huitièmes de finale à voir absolument, l'effondrement d'une mine d'or au mali fait des dizaines de morts, maladie x : de quoi s'agit-il et dans quelle mesure sommes-nous préparés à la prochaine pandémie , le choix de la rédaction.

Nombreux sont ces éleveurs qui préfèrent plus pour les poulets de chair

Nutrition : voici ce qu’il faut savoir des poulets de chair

Une bouteille d'eau de luxe peut coûter plusieurs centaines d'euros.

La tendance croissante de l'eau de luxe chez les riches

Illustration artistique d'un groupe de primates de l'espèce G. blacki dans une forêt de l'île de Sicile.

Gigantopithecus : pourquoi le plus grand singe de tous les temps a-t-il disparu ?

Illustration de Bitcoin

Que sont les ETF bitcoin spot et pourquoi ils représentent une nouvelle ère pour la plus grande crypto-monnaie au monde

L’Évêque Patrick Daniel Koroma de la région de Kenema, en Sierra Leone

Pourquoi l’église africaine défie le Vatican sur la question de l’homosexualité ?

Yasmine et Julia en République de Guinée.

Le vélo au service de l'autonomie

Une famille dans une rue de Gaza

11 questions pour comprendre l'accusation de génocide de l'Afrique du Sud contre Israël (et quel rôle joue la Cour internationale de Justice)

TB Joshua holding a blue microphone

TB Joshua : comment le pasteur en disgrâce a simulé ses miracles

Diamant

La déception des deux adolescents qui ont découvert l'un des plus gros diamants du monde

Les plus lus.

  • 1 CAN 2023 : Ces grands chocs aux huitièmes de finale à voir absolument
  • 2 Nutrition : voici ce qu’il faut savoir des poulets de chair
  • 3 Le magnat nigérian conserve sa couronne d'homme le plus riche d'Afrique selon Forbes
  • 4 Le système de défense électronique ukrainien a contribué à repousser une attaque de missile russe. Comment est-ce possible ?
  • 5 CAN 2023 : Calendrier et résultats des matchs

Combien de temps dure le voyage pour aller sur la Lune ?

Le 20 juillet 1969, l'astronaute américain Neil Armstrong est devenu le premier homme à marcher sur la Lune. Aujourd'hui, la conquête spatiale s'étend et leur nouvel objectif est d'atteindre Mars. Comment ont-ils fait et combien de temps dure un voyage pour se rendre sur le sol lunaire ?

Astronaute sur la Lune à côté du drapeau américain.

La conquête de la Lune n'a jamais cessé d'intéresser les scientifiques et fascine toujours autant les passionnés d'astronomie. 384 000km sépare la Terre de la Lune et avant que l'Homme foule le sol lunaire, des études ont dû être menées afin de mener à bien cette mission, appelée Apollon 11 . Comment ont-il fait ? Et pourquoi n'est-on pas depuis, retourné sur la Lune ? Décryptage.

Découvrir notre dernier podcast

Comment fait-on pour aller sur la Lune ?

Non, on ne se rend pas sur la Lune à vélo comme E.T ! À l'origine, en 1959, l'agence spatiale américaine s'est lancée dans une série d'études qui vise à long terme à déterminer les techniques permettant d'envoyer des hommes sur la Lune . Grâce à ces études, trois approches ont été étudiées :

  • L'envoi direct d'un vaisseau sur la Lune (Direct Ascent) : L'ascension directe se fait par une grande et puissante fusée, de type NOVA, qui lancerait un vaisseau sur une trajectoire directe vers la Lune. Ensuite, l'ensemble atterri sur la Lune sans orbite terrestre de stationnement ni orbite autour de la Lune. C'est ce que l'on appelle, un atterrissage direct. Après son exploration, le vaisseau redécolle pour retourner sur Terre.
  • Le rendez-vous orbital autour de la Terre (EOR Earth-Orbit Rendez-vous) : Depuis l'orbite terrestre, un vaisseau spatial est lancé. Pour limiter les risques et le coût de développement, les composants du vaisseau sont envoyés par deux fusées (voire plus) moins puissantes. Ces éléments sont ensuite assemblés en orbite par différents astronautes depuis une station spatiale qui sert de base logistique.
  • Le rendez-vous en orbite lunaire : Pour cette technique, une seule fusée suffit. Néanmoins, le vaisseau qui est envoyé sur la Lune se compose de deux sous-ensembles qui se séparent une fois que l'orbite lunaire est atteinte. Le module dit lunaire atterrit avec une partie de l'équipage sur la Lune puis redécolle pour ramener les astronautes jusqu'au module de commande. Le module de commande reste en orbite autour de la Lune puis ramène l'équipage sur Terre, une fois l'exploration terminée.

Combien de temps faut-il pour aller sur la Lune ?

Plusieurs critères rentrent en ligne de compte pour répondre à cette question. La distance moyenne entre la Terre et la Lune est de 384 000 km. Le trajet de la Terre vers la Lune par l'équipage d'Apollo 11 a duré 73 heures , soit 3 jours. Le retour à quant à lui pris 11 heures de moins que l’aller, soit 62 heures. À titre comparatif, un avion à réaction de type Airbus , à une vitesse moyenne de 900 km/heure, le voyage vers la Lune prendrait 18 jours !

  • En navette spatiale : 3 jours
  • En voiture à 100 km/heure : 160 jours
  • En avion : 18 jours de vol
  • En vélo : 267 jours
  • A pied : 8 ans
  • À la vitesse de la lumière : moins d’une seconde

Mission Apollo 11 : Des astronautes à la conquête de la Lune

Pendant les années 60, la course à la conquête spatiale faisait rage dans le monde. Les États-Unis veulent être les premiers à faire marcher un homme sur la Lune après avoir loupé le coche du premier homme envoyé dans l'espace par les Soviétique en 1961. Pour cela, la NASA se plonge dans cette idée folle d'envoyer un homme marcher pour la première fois sur la Lune. Le programme Gemini est alors lancé.

« Un petit pas pour l'Homme, un pas de géant pour l'humanité »

Le 16 juillet 1969 , la mission Apollo 11 envoie sur la Lune un équipage composé de Neil Armstrong , Buzz Aldrin et Michael Collins. Une fois posée sur l'astre, l'équipe passera au total 21 heures et 30 minutes à la surface lunaire .

Pourquoi n'est-on pas retourné sur la Lune ?

Nombreuses sont les personnes qui se posent cette question : Pourquoi n’est-on pas retourné sur la Lune ? Le 14 décembre, les astronautes de la mission Apollo 17 étaient les derniers à quitter la Lune et depuis 1969, 12 personnes ont eu cette chance de toucher le sol de la Lune .

Premièrement, les scientifiques semblent considérer qu'aller sur la Lune coûte très cher . De plus, toujours selon ces experts, une tel voyage a moins d'intérêt aujourd'hui qu'auparavant. Enfin, les scientifiques estiment que l'argent de l a science devrait être utilisé pour une autre mission , comme la conquête de Mars par exemple ou à l’époque, le lancement de la Station spatiale internationale (ISS) .

Néanmoins, Donald Trump avait pour objectif durant son mandat le retour de l'Homme sur la Lune. Le représentant du Cnes (Centre national d'études spatiales) a dernièrement expliqué que le voyage sera retardé dû à un financement plus faible qu'ils espéraient. Biden devrait alors repousser la reconquête de la Lune de deux, soit en 2026, voire 2028.

La Lune n’intéresse plus les scientifiques ?

Malgré certains dires, la communauté scientifique est encore intéressée par la Lune et plusieurs informations sont encore méconnues par cette dernière. Dans une interview accordée à LCI , Frédéric Moynier, professeur de cosmochimie à l'Institut de Physique du Globe de Paris et à l'Université de Paris, explique que "382 kg de roches lunaires ramenés par Apollo, 23 ont été détruits dans le cadre de travaux scientifiques. Et 61 ont été altérés car ils ont été manipulés afin d’être analysés. Il reste aujourd’hui 298 kg de roches lunaires, soit 3/4 du butin.”

En effet, les astronautes qui ont fait le voyage sur la Lune ne sont pas rentrés les mains vides, ils ont évidemment réalisé des prélèvements du sol lunaire . Les astronautes des missions Apollo ont ramené au total 382 kg de matériau lunaire , formés de 2 200 échantillons de sol et de roches.

La Lune une étape pour aller sur Mars

Dès 2019, la NASA a commencé le projet "Deep Space Gateway" . Cette mission a pour but de construire une passerelle vers l'espace profond qui sera placée en orbite autour de la Terre. Ce projet a pour but d'envoyer à terme des Hommes sur Mars .

L'apparition dans le paysage de la conquête spatiale des acteurs privés tels que Elon Musk avec Space X change la donne. Contrairement au projet américain et européen d’utiliser la Lune comme étape, Elon Musk a pour objectif de faire atterrir au moins deux cargos sur Mars en 2022 , puis des vaisseaux habités en 2024.

À lire aussi :

  • Pourra-t-on prochainement vivre sur la Lune ? La réponse étonnante de Thomas Pesquet
  • Thomas Pesquet révèle une incroyable vidéo de sa mission Alpha
  • La NASA en bref
  • First Man : 4 choses insolites que vous ne saviez probablement pas sur Neil Armstrong
  • Voilà ce qu'a vraiment dit Neil Armstrong lorsqu'il a marché sur la Lune
  • Mission Artemis : Orion prend des sublimes photos de la face cachée de la Lune
  • Un magnifique clair de Terre pris en photo par Orion pour fêter le début de la mission Artemis
  • Mission Artemis : qui sera la femme astronaute envoyée sur la Lune par la NASA ?

NASA : quand est prévu le prochain voyage sur la Lune ?

Le premier pas sur la Lune

Partez à la conquête de l’espace !

voyage spatial lune

Conditions d'utilisation

B1 intermédiaire

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-prof-pdf Document field_media_document-8318-lge-lune-prof-b1 pdf 263 Ko

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-prof-word Document field_media_document-8319-lge-lune-prof-b1 docx 417 Ko

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-app-pdf Document field_media_document-8320-lge-lune-app-b1 pdf 150 Ko

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-app-word Document field_media_document-8321-lge-lune-app-b1 docx 472 Ko

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-matériel-pdf Document field_media_document-8322-lge-lune-materiel-b1 pdf 123 Ko

LaGrandeExplication-B1-PremierPas-Lune-matériel-word Document field_media_document-8323-lge-lune-materiel-b1 docx 104 Ko

LaGrandeExplication-PremierPas-Lune-transcription-pdf La transcription Document field_media_document-8324-lagrandeexplication-lune-transcription pdf 103 Ko

LaGrandeExplication-PremierPas-Lune-transcription-word La transcription Document field_media_document-8325-lagrandeexplication-lune-transcription docx 93 Ko

Pour rattraper leur retard dans la conquête de l'espace face aux Russes, les Américains créent le projet Apollo qui mènera Neil Armstrong à poser le pied sur la lune en 1969.

RESSOURCE ISSUE DE

Cours pour adultes

La Grande Explication

Sur le même thème.

voyage spatial lune

Léopold Sédar Senghor, le président poète

Rédiger un discours d’inauguration.

voyage spatial lune

Aimé Césaire : un poète contre le colonialisme

Présenter une personnalité engagée.

voyage spatial lune

Simone Veil : un combat pour les femmes

Rédiger la page d’un journal intime.

voyage spatial lune

Les tutos de Damoiselle

Échanger sur la condition féminine à travers les époques.

Lire le PDF en ligne

Mission «SLIM» : le module spatial a aluni très proche de sa cible

  • Lire dans l’app
  • Copier le lien Lien copié

Le Japon a réussi à faire alunir son engin spatial SLIM à seulement 55 mètres de sa cible initiale. Il devient le cinquième pays au monde à accomplir l’exploit.

Le petit engin spatial japonais SLIM  qui s'est posé samedi dernier sur la Lune a réussi à toucher le sol  à environ 55 mètres de sa cible, soit un très haut degré de précision, a annoncé jeudi l'agence spatiale japonaise ( Jaxa ). L'objectif de faire alunir cet engin dans un rayon de 100 mètres par rapport à sa cible, contre plusieurs kilomètres en général pour les missions lunaires, a donc été atteint. La Jaxa a aussi publié jeudi de premières images de cet alunissage, qui a représenté une prouesse inédite pour le Japon.

Le Japon est ainsi devenu le cinquième pays au monde à réussir à se poser sur le satellite naturel de la Terre après les États-Unis, l'URSS, la Chine et l'Inde.

Des complications sur l’appareil

Mais l'exploit nippon a été accompagné d'un sérieux bémol: SLIM (Smart Lander for Investigating Moon) a connu un problème avec ses panneaux solaires, ce qui a contraint la Jaxa à éteindre son alimentation électrique moins de trois heures après son alunissage, pour économiser ses batteries en vue d'un éventuel redémarrage ultérieurement. La Jaxa pense qu'il est possible que les panneaux solaires de SLIM fonctionnent à nouveau quand l'angle du soleil sur le lieu de l'alunissage aura changé.

SLIM a aluni dans un petit cratère de moins de 300 mètres de diamètre, appelé Shioli, et a pu débarquer normalement ses deux mini-rovers, censés mener des analyses de roches provenant de la structure interne de la Lune (le manteau lunaire), encore très mal connue.

  • Mission «Slim» : le module spatial japonais posé sur la Lune bientôt à court d'énergie
  • Surveillance de l'espace : Share My Space lève 10 millions d'euros et devient Aldoria
  • Peregrine : l’alunisseur d'une entreprise privée américaine survit toujours dans l'espace
  • Conquête spatiale

Partager via :

Plus d'options

Le pacifique

le 25/01/2024 à 08:10

Et l'Europe, regarde passer les exploits de la Chine, de l'Inde du Japon en essayant de développer à grand frais des engins pour surveiller la terre.... Ridicule et désolant de voir chaque pays essayer de prouver par le biais de ses agences nationales qu'ils peuvent être meilleurs que leurs voisins

Une possible «galaxie sombre», sans étoiles, découverte par hasard

En orientant leur radiotélescope au mauvais endroit par accident, une équipe internationale est tombée sur un imposant disque de matière en rotation, mais n’émettant aucune lumière dans le visible.

Les secrets du docteur Frédéric Saldmann pour vivre en bonne santé plus longtemps

EXTRAITS - Reconnu comme le spécialiste de l’optimisation de notre capital santé, le Dr Frédéric Saldmann publie Votre avenir sur ordonnance , un livre explorant les bénéfices multiples apportés par le jeûne séquentiel, l’exercice physique et l’hygiène cérébrale.

Véritable terreur des mers, le mégalodon était encore plus grand qu’on le pensait

Le corps de ce superprédateur, essentiellement connu par ses dents et sa mâchoire, était plus élancé que celui du requin blanc, ce qui lui fait gagner quelques mètres de plus. Et change ce que l’on croyait savoir de son comportement.

  • Résultats des élections
  • Guerre en Ukraine
  • Tension Iran-Etats Unis
  • Corée-Du-Nord
  • Actualité politique en temps réel
  • Analyses, débats politiques et sociétaux
  • Actualité et réseaux sociaux
  • Programme TV en ce moment
  • Programme TV TNT
  • Séries Netflix, HBO, OCS et TV
  • Election et photos Miss France 2024
  • Programme TV Canalsat
  • Programme TV Free
  • Programme TV SFR
  • Actu people
  • Calendriers et résultats des matchs en direct
  • Coupe du monde de rugby 2023
  • Jeux olympiques
  • Actualité cyclisme
  • Résultats, classement général Tour De France
  • Qualifications Euro 2024
  • Classement Ligue 1
  • Classement Top 14
  • Transferts football
  • Coupe du monde 2022
  • Ballon d'Or France Football
  • Horoscope du jour
  • Guide du mariage
  • Recettes de cuisine
  • Brigitte Macron
  • Apéritif dînatoire
  • Recette pâte à crêpe
  • Tendance bijoux
  • Meghan Markle
  • Gainer son corps
  • Fiches et guides des médicaments
  • Astuces et conseils bien-être
  • Santé et sexualité
  • Index des maladies
  • Conseils alimentation, nutrition et santé
  • L'encyclopédie des organes
  • Conseils en psychologie
  • La pollution va t-elle nous tuer ?
  • Apnée du sommeil : Comment mieux dormir ?
  • 15 mythes sur les vertus des aliments
  • Guide d'achat maison et jardin
  • Guide d'achat santé et beauté
  • Guide d’achat high-tech
  • Guide d'achat smartphones et tablettes
  • Comment choisir le meilleur extracteur de jus ?
  • Quelle est la meilleure montre connectée ?
  • Quel est le meilleur home cinéma sans fil ?
  • Comparatif semelle gel
  • Quel épilateur électrique choisir ?
  • Meilleurs VPN de 2023
  • Résultats Bac
  • Révisions du Bac
  • Annuaire des écoles de commerce
  • Les entreprises qui recrutent
  • Trouver un stage
  • Résultats Brevet des collèges
  • Classement des écoles de commerce
  • Trouver une alternance
  • Agenda étudiant : JPO, salons…
  • Succession de Johnny Hallyday
  • Sorties cinéma
  • Guide arts et expositions
  • Actualité musicale
  • Actualité jeux-vidéo
  • Citations et proverbes
  • Réservation de spectacles et théâtre
  • Sortir à Paris
  • Histoire de France
  • Langue française
  • Code promo Wish
  • Code promo Cdiscount
  • Code promo SheIn
  • Code promo eBay
  • Code promo AliExpess
  • Code promo Deliveroo
  • Code promo Nike
  • Code promo Sephora
  • Code promo Showroomprive
  • Code promo Asos
  • Toutes les offres d'emploi
  • Emploi à Paris
  • Emploi à Lyon
  • Emploi à Toulouse
  • Emploi à Nantes
  • Emploi à Bordeaux
  • Emploi commercial
  • Emploi contrôleur de gestion
  • Emploi logistique
  • Emploi communication
  • Nos fiches métiers
  • Annonces immobilières
  • Achat appartement Paris
  • Achat appartement Nice
  • Achat appartement Cannes
  • Achat appartement Bordeaux
  • Achat appartement Lyon
  • Achat appartement Aix-en-provence
  • Achat maison Bordeaux
  • Achat maison Marseille
  • Achat maison Montpellier
  • Simulateur de seuil de richesse
  • Actualité économique et analyses
  • Impôts sur le revenu : simulateur
  • Palmarès des villes où investir dans l'immobilier
  • Studios et 2-pièces : les loyers ville par ville
  • Calculer l'impôt à payer
  • Barême des droits de succession et donation
  • Indice de référence des loyers (IRL)
  • En France, les hauts revenus sont-ils tous des «riches»?
  • Carte familles nombreuses : jusqu’à 75 % de réduction sur les billets de train
  • Guide des croisières
  • Guide voyage Jordanie
  • Guide voyage Namibie
  • Guide voyage Maroc
  • Guide voyage New York
  • Guide voyage Birmanie
  • Guide voyage Lille
  • Guide voyage Antilles
  • Guide voyage Japon
  • Guide voyage Amsterdam
  • Le Figaro Magazine
  • Madame Figaro
  • Le Figaro Hors-Série
  • Le Figaro Histoire
  • TV Magazine
  • F, l'art de vivre
  • SCPI de rendement
  • Changer d’assurance de prêt immobilier
  • Le Village de l'emploi avis
  • Alarme maison
  • Demande de carte grise en ligne
  • Définition du portage salarial
  • Stress et troubles du sommeil
  • A savoir en France
  • Annonces légales
  • Comprendre le vin
  • Tops et sélections
  • Domaines et vignerons
  • Economie du vin
  • Foire aux vins
  • Magazine du vin
  • Cocktails et mixologie
  • Terroir et viticulture
  • Résultats des élections Hauts-de-Seine
  • Résultats des élections Seine-Saint-Denis
  • Résultats des élections Val-de-Marne
  • Résultats des élections Val-d'Oise
  • Résultats des élections Yvelines
  • Résultats des élections Var
  • Résultats des élections Alpes-Maritimes
  • Résultats des élections Essonne
  • Résultats des élections Nord
  • Résultats des élections Auvergne-Rhône-Alpes
  • Résultats des élections Bourgogne-Franche-Comté
  • Résultats des élections Bretagne
  • Résultats des élections Centre-Val de Loire
  • Résultats des élections Corse
  • Résultats des élections Grand Est
  • Résultats des élections Hauts-de-France
  • Résultats des élections Ile-de-France
  • Résultats des élections Normandie
  • Résultats des élections Nouvelle-Aquitaine
  • Résultats des élections Occitanie
  • Résultats des élections Pays de la Loire
  • Résultats des élections Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • Résultats des élections Paris
  • Résultats des élections Marseille
  • Résultats des élections Lyon
  • Résultats des élections Toulouse
  • Résultats des élections Nice
  • Résultats des élections Nantes
  • Résultats des élections Montpellier
  • Résultats des élections Strasbourg
  • Résultats des élections Bordeaux
  • Résultats des élections Lille
  • Résultats des élections Rennes
  • Résultats des élections Reims
  • Résultats des élections Saint-Étienne
  • Le Figaro Bordeaux
  • Le Figaro Lyon
  • Le Figaro Nantes
  • Le Figaro Nice

À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.

voyage spatial lune

Des poissons pour nourrir les astronautes sur la Lune ?

Le programme lunar hatch a pour objectif d’adapter aux conditions lunaires une forme expérimentale d’aquaculture terrestre, afin de produire in situ une partie de l’alimentation dont auraient besoin les équipages pour leurs missions de plusieurs mois..

Installer des élevages de poissons sur la Lune pour nourrir les résidents d’une future base, tel est l’enjeu de Lunar Hatch. Lancé en 2019, avec le soutien du Centre national d’études spatiales et de l’Agence spatiale européenne (ESA), ce programme, piloté par des biologistes de l’unité mixte de recherche Marine Biodiversity, Exploitation and Conservation (Marbec) de la station de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) de Palavas-les-Flots (Hérault), vise à s’assurer que les œufs fécondés indispensables au fonctionnement d’éventuels dispositifs d’aquaculture sélénite sont à même de survivre au périlleux voyage jusqu’à notre satellite.

Du bar frais, deux fois par semaine au menu des astronautes ? Cyrille Przybyla, de l’Ifremer, en est convaincu : « C’est possible. » Si elle devait un jour être lancée, la colonisation de notre satellite nécessiterait certainement le recours à des systèmes à même de produire in situ une partie de l’alimentation dont auraient besoin les équipages pour leurs missions de plusieurs mois. Or les recherches sur les « supports vie », ces équipements capables de convertir les ressources locales et les déchets en biomasse comestible, se sont pour l’instant focalisées sur les seuls légumes et microalgues. Cela impose aux futurs conquérants des mers sélénites un régime à base de végétaux ou de conserves lyophilisées qui pourrait ne pas convenir à tous, dans cet environnement de gravité réduite où le travail des muscles et des os crée des carences en vitamine B12.

Avantages du poisson

Source : Fry et al., 2018; Przybyla, 2021

Valoriser les déchets

Plusieurs missions spatiales ayant conclu à la possible présence de glaces sur notre satellite, notamment au fond des cratères du pôle Sud non exposés à la lumière du Soleil, Lunar Hatch se propose de combler ce manque en adaptant aux conditions lunaires une forme expérimentale d’aquaculture terrestre : Integrated Multi-Trophic Aquaculture (IMTA). « Théorisée en 2004, cette nouvelle technique d’élevage est fondée sur l’association de plusieurs espèces marines capables de filtrer l’eau et de valoriser les déchets, par exemple en les recyclant sous forme d’alimentation pour les poissons » , explique Myriam Callier de la station Ifremer de Palavas-les-Flots, dont l’équipe est parvenue à démontrer que les effluents et les fèces rejetés par des bassins contenant des bars pouvaient directement être utilisés pour produire des microalgues et des vers marins. L’élevage de poissons sur notre satellite présente l’avantage d’un bon rapport entre les faibles besoins en apports extérieurs (oxygène ou aliments) et la production de protéines et de vitamines nécessaires à l’organisme humain.

Fécondation des œufs sur Terre

Transport des œufs.

Les œufs fécondés sont transportés dans un vaisseau cargo pendant 4 à 8 jours, ce qui correspond à leur période d’incubation.

Transfert des œufs

vers des bassins en circuit recirculé. Ravitaillement prévu tous les 5 mois.

Six grands bassins pourraient être employés, chacun contenant des poissons de tailles différentes.

Approvisionnement en eau du circuit recirculé

Les bassins sont approvisionnés une première fois par l'eau des glaces, situées au fond des cratères où ne parvient jamais la lumière du Soleil.

Une fois remplis, les bassins seraient en circuit fermé.

Traitement des déchets dissous

Phosphates, ammonium, gaz carbonique, azote... Certains des déchets des poissons, contenus dans les effluents sont solubles. Ces sels minéraux pourront être valorisés pour la production des microalgues, impliquées dans le traitement de l’eau.

Les microalgues pourraient servir à nourrir des organismes filtreurs, bivalves, ou des zooplanctons à même de capter, eux aussi, une partie des déchets.

Fruits de mer épurant l’eau

Zooplanctons

Traitement des matières fécales des poissons

par des organismes détritivores (vers, crevettes...)

Traitement biologique de l’eau

par des bactéries

Alimentation des poissons

Crevettes, vers, microalgues, planctons et coquillages sont recyclés pour produire la nourriture nécessaire à l’élevage. Les restes des repas des astronautes et les déchets d'une éventuelle serre pourraient venir compléter l’alimentation des poissons.

Un lot de 200 poissons serait nécessaire pour fournir 2 portions hebdomadaires de bar à 7 astronautes durant 16 semaines.

Lunar Hatch n’en est pas encore là. Pour l’heure, ses participants se sont seulement fixé pour objectif de s’assurer que l’envoi de frai (œufs fécondés) sur la Lune est possible. D’abord, par une série d’expériences mimant, dans des installations terrestres, les conditions régnant à bord d’une fusée au décollage (hypergravité provoquée par l’accélération, vibrations) ou en évoluant dans l’espace (microgravité, radiations). Mais peut-être un jour en orbite, voire directement sur place. En effet, Lunar Hatch figure parmi les 100 projets présélectionnés par l’ESA pour la première mission de son atterrisseur Argonaut. Cet engin spatial sera capable, à partir de 2034, de déposer, en une seule fois et n’importe où sur la surface de notre satellite, jusqu’à 1,8 tonne de fret et d’équipements scientifiques. On devrait bien trouver à bord un peu de place pour quelques œufs de poisson…

Expériences menées sur Terre pour valider le concept

Texte : Vahé Ter Minassian

Infographie  : Le Monde , Audrey Lagadec et Vahé Ter Minassian

Illustration : Audrey Lagadec

Développement : Eric Dedier

Sources : Myriam Callier, Thibault Geoffroy, Cyrille Przybyla, Sébastien Triplet, biologistes de l’UMR Marbec, Ifremer, ESA

Thema Pour la Science n° 31 : Les défis du voyage spatial

Page 1

LES DÉFIS DU

VOYAGE SPATIAL

Impesanteur

Rayons cosmiques

L’ORGANISME À RUDE ÉPREUVE

QUELS BOUCLIERS POUR PROTÉGER LES ASTRONAUTES ?

LA PISTE DES MOTEURS NUCLÉAIRES

VOYAGES SPATIAUX À HAUT RISQUE

D Philippe Ribeau

Responsable éditorial web

Suivez-nous sur

ans certains films de science-fiction, les héros sillonnent la galaxie aussi facilement que nous prenons le train, et les menaces les plus sérieuses qui planent sur eux sont le fait de pluies d’astéroïdes, d’aliens voraces ou d’extraterrestres belliqueux. Mais en réalité, les vrais ennemis des voyageurs spatiaux sont invisibles et évanescents. Le problème le plus évident est l’absence de pesanteur. Atrophie des muscles et des os, perturbation de l’oreille interne, diminution du nombre de globules rouges… Ses effets sur l’organisme sont nombreux et sévères. Invisibles mais plus dangereux encore, les rayons cosmiques, des particules chargées de haute énergie, bombarderaient sans relâche les astronautes qui s’aventureraient hors du cocon protecteur du champ magnétique terrestre. Un aller-retour vers Mars équivaudrait ainsi à vingt fois la dose annuelle maximale de radiation autorisée ! Avec à la clé des risques de cancer accrus, mais aussi une diminution des performances cognitives. L’ennui, la promiscuité et l’isolement ne sont pas non plus à prendre à la légère. Confinés pendant des mois dans un minuscule habitacle, sans espoir de retour rapide en cas de problème, les astronautes risquent de sombrer dans la dépression ou de s’entretuer. En témoigne cet astronaute russe obsédé par l’idée d’ouvrir le hublot de la Station spatiale internationale « pour sentir le vent frais »… Enfin, il ne faut pas écarter trop vite les obstacles techniques : pour un « simple » voyage vers Mars, il faudrait d’abord envoyer en orbite terrestre des milliers de tonnes de matériel, de carburant et de vivres. Une entreprise pharaonique ! Ce constat lapidaire semble condamner définitivement les voyages spatiaux… Mais c’est compter sans l’imagination des physiciens et des ingénieurs qui planchent sur des projets de boucliers magnétiques pour protéger les vaisseaux spatiaux ou pour concevoir de nouveaux modes de propulsion moins gourmands en carburant, ou encore des psychologues, designers et planificateurs qui veillent à l’équilibre psychique des astronautes. S’il reste de nombreux obstacles à surmonter avant d’embarquer peut-être, un jour, vers d’autres planètes, ce Thema vous propose d’explorer les pistes étudiées pour y parvenir.

Thema / Le voyage spatial

Pour la Science 170 bis boulevard du Montparnasse - 75014 Paris

Tél. : 01 55 42 84 00

Directrice des rédactions : Cécile Lestienne Pour la Science Rédacteur en chef : François Lassagne Rédacteur en chef adjoint des Hors-Série : Loïc Mangin Rédactrice en chef adjointe : Marie-Neige Cordonnier Rédacteur : François Savatier, Sean Bailly Conception graphique : Pauline Bilbault Directrice artistique : Céline Lapert Maquette : Raphaël Queruel Réviseuse : Anne-Rozenn Jouble Développement numérique : Philippe Ribeau-Gésippe Marketing et diffusion : Nicolas Conigliano Community manager et partenariats : Aëla Keryhuel [email protected] Directeur de la publication et gérant : Frédéric Mériot Publicité France Stéphanie Jullien [email protected] Tél. : 06 19 94 79 25 © Pour la Science S.A.R.L. Tous droits de reproduction, de traduction, d’adaptation et de représentation réservés pour tous les pays. Certains articles de ce numéro sont publiés en accord avec la revue Spektrum der Wissenschaft (© Spektrum der Wissenschaft Verlagsgesellschaft, mbHD-69126, Heidelberg). En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente revue sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français de l’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins - 75006 Paris). En couverture : © NASA/Liam Yanuli EAN : 9782842452254 Dépôt légal : juin 2022

P/4/VIVRE DANS L’ESPACE P/4/

NATHALIE PATTYN ET PIERRE-FRANÇOIS MIGEOTTE

P/17/ CERVEAU, INTERDIT P/17/LE DE VOYAGE SPATIAL CHARLES LIMOLI P/29/ P/29/COMMENT PROTÉGER LES VOYAGEURS SPATIAUX ? EUGENE PARKER

P/40/ P/40/COMMENT SOIGNER DANS L’ESPACE

S. THIERRY, M. KOMOROWSKI, A. GOLEMIS ET L. ANDRÉ-BOYET

P/54/ P/54/CRYOGÉNIE : UN SOMMEIL DE GLACE R. LEHOUCQ ET J.-S. STEYER

P/58/ P/58/UNE NOUVELLE ÈRE POUR LES VOLS SPATIAUX ALEXANDRA WITZE

P/64/LA RUÉE VERS LA LUNE P/64/ ADAM MANN

P/73/EN ROUTE VERS MARS P/73/ DAMON LANDAU ET NATHAN STRANGE

P/85/ P/85/QUELLE EST LA MEILLEURE ROUTE VERS MARS ? JEAN-MICHEL COURTY ET ÉDOUARD KIERLIK

Thema / Les défis du voyage spatial

P/91/ P/91/CAP SUR ALPHA DU CENTAURE ANN FINKBEINER

Vivre dans l’espace © Nasa

NATHALIE PATTYN et PIERRE-FRANÇOIS MIGEOTTE Thema / Titre thema

Les futurs astronautes au long cours devront surmonter les effets délétères de l’impesanteur et du rayonnement cosmique, ainsi que les périls psychologiques d’une vie isolée, en petit groupe et dans un lieu confiné.

n 2021, on fêtait les 60 ans du premier vol dans l’espace de l’astronaute soviétique Youri Gagarine. Et deux ans plus tôt, on célébrait le cinquantenaire des premiers pas de l’américain Neil Armstrong sur la Lune, en 1969, qui fut suivi par 11 de ses compatriotes jusqu’en 1972. La conquête spatiale par des vols habités connaît depuis une longue pause, même si des hommes

sont régulièrement envoyés en orbite à bord de la Station spatiale internationale. Mais ces premiers succès ont inspiré les auteurs de science-fiction, pour qui les voyages spatiaux seront monnaie courante dans le futur. La série Star Trek écrite par Gene Roddenberry en 1964, le roman 2001 : L’odyssée de l’espace, écrit par Arthur Clarke et adapté au cinéma par Stanley Kubrick

en 1968, ou des films plus récents, tel Avatar, de James Cameron, en 2009, l’illustrent. Ces œuvres évoquent souvent les difficultés de la vie dans l’espace, dues à l’absence de pesanteur et à un séjour prolongé dans un espace confiné, sans contacts ou presque avec le monde extérieur. Malgré le ralentissement de la conquête de l’espace par des astronautes, l’Agence spatiale européenne (Esa) et l’Agence spatiale américaine (Nasa) maintiennent des projets d’exploration de Mars ou de retour sur la Lune, fortement motivés par le succès des sondes robotisées martiennes. Or l’une des grandes questions est de savoir comment préparer l’homme physiquement et psychologiquement à des explorations de longue durée dans un milieu – l’espace – particulièrement hostile. Dès les premiers vols, dans les années 1960, les scientifiques se sont intéressés aux conséquences d’un séjour dans l’espace sur le corps humain. Ces études ont suivi de près les programmes spatiaux russes et américains. Nos connaissances des problèmes liés à la présence de l’homme dans l’espace ont progressé, mais il reste beaucoup

© Chris Malbon

Le cerveau, interdit de voyage spatial CHARLES LIMOLI Thema / Titre thema

Des expériences sur des souris montrent que le rayonnement cosmique détruit des connexions neuronales et dégrade les performances cognitives. Un obstacle plus sérieux qu’on ne le pensait pour les voyages interplanétaires habités.

epuis des millénaires, les hommes regardent le ciel et rêvent de voyager vers les étoiles. Maintenant que certains ont marché sur la Lune et vécu parfois plusieurs mois en orbite dans la Station spatiale internationale, il semble inévitable que nous tentions d’aller plus loin : Mars, le reste du Système solaire, voire au-delà. Ce rêve est partagé par de nombreuses cultures et

occupe les agences spatiales de plusieurs nations. Et pourtant, nous savons que l’espace est un milieu hostile. Chaque fois que des astronautes quittent la Terre, ils sont confrontés à un froid extrême, à l’absence d’atmosphère, à la microgravité et à l’exposition au rayonnement cosmique. Ces dangers ont jusqu’à présent été considérés

comme surmontables : essentiellement des problèmes que les ingénieurs font leur possible pour régler et des risques que les courageux voyageurs spatiaux acceptent de prendre. Mais plusieurs équipes, dont la mienne, ont montré récemment que les radiations dans l’espace pourraient être plus nocives que nous ne le pensions, en particulier pour le cerveau humain, un organe fragile et néanmoins essentiel. Les chercheurs suspectaient depuis des décennies un tel impact, mais ce n’est que depuis peu que nous avons des indices concrets donnant toute la mesure des effets des rayons cosmiques sur le cerveau. En soumettant des souris à un rayonnement comparable à celui auquel s’exposent les astronautes dans l’espace, mes collègues et moi avons observé des troubles cognitifs importants et durables, qui se retrouveraient probablement chez les humains et compromettraient potentiellement le succès des missions spatiales. Si les astronautes de la Station spatiale internationale, qui est en orbite relativement basse (à environ 400 kilomètres d’altitude), sont dans une large mesure protégés par

EUGENE PARKER Thema / Titre thema

© sdecoret / Shutterstock

Comment protéger les voyageurs spatiaux ?

Les rayons cosmiques constituent un grave danger pour les voyageurs de l’espace. Plusieurs solutions ont été envisagées pour les protéger, mais à ce jour, aucune n’est vraiment convaincante.

ans les films de science-fiction, les menaces les plus effrayantes planent sur les voyageurs de l’espace : pluies d’astéroïdes, créatures voraces ou croiseurs de guerre impériaux. En réalité, la menace la plus grave pour l’homme dans l’espace provient des agresseurs les plus petits et les plus évanescents qui soient : les rayons cosmiques, des particules subatomiques très énergétiques, qui traversent l’espace à des vitesses considérables.

Lors d’un long voyage interplanétaire, ces rayons cosmiques exposeraient les astronautes à de telles doses de rayonnement qu’ils provoqueraient des cancers. Si la plupart des défis techniques que pose l’aventure spatiale finiront certainement par être surmontés, les rayons cosmiques représentent un risque irréductible: ils pourraient tout simplement nous empêcher de visiter Mars… L’histoire des rayons cosmiques commence au début du XXe siècle, lorsque les

physiciens notèrent que des appareils électriquement chargés tendent à se décharger lentement dans l’air : quelque chose ionise l’air et le rend conducteur de l’électricité. La radioactivité ambiante du sol fut d’abord soupçonnée, mais le physicien autrichien Victor Hess trancha la question en 1912 : des expériences réalisées à bord d’un ballon montrèrent que plus on s’élève, plus la décharge est importante. L’air est donc ionisé par un rayonnement qui vient de l’espace, d’où le nom de rayons cosmiques. Dès 1950, les physiciens se rendirent compte que le terme est impropre. Les rayons cosmiques ne sont pas des rayonnements mais des ions, essentiellement des protons et quelques noyaux atomiques légers, qui pénètrent dans la haute atmosphère à des vitesses proches de celle de la lumière (les processus à l’origine de l’accélération de ces particules commencent tout juste à être compris ; ils sont liés aux phénomènes cosmiques violents). Les expérimentateurs mirent bientôt les rayons cosmiques à profit pour explorer les phénomènes astronomiques. L’étude des variations de l’intensité du flux de rayons

S. THIERRY, M. KOMOROWSKI, A. GOLEMIS ET L. ANDRÉ-BOYET Thema / Titre thema

Comment soigner dans l’espace

La santé des astronautes pose d’innombrables défis aux futures missions vers la Lune ou Mars, et même au tourisme spatial. L’enjeu : prévenir les risques médicaux et pouvoir intervenir en cas de force majeure.

e 24 février 1997, à bord de la station orbitale russe Mir, un incendie se déclare lors d’une opération de maintenance d’un générateur d’oxygène. Une cartouche de perchlorate de lithium prend feu. À plus de 350 kilomètres d’altitude et en impesanteur, la situation est d’emblée critique. D’épaisses fumées mélangeant particules de combustion et boulettes de métal fondues flottent dans la station, exposant les astronautes à des risques de brûlures

graves ou une perte de connaissance par asphyxie. Les flammes menacent de percer les parois de la station et de dépressuriser l’habitacle, ce qui tuerait rapidement ses occupants. Les membres d’équipage enfilent en urgence leurs masques de protection respiratoire pour se prémunir des fumées toxiques, activent les extincteurs et parviennent à maîtriser l’incendie en quelques minutes sous le hurlement des alarmes. Seules quelques blessures légères

sont à déplorer. Le pire est miraculeusement évité. Cet incident critique illustre trois des risques les plus redoutés à bord d’une station spatiale pour la survie des astronautes : le feu, la dépressurisation et la contamination de l’atmosphère de la station. Car, en cas de blessure grave d’un astronaute, les multiples contraintes entourant un vol spatial compliquent considérablement les possibilités de soins médicaux lourds en cours de mission. À l’image des marins qui entreprennent le tour du monde en solitaire, l’assistance et surtout l’évacuation médicale ne sont pas toujours envisageables. Il est dès lors impératif de prévenir les risques plutôt que de les subir et d’anticiper un grand nombre de scénarios et rendre l’équipage le plus autonome possible face aux différents imprévus de santé. Si l’orbite terrestre basse est occupée depuis plus de vingt ans par la Station spatiale internationale (ISS), récemment rejointe par la station chinoise, de nouvelles perspectives de présence humaine amènent à repenser la gestion du risque médical. Les vols touristiques, orbitaux ou suborbitaux, soulèvent

ROLAND LEHOUCQ ET JEAN-SÉBASTIEN STEYER Thema / Titre thema

© Igor Stepovik / Shutterstock

Cryogénie : un sommeil de glace

Pour traverser la Galaxie sans avoir à supporter de longs et ennuyeux voyages, rien n’égale le sommeil cryogénique. En refroidissant le corps, on en ralentit le métabolisme. Un principe qui a des applications médicales.

’innombrables œuvres de fiction invoquent un procédé qui interrompt temporairement la vie avant de la relancer. Si la sorcière de Blanche Neige, publiée en 1812 par les frères Grimm, utilise plutôt la magie pour plonger l’héroïne dans le sommeil artificiel, les histoires plus récentes sont dans un registre plus technique. Ainsi, dans Star Wars: L’Empire contre-attaque (Irvin Kershner, 1980), Han Solo est congelé dans de la carbonite, un matériau fictif, avant d’être remis au chasseur de primes Boba Fett.

Afin de leur éviter l’ennui d’un interminable voyage interstellaire, les protagonistes de La Planète des singes (Franklin Schaffner, 1968), d’Alien (Ridley Scott, 1979) ou d’Avatar (James Cameron, 2009) sont eux aussi plongés en « animation suspendue », aussi nommée « stase » ou « sommeil cryogénique ». Comme le suggère cette dernière expression, il semble que, pour atteindre cet état, la température corporelle ait diminué au point que les fonctions métaboliques sont presque à l’arrêt.

Le refroidissement est sans doute la technique la plus utilisée dans les œuvres de fiction. Hibernatus (1969), d’Édouard Molinaro, raconte l’histoire d’un individu congelé vivant et réanimé soixante-cinq ans après, situation que l’on retrouve dans l’album Le Savant fou, de Tardi (1977), où une poignée de scientifiques ramènent à la vie un pithécanthrope conservé dans une gangue de tourbe gelée provenant de Sibérie. La congélation permet une sorte de voyage dans le futur, comme dans le film Demolition Man (Marco Brambilla, 1993), où les criminels sont condamnés à une longue peine d’hibernation dans un cryopénitencier. Il est bien connu que le froid préserve les aliments en ralentissant les réactions chimiques de décomposition ainsi que l’activité et la prolifération de microorganismes. Mais peut-on utiliser cette technique sur un humain ? L’idée d’utiliser le froid pour induire une animation suspendue de l’organisme n’est pas récente. Ainsi, Hippocrate (460-370 avant notre ère) suggérait de placer les soldats blessés dans la neige pour les maintenir en vie. En outre,

Une nouvelle ère pour les vols spatiaux © SpaceX

ALEXANDRA WITZE Thema / Titre thema

La capsule « Crew Dragon », de SpaceX, est le premier vaisseau commercial à emmener des astronautes en orbite.

e 30 mai 2020, les deux astronautes de la Nasa Robert Behnken et Douglas Hurley ont pris place dans la capsule Crew Dragon au sommet d’une fusée Falcon 9 de la société SpaceX pour décoller vers la Station spatiale internationale. Le lancement s’est déroulé sans encombre et 19 heures plus tard, la capsule s’est arrimée à la Station spatiale internationale (ISS).

Ce lancement est une première à plusieurs titres dans le domaine des vols spatiaux habités. C’est la première fois qu’une entreprise privée amène des hommes en orbite et la première fois que des astronautes décollent depuis le sol américain depuis que la Nasa a mis la navette spatiale hors service en 2011. Plus important encore, c’est la première fois en dix-sept ans que quelqu’un

lance un nouveau type de vaisseau spatial pour transporter des hommes en orbite terrestre. « C’est une toute nouvelle façon d’envoyer des gens dans l’espace », déclare Robert Cabana, ancien astronaute de la Nasa, aujourd’hui directeur du Centre spatial Kennedy en Floride. Ce vol est l’aboutissement d’une stratégie de long terme de la Nasa d’abandonner le développement de ses propres lanceurs et de confier les vols habités vers la Station spatiale internationale à d’autres entreprises. Depuis 2011, la Nasa – comme toutes les autres agences spatiales – doit s’en remettre au lanceur russe Soyouz, conçu dans les années 1960, pour amener les astronautes en orbite. Mais avec ce vol réussi de SpaceX, l’agence américaine va pouvoir commencer à utiliser le lanceur Falcon 9 et la capsule Crew Dragon pour envoyer ses hommes vers l’ISS, et les ramener sur Terre. La société SpaceX est à l’avant-garde des vols spatiaux privés, et transporte du fret vers et depuis l’ISS depuis 2012. C’est la première des deux entreprises choisies par la Nasa pour effectuer un vol d’essai habité. Elle a pris une longueur d’avance

ADAM MANN Thema / Titre thema

© P. Carril, Agence spatiale européenne

La ruée vers la Lune

Une nouvelle course vers le satellite naturel de la Terre va commencer. États et sociétés privées sont dans les « starting-blocks ». Objectif : s’approprier les zones stratégiques en profitant des failles dans les lois internationales.

’est sur un écran noir et blanc aux images bruitées que s’est joué l’un des plus vieux souvenirs de Bob Richards : un module lunaire, des combinaisons spatiales, et les premiers pas historiques des astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin à la surface de la Lune. Jeune enfant à l’époque, l’entrepreneur se souvient très bien qu’il était assis dans le salon familial à Toronto alors que son père s’escrimait

avec l’antenne de la télé pour améliorer la qualité de l’image. « Apollo 11 a été un événement clé dans l’histoire de l’humanité, » raconte le fondateur de Moon Express, une société dont l’objectif est de développer un moyen de transport vers la Lune et éventuellement d’y installer des exploitations minières. « L’inspiration instillée par Apollo est encore très présente dans tous les projets spatiaux actuels. »

Dans les années 1960, on pensait que la conquête de l’espace n’était qu’une question de temps ; l’humanité quitterait bientôt son berceau terrestre pour explorer l’Univers. Ce rêve a pris plus de temps que prévu, mais l’heure pourrait bientôt sonner. Une poignée de nations, mais aussi des sociétés privées, ont planifié des missions pour retourner sur la Lune dans un futur proche… Une situation mûre pour engendrer des conflits. À peine deux ans avant Apollo 11, afin d’éviter de telles crises, les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni ont signé le traité de l’espace (il compte aujourd’hui 107 signataires). Cet accord stipule que l’exploration spatiale doit se faire de façon pacifique et pour le bénéfice de l’ensemble des nations. Il indique aussi que personne ne peut s’approprier un territoire sur un corps céleste. Mais dans les dernières parties du traité se cache une faille : deux « clauses de non-interférence » qui demandent aux signataires de ne pas détruire ni endommager les véhicules ou bases d’autrui, par exemple en atterrissant sur une structure déjà présente. Si cette

DAMON LANDAU et NATHAN STRANGE Thema / Titre thema

© Gorodenkoff / Shutterstock

En route vers Mars

Le programme spatial habité pourrait s’inspirer de l’exploration planétaire robotisée pour transporter des astronautes vers des astéroïdes, puis vers Mars, rapidement et à faible coût.

n octobre 2009, un petit groupe de spécialistes de l’exploration spatiale robotisée, dont nous faisions partie, a décidé de s’aventurer hors des sentiers battus en imaginant différentes approches pour envoyer des hommes dans l’espace. Cette initiative était motivée par les conclusions de la commission Augustine, un comité d’experts mis en place par le président Barack Obama pour faire le point sur les projets à venir. La commission avait conclu que le programme américain de vols habités

était dans une impasse. Nous avons voulu déterminer si le programme d’exploration robotisée, allant de Mercure aux confins du Système solaire, pouvait apporter des solutions techniques à certains des défis politiques et budgétaires auxquels la Nasa était confrontée. Nous avons imaginé utiliser des moteurs ioniques pour acheminer les composants d’une base lunaire ; fournir de l’énergie à distance aux rovers, des véhicules robotisés envoyés sur la lune

martienne Phobos ; placer à l’avance des fusées d’appoint chimiques le long d’une trajectoire interplanétaire, afin que les astronautes puissent les récupérer en chemin ; remplacer les combinaisons spatiales par des capsules d’exploration similaires à celles du film 2001, l’Odyssée de l’espace. Par exemple, nous avons calculé que la propulsion électrique (par un moteur ionique ou des techniques apparentées) réduirait considérablement la masse du vaisseau pour les missions habitées vers des astéroïdes et vers Mars. C’était comme un retour à l’effervescence qui régnait à la Nasa dans les années 1960 ! Pendant six mois, nous avons rencontré des spécialistes qui s’intéressaient à notre approche, et nous nous sommes renseignés sur les expériences conduites par la Nasa : des essais de moteurs électriques aux panneaux solaires légers à haut rendement. Nous avons combiné les propositions les plus prometteuses avec des stratégies éprouvées pour développer un projet visant à envoyer dès 2024 des astronautes sur un astéroïde. Cette approche découpe la tâche

JEAN-MICHEL COURTY ET ÉDOUARD KIERLIK Thema / Titre thema

© Illustrations de Bruno Vacaro

Quelle est la meilleure route vers Mars ?

Comment choisir les trajectoires des sondes spatiales de telle façon que les moteurs-fusées consomment le moins possible de carburant ?

ianwen-1, Hope, Mars 2020… Le point commun à tous ces noms ? Il s’agit de missions spatiales à destination de Mars dont le lancement est prévu entre la mi-juillet et le début d’août 2020. Une accumulation temporelle qui n’est pas fortuite : ces missions profitent d’une fenêtre de lancement vers la Planète rouge qui ne s’ouvre que tous les 26 mois. Toutes ces sondes spatiales suivront la même trajectoire, grosso modo une demi-ellipse. Pourquoi cette fenêtre ? Et quelles trajectoires ces engins empruntent-ils ? Les lois de la mécanique permettent de répondre.

Comment, dans le Système solaire, modifier une trajectoire régie exclusivement par l’attraction gravitationnelle du Soleil et des autres planètes ? Pour ce faire, il faut exercer une force. Or dans le vide spatial, il n’y a ni sol terrestre sur lequel prendre appui, ni eau sur laquelle flotter, ni air pour se faire porter. Si l’on exclut l’utilisation de la lumière du Soleil comme le font les voiles solaires, la seule possibilité qui reste est le principe de l’action et de la réaction. Lorsqu’un système physique éjecte une masse vers l’arrière, la conservation de la quantité de mouvement (le produit de la

masse par la vitesse) implique que le reste du système est propulsé vers l’avant. En pratique, pour les moteurs-fusées, la force propulsive résultant de cette éjection est le produit du débit de masse par la vitesse d’éjection. Cela a deux conséquences. D’une part, cette force ne dépend pas de la vitesse déjà acquise par la fusée ; autrement dit, il n’est pas de plus en plus difficile d’accélérer (contrairement au cas d’une voiture !). D’autre part, les moteurs à combustion chimique utilisés pour les sondes interplanétaires ne peuvent fonctionner en continu, compte tenu des petites quantités de carburant embarquées et des débits massiques requis pour accélérer convenablement. Une fois la sonde spatiale libérée de l’attraction terrestre, à l’échelle de la durée et des distances d’une mission vers Mars, tout se passe comme si le fonctionnement des moteurs se limitait à quelques brefs instants et provoquait une variation de vitesse instantanée. On parle alors d’« incrément » de vitesse de la sonde en un point de sa trajectoire. Comment dans ces conditions aller sur Mars ? Pour simplifier, une fois la sonde

ANN FINKBEINER Thema / Titre thema

© Chris Wren, Mondolithic Studios

Cap sur Alpha du Centaure

Un projet fou : propulser par laser des sortes de petits voiliers vers une autre étoile que le Soleil. En finançant le projet « Starshot », le milliardaire russe Youri Milner va-t-il réaliser un vieux rêve de l’humanité ?

u printemps 2016, j’étais à une soirée en compagnie du brillant physicien et mathématicien Freeman Dyson, alors âgé de 92 ans et professeur émérite à l’Institut d’études avancées de Princeton, aux États-Unis. Il a la réputation d’avoir un franc-parler et de toujours vous surprendre, alors je lui ai demandé quelles étaient les nouvelles. Il a souri de façon énigmatique et a répondu : « Apparemment, nous allons rendre visite à Alpha du Centaure. » Cette étoile est l’une des plus proches voisines du Soleil et un milliardaire russe

avait récemment annoncé qu’il voulait financer un projet nommé Breakthrough Starshot pour y envoyer un vaisseau spatial d’un type nouveau. « Et c’est une bonne idée ? », ai-je demandé. Le sourire de Freeman Dyson s’est élargi : « Non, c’est idiot. Mais le vaisseau est intéressant. » Son principe est effectivement séduisant. Au lieu de l’habituelle fusée propulsée par des réactions chimiques et assez grande pour transporter des humains ou des instruments lourds, Starshot est un essaim de minuscules puces électroniques

polyvalentes, dénommées StarChips, munies chacune d’une « voile solaire ». La voile sera tellement légère que, poussée par un faisceau laser, elle atteindra jusqu’à 20% de la vitesse de la lumière. Alpha du Centaure étant distante de 4,37 années-lumière, la plus rapide des fusées pourrait mettre, selon sa masse, 30 000 ans à l’atteindre ; une puce StarChip ferait le voyage en vingt ans. À leur arrivée, les puces ne s’arrêteront pas et croiseront en quelques minutes l’étoile et ses éventuelles planètes. Au passage, elles prendront des clichés qui mettront 4,37 années à nous parvenir. L’aspect « idiot » de la mission Starshot, c’est que son intérêt scientifique est très limité. Les informations que les astronomes souhaitent obtenir sur les étoiles ne sont pas du genre de celles que l’on peut saisir en un rapide survol. Et comme personne ne sait si Alpha du Centaure est accompagnée de planètes, Starshot ne peut même pas promettre de gros plans sur des planètes extrasolaires. « Nous n’avons pas vraiment réfléchi à l’aspect scientifique », admet l’astrophysicien Ed Turner, de l’université de Princeton et membre

Dites-nous ce que vous en pensez Avez-vous apprécié les articles présentés dans ce numéro ? En répondant à un bref questionnaire, vous pouvez nous aider à améliorer les Thema

Donnez votre avis

voyage spatial lune

First refuelling for Russia’s Akademik Lomonosov floating NPP

!{Model.Description}

voyage spatial lune

The FNPP includes two KLT-40S reactor units. In such reactors, nuclear fuel is not replaced in the same way as in standard NPPs – partial replacement of fuel once every 12-18 months. Instead, once every few years the entire reactor core is replaced with and a full load of fresh fuel.

The KLT-40S reactor cores have a number of advantages compared with standard NPPs. For the first time, a cassette core was used, which made it possible to increase the fuel cycle to 3-3.5 years before refuelling, and also reduce by one and a half times the fuel component in the cost of the electricity produced. The operating experience of the FNPP provided the basis for the design of the new series of nuclear icebreaker reactors (series 22220). Currently, three such icebreakers have been launched.

The Akademik Lomonosov was connected to the power grid in December 2019, and put into commercial operation in May 2020.

Electricity generation from the FNPP at the end of 2023 amounted to 194 GWh. The population of Pevek is just over 4,000 people. However, the plant can potentially provide electricity to a city with a population of up to 100,000. The FNPP solved two problems. Firstly, it replaced the retiring capacities of the Bilibino Nuclear Power Plant, which has been operating since 1974, as well as the Chaunskaya Thermal Power Plant, which is more than 70 years old. It also supplies power to the main mining enterprises located in western Chukotka. In September, a 490 km 110 kilovolt power transmission line was put into operation connecting Pevek and Bilibino.

Image courtesy of TVEL

  • Terms and conditions
  • Privacy Policy
  • Newsletter sign up
  • Digital Edition
  • Editorial Standards

voyage spatial lune

Risquer sa vie pour décrocher la lune : voyage dans la psyché des astronautes

voyage spatial lune

Maître de conférences en STAPS, Aix-Marseille Université (AMU)

voyage spatial lune

Professeur de Physiologie du travail et de l'exercice /// "Spécialiste physiologie du sport " au Commissariat des Armées - HIA Laveran, Aix-Marseille Université (AMU)

Disclosure statement

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

Aix-Marseille Université provides funding as a member of The Conversation FR.

View all partners

voyage spatial lune

Le 21 juillet 1969, pour la première fois, des hommes marchaient sur la lune : la mission Apollo 11 fut une vertigineuse prouesse technologique rendue possible par l’immense courage d’Armstrong et Aldrin. Mais quel élan poussa les pionniers de l’espace à s’engager dans un projet si périlleux ? Tentons de le saisir en utilisant la pyramide des besoins « supérieurs » théorisés par Abraham Maslow ( Psychological Review , juillet 1943). Son postulat est simple : les humains sont motivés par leurs besoins (à distinguer des désirs).

Originellement, le psychologue distingue 5 types de besoins (ou manques ressentis d’ordre physiologique, psychologique ou sociologique). Des plus basiques (servant à assurer la survie organique) aux plus élevés (assurant la plénitude mentale), il les hiérarchise de la sorte :

besoins physiologiques (soif, faim, sexualité),

besoins de sécurité (vivre un présent stable et imaginer un futur sécurisant),

besoins d’appartenance (relations harmonieuses en famille, au travail),

besoins d’estime de soi (voir ses valeurs reconnues par son groupe social, et en tirer respect et reconnaissance),

besoins d’accomplissement (« ce qu’un homme peut être, il doit l’être »).

À la fin des années 50, les dangers d’un vol spatial étaient encore méconnus. En satellisant des animaux (la chienne Laïka, en novembre 1957), on s’assura que les besoins physiologiques vitaux (respiration, circulation sanguine) étaient assurés et que la vie restait préservée durant des heures. Puis, lors du vol orbital de John Glenn (1962), on observa que l’on pouvait s’alimenter . Pas à pas, on comprit que la vie dans l’espace était possible (certes avec de nombreuses conséquences délétères ), de quelques heures à plus d’une année – Gennady Padalka détient le record de durée totale passée dans l’espace avec 879 jours.

voyage spatial lune

Pour l’implantation d’une base lunaire ou d’un vol habité vers Mars, certaines connaissances sur les besoins physiologiques manquent encore. Ainsi, la capacité de reproduction (humaine) dans l’espace est inconnue. Les menstruations sont bloquées chez les femmes astronautes ; officiellement, à ce jour, aucun acte sexuel impliquant deux humains n’a eu lieu dans l’espace ; la gestation, les conséquences des radiations sur le fœtus (dont les malformations par mutations génétiques) et les complications éventuelles de l’accouchement sont ignorées.

Les besoins de sécurité : de l’absence de peur à la maîtrise raisonnée de l’angoisse du crash

Anciens pilotes d’essai et/ou de chasse, tous les astronautes pionniers avaient vécu ou survécu à des situations dangereuses, voire tragiques. Dans les années 50-60, piloter des jets était un métier très dangereux . Les pilotes de tous pays étaient confrontés à la disparition de collègues et amis lors d’essais en vol ou de frères d’armes en missions de combat ou d’entraînement. Neil Armstrong estimait que comme pilote de chasse en Corée, il avait encouru plus de risques que comme pilote d’essai ou astronaute . Les astronautes pionniers pourraient donc avoir développé une « habituation » à la mort et son corollaire, une « désensibilisation » au besoin de sécurité.

Ces besoins pouvaient aussi être moindres chez des hommes dont le sentiment d’insécurité était minoré par un biais cognitif appelé « optimisme comparatif » . Celui-ci fausse la perception du risque chez les individus (sur)exposés à des dangers objectifs. Cela pourrait se résumer ainsi  : « Je suis moins vulnérable que les autres car je maîtrise mieux qu’eux les situations où il y a un danger. »

Les premiers astronautes ont peut-être été, aussi, de formidables chercheurs de sensations fortes (ou « super casse-cous ») comme le suggère le recrutement de l’astronaute Alan Shepard dans le film L’étoffe des héros ( The Right Stuff , 1983). Réalité ou vision hollywoodienne ? Les pilotes militaires américains ont un vieil adage à ce propos : « Il y a de vieux pilotes, et il y a des pilotes intrépides ; mais il n’y a pas de vieux pilotes intrépides. »

Récemment, l’historien Matthew Hertsch révéla que les sept premiers astronautes américains (« The Mercury Seven ») n’étaient ni des casse-cous ni les plus respectés des pilotes d’essai des USA . Leur valeur aux yeux de la NASA (une agence civile) était précisément ce qui les rendait suspects aux yeux des pilotes militaires plus chevronnés : leur niveau académique, leur formation technique, et leur détermination à participer à une entreprise dangereuse marquant une rupture dans leur carrière militaire. De fait, Armstrong personnifiait le pilote d’essai perfectionniste, discipliné et consciencieux. Son style calme, doux et modeste était à l’opposé du stéréotype du pilote de chasse fougueux à l’excès dépeint dans Top Gun (1986). C’est en raison de ce caractère réfléchi qu’Armstrong fut choisi pour être le premier marcheur lunaire.

voyage spatial lune

Affronter la peur du crash

Face à la peur du crash, les astronautes français présentent des stratégies de coping radicalement différentes. Patrick Baudry indique :

« Déjà tout petit j’ai toujours maîtrisé mes émotions, je n’ai jamais eu peur de ma vie… les émotions et les états d’âme ce n’est pas vraiment ma tasse de thé… »

Pour Jean‑François Clervoy :

« Les astronautes sont des machines pensantes surentraînées… même au décollage… on se sent superman car on est en confiance… La posture “supermanesque” est avant tout un pare-feu aux émotions négatives, telles que la peur et l’angoisse qui pourraient littéralement nous paralyser, nous figer. »

Et Jean‑Jacques Favier parle du Jour J en ces termes :

« C’est un jour important qui peut tourner à la catastrophe… L’excitation, la fierté et l’émerveillement laissent place à des pointes d’angoisse et le stress est réellement palpable… l’équipage se crispe… l’anxiété s’est répandue comme une traînée de poudre… c’est le point de non-retour, il faut se concentrer… Serions-nous tous fou ?… si tu veux te barrer c’est le moment, après il sera trop tard !… arrête tes conneries ne te laisse pas gagner par cette émotion… »

Le sens de la camaraderie

Les témoignages sur les besoins d’appartenance des premiers astronautes (« Mercury seven ») font défaut. Le concept de « right stuff » fut créé par la NASA pour les présenter en (super-)héros, et valorisait leur capacité à travailler sous pression et leur caractère individualiste .

Cependant, tous, anciens pilotes militaires, vivaient en pleine camaraderie au sein de leur groupe. Ainsi, pour Armstrong

« être pilote de guerre a un mauvais côté, la perte de camarades, et c’est douloureux ; le bon côté, ce sont les liens très forts créés avec ceux qui survivent, liens qui durent toute la vie ».

Les astronautes sélectionnés pour Gemini et Apollo avaient aussi la capacité à se fondre dans un collectif (les équipages étaient de deux ou trois membres). Armstrong disait de « Pete » Conrad (le 3 e  marcheur lunaire) : « Pete était le meilleur homme que j’ai connu. Il me traitait comme un frère » .

Read more: Podcast : 21 millisecondes dans l’espace (1/5)

C’est paradoxalement avec « l’échec réussi » d’Apollo 13 que l’on peut mesurer la puissance de l’appartenance au collectif NASA. Une défaillance technique majeure à 330 000 km de la Terre confronta l’équipage réfugié dans le LM Aquarius et les personnels du centre de contrôle au sol à leurs propres angoisses, leur capacité à mobiliser toutes leurs ressources et in fine leur résilience. Mais l’entraînement poussé en simulateur avait placé les astronautes au cœur d’une équipe. La première réaction en situation de crise fut de rassembler l’équip(ag)e et de travailler ensemble sur le problème, de se focaliser sur la solution à trouver, tout en rejetant l’obnubilation sur les conséquences désastreuses potentielles de ce problème.

Abandon de l’ego, rejet du conflit, concentration sur la tâche, appui sur le groupe en vol et au sol… C’est bien « l’intelligence collective » qui sauva Lowell, Haise et Swiger d’une errance éternelle dans le vide sidéral.

Aujourd’hui, pour les missions dans l’ISS, brassant cultures, nationalités, professions, religions… ce besoin d’appartenance est une qualité précieuse, discriminante et donc sélective pour la pleine réussite des missions longues. À bord, les conflits interpersonnels sont exclus car dangereux. Les astronautes contemporains sont certes des individus intellectuellement brillants mais n’échappent pas aux failles psychologiques. L’affaire Lisa Nowak montre en effet que « comme tout autre individu, les astronautes sont humains » .

Vertige métaphysique

L’engagement sans faille des astronautes pionniers a pu s’enraciner dans une quête presque mystique de participer à une cause plus grande que soi.

En « bon théoricien », Maslow affina son modèle (cf. la critique de sa théorie de 1969) en y ajoutant le besoin de transcendance de soi . La transcendance de soi est un trait de personnalité qui associe à l’expérience des idées spirituelles. Ce sentiment de connexion aux autres, source de joie, pousse à agir de façon altruiste, même au prix de sacrifices et privations.

Les astronautes pionniers ont accepté de risquer leur vie (sacrifice) et accepter de vivre très souvent éloignés de leur famille (privations) pour décrocher la lune. La démarche collective primait, comme le rappelait sans relâche Neil Armstrong. Leurs personnalités (certainement disparates) sont très éloignées en termes de tempérament et de caractère de celles des alpinistes et base-jumpers wingsuiters actuels qui risquent leur vie dans une quête autocentrée de performance.

Ce pan du travail de Maslow fut critiqué car il établissait un lien entre la psychologie et la spiritualité. Mais le témoignage de l’astronaute Claude Nicollier confirme ce besoin de transcendance  :

« Je vis seul. L’aventure spatiale me fascine plus que jamais. Je partirais sans hésiter pour un voyage [vers Mars] simple course ! »

Dès l’origine des vols spatiaux, les réactions physiologiques et psychologiques des astronautes ont été scrutées à l’entraînement comme en vol. Offrir de son vivant son corps à la recherche biomédicale spatiale fait donc partie de l’engagement ; comme une contrepartie au vol. Thomas Pesquet nous le rappelle, un séjour de 6 mois en microgravité provoque une fonte musculaire de 20 à 30 %, une baisse de la densité osseuse de 10 à 20 %, ce qui compromet la motricité lors du retour sur Terre . Les astronautes sont peut-être moins des superhéros que des forçats .

« Nous sommes partis découvrir la Lune et nous avons découvert la Terre »

Maslow s’est également intéressé aux expériences paroxystiques, celles qui mettent en retrait l’ego devant quelque chose de grand. Précisément, la vision de la Terre à partir de l’espace (cf. le « lever de Terre » de William Anders, 1968 offre une perspective unique et inédite de celle-ci, pouvant engendrer des émotions extraordinairement fortes et des pensées métaphysiques. Aldrin, posant son regard sur la Terre depuis la lune, réalisa que :

« Toute l’humanité, toute son histoire, et toute son évolution se tenaient là, face à moi, à l’exception de trois hommes détachés de celle-ci… un moment exceptionnel. »

Nombreux furent (et sont encore ) les astronautes submergés par une émotion mêlant une admiration ineffable de la beauté de la Terre et un sentiment d’identification et de connexion à l’humanité tout entière et à la Terre vue comme un « tout » vivant. En témoigne cette déclaration de Gene Cernan  :

« De l’espace, vous ne voyez plus les barrières de couleur de peau, de religion, de politique qui divisent le monde… Je n’appartenais plus à la Terre. Pour toujours, j’appartiendrais à l’univers. »

L’éveil d’une conscience humaniste et environnementale

La « vision d’ensemble » (ou overview effect , décrite par Franck White en 1987) change durablement la perception du monde et d’eux-mêmes chez les astronautes qui l’éprouvent. Ils ressentent, pour reprendre les mots de Claudie Haigneré,

« la vulnérabilité de la Terre en observant des catastrophes naturelles s’y préparer comme des cyclones, des feux de forêt, des éruptions volcaniques, ils découvrent également les zones de peuplement par les lumières émises par les hommes la nuit ».

Les astronautes deviennent les membres d’équipage du « vaisseau spatial Terre » . Cette conversion du regard est l’un des aspects les plus positifs du vol spatial. Ce sentiment est si puissant que l’observation spontanée de la Terre est recommandée car salutogène (générant du bien-être) lors de longs séjours dans l’ISS.

Les astronautes d’Apollo avaient-ils été préparés à ces expériences paroxystiques ? Certainement pas ! Armstrong et Aldrin confieront à Bertrand Piccard , « qu’ils n’avaient été formés qu’à réussir techniquement leur mission, pas à anticiper émotionnellement la réalisation du plus grand mythe de l’humanité ».

  • psychologie
  • gestion des risques
  • exploration
  • exploration spatiale

voyage spatial lune

Director, Strategic Events

voyage spatial lune

Union Organiser (part-time 0.8)

voyage spatial lune

Senior Change & Communications Manager

voyage spatial lune

Finance Coordinator

voyage spatial lune

Senior Research Fellow in Education

You are using an outdated browser. Please upgrade your browser or activate Google Chrome Frame to improve your experience.

FluentU Logo

Astronomy in French: 89 Essential Words to Stay Starstruck (Plus Practice Resources)

When you first started studying French , you might have been starstruck.

You still love the language, of course. But now you’re starting to feel a little… attaché(e) à la Terre (Earthbound).

How can you make your love for French sparkle and shine as it once did?

That’s right: By learning how to talk about astronomy in French !

Grab your telescope and get ready to discover 89 essential French words related to astronomy as well as some key resources you can use to practice astronomy vocabulary!

Le soleil — The Sun

La lune — the moon, la terre — the earth, le voyage spatial — space travel, les planètes — the planets, les étoiles — the stars, les constellations — the constellations, les comètes et les nébuleuses — comets and nebulas, how to practice french astronomy terms, celestial poetry, la science-fiction (science fiction), follow french astronomy, stargaze à la française  (the french way), l’ultime frontière (the final frontier), and one more thing....

Download: This blog post is available as a convenient and portable PDF that you can take anywhere. Click here to get a copy. (Download)

astronomy in french

Pendant une tempête solaire, il y a des éruptions solaires et le vent solaire accélère. (During a solar storm, there are solar flares and the solar wind accelerates.)

astronomy in french

Les phases de la lune comprennent la nouvelle lune, le croissant de lune et la pleine lune. (The phases of the moon include new moon, crescent moon and full moon.)

astronomy in french

L’atmosphère de la terre est protégée par la couche d’ozone. (The Earth’s atmosphere is protected by the ozone layer.)

astronomy in french

Le spationaute portait une combinaison spatiale et un casque d’astronaute pendant sa sortie dans l’espace. (The astronaut wore a spacesuit and a space helmet during his space walk.)

astronomy in french

Les planètes du Système Solaire sont Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune; Pluton est considéré une planète naine. (The planets of the Solar System are Mercury, Venus, Earth, Mars, Jupiter, Saturn, Uranus and Neptune; Pluto is considered a dwarf planet.)

astronomy in french

Une naine blanche est plus petite et moins lumineuse qu’un géant rouge. (A white dwarf is smaller and less bright than a red giant.)

astronomy in french

Les noms pour les constellations—comme le Chasseur, le Centaure et Pégase—viennent souvent de la mythologie. (Names for constellations—like Orion, Centaurus and Pegasus—often come from mythology.)

astronomy in french

Grâce aux nuages gazeux en eux, les nébuleuses comme la nébuleuse du Crabe et la nébuleuse de la Tête de Cheval sont souvent vivement colorées. (Thanks to the gas clouds within them, nebulae such as the Crab Nebula and the Horsehead Nebula are often brightly colored.)

When it comes to practicing your French astronomy vocab, you won’t be left in a void! Here are a few resources you can use to keep the stars aligned.

Explore the universe in the measured verse of  renowned French poets like Victor Hugo, Paul Verlaine and Théodore Faullain de Banville.

Suggested reading:

  • “Saturne” (“Saturn”) and “La Voie lactée” (“The Milky Way”) by Victor Hugo.
  • “La lune blanche…” (“The White Moon”) and “Clair de lune” (“Moonlight”) by Paul Verlaine.

Try out your knowledge of astronomy in French while enjoying the works of science-fiction luminaries like Jules Verne and Pierre Boulle.

  • “De la terre à la lune” (“From the Earth to the Moon”) and its sequel, “Autour de la lune” (“Around the Moon”) by Jules Verne. A Steampunk dream duo of tales about the first (fictional) moon landing.
  • “Voyage à Vénus” (“Voyage to Venus”) by Archille Eyraud. Journey by rocket ship to an ideal Venusian society.
  • “La Planète des singes” (“Planet of the Apes”) by Pierre Boulle. From the writer of “Le Pont de la rivière Kwai” (“The Bridge on the River Kwai”) comes a classic tale of space travel and adventure.

Suggested viewing:

  • “Missions,” a French science-fiction TV series about a crew voyaging to Mars.

You can also develop a robust knowledge of French astronomical terms by using original sources to learn more about both historical and contemporary French astronomers:

  • Charles Messier (1730-1817): Discovered 13 comets and 40 nebulae, recorded in le Catalogue de Messier   (the Messier Catalogue).
  • Pierre-Simon Laplace (1749-1827): Theorized black holes and calculated planetary orbits; wrote “Le Traité de mécanique céleste” (“Treatise on Celestial Mechanics”).
  • André-Louis Danjon (1890-1967): Designed the Danjon astrolabe to more accurately measure heavenly bodies and their motion; devised the Danjon Scale of Lunar Eclipse Brightness .
  • Audouin Charles Dollfus (1924-2010): Discovered Janus, one of the moons of Saturn .

If you’re already a stargazer, you can use your hobby to increase fluency . There are numerous guides for les observations célestes  (celestial observations), such as “Petit guide du ciel” (“Little Sky Guide”) by Bernard Pellequer or “Guide de l’astronome débutant” (“Beginning Astronomer’s Guide”) by Vincent Jean Victor.

These YouTube channels will also guide your studies of l’astronomie  (astronomy):

  • À Ciel Ouvert (To the Open Sky): A short series of videos to introduce concepts such as lunar eclipses and the rotation of the Earth.
  • Astronomie Pratique (Practical Astronomy): Tips for calibrating and using les jumelles (binoculars) and un télescope (a telescope) for stargazing, along with astrophotography tips and information about constellations and stellar phenomena.

Follow news stories from CNES, the Centre National d’Études Spatiales (France’s National Center for Space Studies). The site includes a library of short videos on various topics, such as Mars exploration.

Watch an interview with French spationaute (astronaut) Thomas Pesquet , who has worked and lived aboard la Station Spatiale Internationale   (the International Space Station).

To see some of these terms used in context, you could also try searching for them on an immersive language learning program like FluentU .

FluentU takes authentic videos—like music videos, movie trailers, news and inspiring talks—and turns them into personalized language learning lessons.

You can try FluentU for free for 2 weeks. Check out the website or download the iOS app or Android app.

P.S. Click here to take advantage of our current sale! (Expires at the end of this month.)

FluentU Ad

Try FluentU for FREE!

Equipped with these terms for talking about astronomy in French, tu ne seras jamais perdu dans l’espace   (you’ll never be lost in space)!

FluentU takes real-world videos—like music videos, movie trailers, news and inspiring talks—and turns them into personalized language learning lessons .

FluentU has a wide variety of great content, like interviews and web series, as you can see here:

learn-french-with-videos

FluentU brings native videos within reach with interactive subtitles.

You can tap on any word to look it up instantly. Every definition has examples that have been written to help you understand how the word is used.

learn-french-with-movies

For example, if you tap on the word "crois," you'll see this:

learn-french-with-movie-trailers

Practice and reinforce all the vocabulary you've learned in a given video with FluentU's adaptive quizzes. Swipe left or right to see more examples for the word you’re learning and play the mini-games found in the dynamic flashcards, like "fill in the blank."

practice-french-with-adaptive-quizzes

As you study, FluentU tracks the vocabulary that you’re learning and uses this information to give you a 100% personalized experience.

It gives you extra practice with difficult words—and reminds you when it’s time to review what you’ve learned.

Start using the FluentU website on your computer or tablet or, better yet, download the FluentU app from the iTunes or Google Play store. Click here to take advantage of our current sale! (Expires at the end of this month.)

Enter your e-mail address to get your free PDF!

We hate SPAM and promise to keep your email address safe

voyage spatial lune

Search form

  • Publications
  • Get Involved
  • Planned Giving

Russian Offensive Campaign Assessment, November 24, 2023

voyage spatial lune

Christina Harward, Riley Bailey, Angelica Evans, Nicole Wolkov, Karolina Hird, and Frederick W. Kagan

November 24, 2023, 7:30pm ET  

Click here to see ISW’s interactive map of the Russian invasion of Ukraine. This map is updated daily alongside the static maps present in this report.

Click here to see ISW’s 3D control of terrain topographic map of Ukraine. Use of a computer (not a mobile device) is strongly recommended for using this data-heavy tool.

Click here to access ISW’s archive of interactive time-lapse maps of the Russian invasion of Ukraine. These maps complement the static control-of-terrain map that ISW produces daily by showing a dynamic frontline. ISW will update this time-lapse map archive monthly.

Note: The data cut-off for this product was 2:30pm ET on November 24, and covers both November 23 and November 24 due to the fact that ISW did not publish a Campaign Assessment on November 23 in observance of the Thanksgiving Day holiday. ISW will cover subsequent reports in the November 25 Russian Offensive Campaign Assessment.

Ukrainian officials reported that Russian forces began a renewed offensive effort towards Avdiivka on November 22, although likely with weaker mechanized capabilities than in the previous offensive waves that occurred in October.  Ukrainian Tavriisk Group of Forces Commander Brigadier General Oleksandr Tarnavskyi reported on November 23 that Russian forces launched a “third wave” of assaults as part of the Russia offensive operation in the Avdiivka direction, and Tavriisk Group of Forces Spokesperson Colonel Oleksandr Shtupun stated that this “third wave” began on November 22.[1] Shtupun reported a 25 to 30 percent increase in Russian ground attacks near Avdiivka on November 22 and stated that Ukrainian forces repelled several Russian columns of roughly a dozen armored vehicles in total during assaults.[2] The Ukrainian General Staff reported that Ukrainian forces repelled at least 50 Russian assaults in the Avdiivka direction on November 23 and 24.[3] Russian sources claimed that Russian forces continued offensive operations on Avdiivka’s northern and southern flanks but did not characterize any Russian assaults as heavily mechanized.[4] Russian sources claimed that Russian forces continued to advance north of Avdiivka and made further gains in the industrial zone southeast of Avdiivka but did not make any territorial claims consistent with a successful renewed large-scale Russian offensive push.[5]

Shtupun stated that Ukrainian forces destroyed three Russian tanks and seven armored fighting vehicles on November 22, suggesting that Russian forces are currently conducting a smaller set of mechanized assaults than in October.[6] Ukrainian officials reported that Russian forces lost 50 tanks and 100 armored vehicles in renewed assaults on Avdiivka on October 19 and 15 tanks and 33 armored vehicles during the initial large, mechanized assaults on October 10.[7] Russian forces have lost a confirmed 197 damaged and destroyed vehicles in offensive operations near Avdiivka since October 9, and the Russian military appeared to spend the end of October and all of November preparing for a wave of highly attritional infantry-led ground assaults to compensate for these heavy-equipment losses.[8] Large infantry-led ground assaults will likely pose a significant threat to Ukrainian forces defending in the Avdiivka direction but will not lead to a rapid Russian advance in the area.

High-ranking Russian officials may be engaged in a wider scheme of forcibly adopting deported Ukrainian children.  BBC Panorama  and Russian opposition outlet  Vazhnye Istorii  published investigations on November 23 detailing how Just Russia Party leader Sergei Mironov adopted a 10-month-old Ukrainian girl whom Russian authorities forcibly deported from a Kherson City orphanage in autumn of 2022 alongside over 40 other children.[9] The investigations found that Mironov's new wife, Inna Varlamova, traveled to occupied Kherson Oblast, where occupation authorities issued her a power of attorney to deport two children—a 10-month-old girl and a two-year-old boy.[10] Both  BBC  and  Vazhnye Istorii  noted that Varlamova falsely introduced herself to the leadership of the children's home as the "head of children's affairs from Moscow," a position which she does not hold and that still would not legitimize the deportations of the children under international law.[11] Russian court documents show that Mironov and Varlamova then adopted the girl in November 2022, changed her name from her Ukrainian birth name to a new Russian name and the surname Mironova, and officially changed her place of birth from Kherson City to Podolsk, Russia.[12] Neither investigation could confirm the whereabouts of the two-year-old boy. Mironov notably responded to the investigation and called it a "fake from Ukrainian special services and their Western curators" meant to discredit him.[13]

Mironov and his wife, who reportedly holds a low-level unspecified position in the Russian Duma, follow in the footsteps of Russian Commissioner on Children's Rights Maria Lvova-Belova, who has also adopted at least one Ukrainian child from occupied Mariupol.[14] While ISW can only confirm that these two Russian officials have forcibly adopted deported Ukrainian children at this time, the adoptions may be indicative of a wider pattern in which Russian officials adopt deported children in order to legitimize the practice in the eyes of the Russian public. Russian politicians may be adopting deported Ukrainian children to set administrative and cultural precedents for wider adoptions of Ukrainian children to further escalate Russia's campaign to deport Ukrainians to Russia. ISW continues to assess that the forced deportation and adoption of Ukrainian children likely amounts to a violation of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide.[15]

Ukraine’s Western allies declared their commitment to further develop Ukrainian air defense capabilities during the 17th Ramstein Group virtual meeting on November 22.  Ukrainian President Volodymyr Zelensky announced that Germany and France will lead a coalition of 20 countries to further develop Ukraine’s air defenses, and Ukrainian Defense Minister Rustem Umerov added that the coalition will help Ukraine further develop its ground-based air defense systems.[16] Zelensky noted on November 23 that improved Ukrainian air defenses will save lives and resources, allow Ukrainian citizens to return from abroad, and deprive Russia of the ability to terrorize Ukraine.[17] Ramstein Group members also agreed on issues such as additional equipment and weapons for Ukraine during the winter of 2023–24, mine trawling and other security measures in the Black Sea, Ukraine’s NATO Interoperability Roadmap, and additional security assistance packages from the US, Germany, Lithuania, Bulgaria, Finland, the Netherlands, and Estonia.[18]

Russian President Vladimir Putin attended the Collective Security Treaty Organization’s (CSTO) Collective Security Council session in Minsk, Belarus on November 23 against the background of Armenia’s continued absence from recent CSTO events and exercises.  Putin attended the session alongside Belarusian President Alexander Lukashenko, Kazakh President Kassym-Jomart Tokayev, Kyrgyz President Sadyr Japarov, Tajik President Emomali Rahmon, and the CSTO’s Secretary General Imangali Tasmagambetov.[19] The summit marked the end of Belarus’ chairmanship of the CSTO, and Lukashenko stated that Kazakhstan will hold the chairmanship beginning December 31, 2023. Putin thanked the session’s attendees for contributing to the regional defense structure and highlighted expanding military-technical cooperation between CSTO member states. Putin stated during his bilateral meeting with Rahmon that Russia will deliver two air defense battalions equipped with S-300 air defense systems to Tajikistan as part of the CSTO’s unified air defense system.[20] [Correction Note: The previous sentence incorrectly referenced two air defense divisions equipped with S-300s. It has been corrected to read two air defense "battalions."]

Russian sources widely noted Armenia’s absence from the CSTO summit on November 23.[21] Armenian Prime Minister Nikol Pashinyan also did not attend the CSTO’s summit in Bishkek, Kyrgyzstan on October 13 after Armenian forces refrained from participating in the CSTO “Indestructible Brotherhood-2023" exercises in early October.[22] Kremlin Spokesperson Dmitri Peskov stated on November 23 that the Kremlin regretted Armenia’s absence in Minsk but stated that Armenia remains “an ally and strategic partner” to Russia.[23] The Kremlin has previously attempted to dispel concerns about the deterioration of Russian-Armenian relations.[24] Kremlin newswire  TASS  reported that Armenian Deputy Foreign Minister Mnatsakan Safaryan reiterated that Armenia is not considering leaving the CSTO or asking Russia to withdraw its forces from Russia’s 102nd Military Base in Gyumri, Armenia.[25]

Chinese businesses, including a prominent state-owned Chinese construction firm, are reportedly working with Russian businessmen to plan the construction of an underwater tunnel that would connect Russia with occupied Crimea.  The  Washington Post  reported on November 24 that it corroborated information in emails provided by Ukrainian intelligence services that detail the formation of a Russian-Chinese business consortium that aims to build an underwater tunnel along the Kerch Strait connecting Russia to occupied Crimea.[26] Vladimir Kalyuzhny, identified by the emails as the general director of the consortium, reportedly messaged the Crimean occupation representative to the Russian President, Georgy Muradov, and stated that he has a letter from Chinese business partners attesting to the Chinese Railway Construction Corporation’s (CRCC) readiness to participate as a general contractor for the tunnel project.[27] The CRCC is under the supervision of China’s state-owned Assets Supervision and Administration Commission and is one of China’s largest construction firms.[28] The emails reportedly indicate that the CRCC stipulated that its involvement would occur through an unaffiliated legal entity and that an unnamed Chinese bank was willing to convert dollar funds into rubles to fund the consortium's projects.[29] Kalyuzhny, Crimean occupation head Sergei Aksyonov, and Kremlin Spokesperson Dmitri Peskov denied the  Washington Post ’s reporting.[30] The reported Russian interest in the tunnel project, which would likely take years to complete, is an additional indicator of deep Russian concern about the vulnerability of ground lines of communication (GLOCs) between Russia and occupied Crimea along the Kerch Strait Bridge.

European states are responding to Russia's continued orchestration of an artificially created migrant crisis on its northwestern borders.  The Finnish government announced on November 22 that Finland will close three more checkpoints on the Finnish-Russian border from November 23 to December 23, leaving only the northernmost checkpoint open.[31] Norwegian Prime Minister Johan Gahr Store stated on November 22 that Norway would also close its border to Russia “if necessary.“[32] Estonian Defense Minister Hanno Pevkur stated on November 23 that an increased number of migrants have also arrived at the Estonian-Russian border and that Russia is organizing the arrivals as part of an effort to “weaponize illegal immigration.”[33]  Reuters  reported on November 23 that the Estonian Interior Ministry stated   that Estonia has undertaken preparations to close its border crossings with Russia if “the migration pressure from Russia escalates.”[34] Latvian Prime Minister Evika Silina stated on November 24 that Latvia has experienced a similar influx of migrants on its border with Russia, and Silina and Finnish Prime Minister Petteri Orpo stated that these are Russian and Belarusian “hybrid attacks.”[35] Russian Ministry of Foreign Affairs Spokesperson Maria Zakharova accused Finland on November 22 of “stirring up Russophobic sentiments” and interrupting border services that were an integral part of Russian–Finnish cooperation.[36] ISW previously assessed that Russia is employing a known hybrid warfare tactic similar to Russia’s and Belarus’s creation of a migrant crisis on the Polish border in 2021 that is likely similarly aimed at destabilizing NATO.[37]

The Russian Strelkov (Igor Girkin) Movement (RDS) called prior Russian regional elections and the upcoming Russian presidential election illegitimate, likely in an effort to establish Girkin’s inevitable presidential election loss as a long-standing grievance. [38] The RDS Congress issued a resolution on November 24 in which it claimed that unspecified actors are doing everything possible to preserve the existing system of power in Russia regardless of the political situation or Russian citizens’ will.[39] The RDS Congressional resolution issued a list of demands for Russian election reform and claimed that the RDS would not recognize any future elections as legitimate if the Russian government does not meet these demands.[40]

Russian law enforcement reportedly detained about 700 migrants at a warehouse in Moscow Oblast and issued some military summonses, likely as part of an ongoing effort to coerce migrants into Russian military service. [41] Russian sources reported on November 24 that Russian police and Rosgvardia raided a Wildberries (Russia’s largest online retailer) warehouse in Elektrostal, Moscow Oblast looking for migrants who had recently acquired Russian citizenship.[42] Russian law enforcement reportedly took about 135 detained migrants with Russian citizenship and transferred them to military registration and enlistment offices.[43] An unspecified Russian law enforcement official told Russian news outlet  Interfax  that Russian law enforcement conducted the raid as part of “Operation Migrant,” which aims to ensure that all naturalized citizens are registered for military service and issue them military summonses.[44] A Russian source claimed that Russian law enforcement also conducted a raid near the Wildberries warehouse on November 23, fined 16 migrants for violating migration protocols, and deported three.[45] The Wildberries press service stated this mass detention of migrants interrupted company’s shipments and put billions of dollars at risk.[46]

The Kremlin is reportedly renewing attempts to control all video surveillance systems in Russia, likely as part of ongoing efforts to intensify its tools of digital authoritarianism to increase domestic repressions.  The Russian Ministry of Digital Development proposed an initiative to create a unified platform for storing and processing footage from all video surveillance systems in Russia, which would reportedly cost 12 billion rubles (about $134 million).[47]  Kommersant  reported that there are about 1.2 million surveillance cameras in Russia, about half of which are currently accessible to the Russian government.[48] The Russian Ministry of Digital Development reportedly plans to increase the number of surveillance cameras across Russia to five million by 2030 and integrate all of them with facial and image recognition software.[49]  Kommersant  also noted that the Russian Ministry of Emergency Situations attempted a similar initiative in 2020 to 2022 as part of the Hardware and Software Complex “Safe City” project aimed at standardizing and installing surveillance systems with artificial intelligence software in Russian regions but faced criticism from the Russian Ministry of Internal Affairs and Russian Ministry of Economy.[50]

Key Takeaways:

  • Ukrainian officials reported that Russian forces began a renewed offensive effort towards Avdiivka on November 22, although likely with weaker mechanized capabilities than in the previous offensive waves that occurred in October.
  • High-ranking Russian officials may be engaged in a wider scheme of forcibly adopting deported Ukrainian children.
  • Ukraine’s Western allies declared their commitment to further develop Ukrainian air defense capabilities during the 17th Ramstein Group virtual meeting on November 22.
  • Russian President Vladimir Putin attended the Collective Security Treaty Organization’s (CSTO) Collective Security Council session in Minsk, Belarus on November 23 against the background of Armenia’s continued absence from recent CSTO events and exercises.
  • Chinese businesses, including a prominent state-owned Chinese construction firm, are reportedly working with Russian businessmen to plan the construction of an underwater tunnel that would connect Russia with occupied Crimea.
  • European states are responding to Russia's continued orchestration of an artificially created migrant crisis on its northwestern borders.
  • The Russian Strelkov (Igor Girkin) Movement (RDS) called prior Russian regional elections and the upcoming Russian presidential election illegitimate, likely in an effort to establish Girkin’s inevitable presidential election loss as a long-standing grievance.
  • Russian law enforcement reportedly detained about 700 migrants at a warehouse in Moscow Oblast and issued some military summonses, likely as part of an ongoing effort to coerce migrants into Russian military service.
  • The Kremlin is reportedly renewing attempts to control all video surveillance systems in Russia, likely as part of ongoing efforts to intensify its tools of digital authoritarianism to increase domestic repressions.
  • Russian forces conducted ground attacks along the Svatove-Kreminna line, near Bakhmut, near Avdiivka, west and southwest of Donetsk City, in the Donetsk-Zaporizhia Oblast border area, and in western Zaporizhia Oblast and marginally advanced in some areas.
  • The Russian aviation industry is likely under significant constraints due to international sanctions and demands from the Russian defense industrial base (DIB).
  • The Russian occupation authorities continue efforts to indoctrinate Ukrainian children in occupied Ukraine into Russian national and cultural identities.

voyage spatial lune

We do not report in detail on Russian war crimes because these activities are well-covered in Western media and do not directly affect the military operations we are assessing and forecasting. We will continue to evaluate and report on the effects of these criminal activities on the Ukrainian military and the Ukrainian population and specifically on combat in Ukrainian urban areas. We utterly condemn Russian violations of the laws of armed conflict and the Geneva Conventions and crimes against humanity even though we do not describe them in these reports.

  • Russian Main Effort – Eastern Ukraine (comprised of two subordinate main efforts)
  • Russian Subordinate Main Effort #1 – Capture the remainder of Luhansk Oblast and push westward into eastern Kharkiv Oblast and encircle northern Donetsk Oblast
  • Russian Subordinate Main Effort #2 – Capture the entirety of Donetsk Oblast
  • Russian Supporting Effort – Southern Axis
  • Russian Mobilization and Force Generation Efforts
  • Russian Technological Adaptations
  • Activities in Russian-occupied areas

Russian Information Operations and Narratives

Russian Main Effort – Eastern Ukraine

Russian Subordinate Main Effort #1 – Luhansk Oblast  (Russian objective: Capture the remainder of Luhansk Oblast and push westward into eastern Kharkiv Oblast and northern Donetsk Oblast)

Russian forces continued offensive operations along the Kupyansk-Svatove-Kreminna line on November 23 and 24 but did not make any confirmed advances. The Ukrainian General Staff reported that Russian forces unsuccessfully attacked in the Kupyansk direction northeast of Petropavlivka (7km east of Kupyansk) and near Synkivka (8km northeast of Kupyansk), Ivanivka (20km southeast of Kupyansk), and Stelmakhivka (25km northwest of Svatove) but did not conduct any offensive operations in the Lyman direction.[51] A Russian milblogger claimed on November 23 that Russian forces marginally advanced east of Petropavlivka.[52] A prominent Russian milblogger claimed that Russian forces conducted unsuccessful offensive operations from Orlyanka (22km east of Kupyansk) and near Petropavlivka.[53] Another Russian milblogger claimed on November 24 that Russian forces are having widespread issues with electronic warfare (EW) systems along the Kupyansk-Svatove-Kreminna line, causing unnecessary casualties due to otherwise preventable drone strikes.[54] Ukrainian military observer Kostyantyn Mashovets stated on November 23 that Russian forces transferred an unspecified battalion of the Russian 380th Motorized Rifle Regiment (47th Tank Division, 1st Guards Tank Army, Western Military District) from Kursk Oblast to positions near Raihorodka (12km west of Svatove).[55] Chechen Republic Head Ramzan Kadyrov claimed that the “Amura” detachment of Chechen “Akhmat” Spetsnaz are operating in the Serebryanske forest area (10km southwest of Kreminna).[56]

Ukrainian forces continued offensive operations along the Kupyansk-Svatove-Kreminna line on November 23 and 24 and reportedly advanced on an unspecified date. The Ukrainian State Border Guards published footage on November 24 showing Ukrainian forces advancing and capturing Russian positions in an unspecified area of the Svatove direction on an unspecified date.[57] The Russian Ministry of Defense (MoD) claimed on November 23 and 24 that Russian forces repelled Ukrainian attacks near Vilshana (15km northeast of Kupyansk) and Hryhorivka (10km south of Kreminna).[58] Russian milbloggers claimed that Ukrainian forces counterattacked along the Kupyansk-Svatove-Kreminna line and that fighting continues near Torske (15km west of Kreminna) and the Serebryanske forest area.[59]

voyage spatial lune

Russian Subordinate Main Effort #2 – Donetsk Oblast  (Russian objective: Capture the entirety of Donetsk Oblast, the claimed territory of Russia’s proxies in Donbas)

The Russian Ministry of Defense (MoD) claimed that Ukrainian forces unsuccessfully attacked in the Bakhmut area near Klishchiivka (7km southwest of Bakhmut) on November 23.[60]

Russian forces conducted offensive operations near Bakhmut on November 23 and 24 and made confirmed advances. Geolocated footage published on November 22 and 23 indicates that Russian forces advanced north of Klishchiivka.[61] Russian sources claimed that Russian forces advanced near Bohdanivka (6km northwest of Bakhmut), the Berkhivka reservoir (about 2km northwest of Bakhmut), Klishchiivka, and the railway near Andriivka (10km southwest of Bakhmut).[62] The Ukrainian General Staff reported that Russian forces unsuccessfully attacked near Bohdanivka, Ivanivske (6km west of Bakhmut), Klishchiivka, and Andriivka.[63] Russian milbloggers claimed that fighting continued near the railway north of Klishchiivka and the heights west of the settlement, which a Russian source claimed that Ukrainian forces continued to control as of November 23.[64] One Russian source claimed on November 23 that Klishchiivka is a contested “gray zone.”[65] Ukrainian military sources stated on November 23 and 24 that Russian forces in the Bakhmut direction are focusing on small tactical gains, probing the frontline, and conducting drone strikes at night.[66] A Ukrainian sergeant operating in the Bakhmut direction characterized fighting in his sector of the front on November 24 as "static, trench warfare."[67] The Russian MoD reported that elements of the Russian 106th Airborne (VDV) Division are operating in the Bakhmut direction.[68] Russian sources claimed that elements of the 58th Separate Spetsnaz Battalion (1st Donetsk People’s Republic [DNR] Corps) are also operating in the Bakhmut direction.[69]

Russian sources claimed that Ukrainian forces conducted offensive operations northwest of Horlivka (20km south of Bakhmut) but did not make any claimed or confirmed advances on November 23 or 24. A Russian milblogger claimed on November 23 that Ukrainian forces unsuccessfully attacked near Mayorske (6km northwest of Horlivka).[70] Another Russian milblogger claimed on November 24 that there are meeting engagements near the waste heap northwest of Horlivka.[71]

voyage spatial lune

A Russian milblogger claimed on November 23 that Ukrainian forces unsuccessfully counterattacked near Avdiivka southwest and west of Krasnohorivka (5km northeast of Avdiivka).[72]

Russian forces conducted offensive operations near Avdiivka but did not make any confirmed gains on November 23 and 24. Russian sources claimed that Russian forces advanced south of the Avdiivka Coke Plant northwest of Avdiivka; near the railways north and northwest of Krasnohorivka; in and near the industrial zone southeast of Avdiivka; near Novobakhmutivka (12km northwest of Avdiivka), Novokalynove (13km northeast of Avdiivka), Stepove (3km northwest of Avdiivka), Sieverne (6km west of Avdiivka), and Tonenke (5km west of Avdiivka); and in the direction of Keramik (14km northwest of Avdiivka), Berdychi (5km northwest of Avdiivka), and the “Tsarska Okhota” restaurant south of Avdiivka.[73] Russian sources also claimed that Russian forces attacked northwest of Avdiivka near Novobakhmutivka, Novokalynove, Stepove, Krasnohorivka, and the coke plant; south and southwest of Avdiivka near Pervomaiske (10km southwest of Avdiivka), Vodyane (7km southwest of Avdiivka), and Optyne (4km south of Avdiivka); and southeast of Avdiivka near the industrial zone.[74] Russian milbloggers claimed on November 23 that Russian forces conducted reconnaissance-in-force near Stepove, Vodyane, and Sieverne.[75] A Russian milblogger claimed on November 23 that Russian forces advanced 150-200 meters in the direction of Novokalynove and Ocheretyne (15km northwest of Avdiivka), but ISW has not observed visual evidence of this claim.[76] A Russian source claimed on November 22 that Russian forces control 80 percent of the industrial zone southeast of Avdiivka, and later claimed on November 24 that Russian forces control 95 percent of the area.[77] Another Russian source claimed on November 24 that Russian forces control the entire industrial zone but acknowledged that this claim is based on unconfirmed preliminary information.[78] A Russian milblogger claimed on November 23 that Russian forces are pushing Ukrainian forces out of Stepove but that Ukrainian forces still control a part of the settlement.[79] The Ukrainian General Staff reported on November 23 and 24 that Russian forces unsuccessfully attacked east of Novokalynove and Novobakhmutivka; north of Lastochkyne (5km west of Avdiivka); and near Stepove, Pervomaiske, Sieverne, Avdiivka.[80] A Russian milblogger claimed on November 24 that Russian helicopters have to fly at very low altitudes to avoid Ukrainian air defense systems near Avdiivka.[81] Ukrainian Avdiivka Military Administration Head Vitaliy Barabash stated that Russian forces are struggling to use a large amount of military equipment due to weather conditions.[82]

voyage spatial lune

Ukrainian forces did not conduct any claimed or confirmed offensive operations west and southwest of Donetsk City on November 23 and 24.

Russian forces conducted offensive operations west and southwest of Donetsk City but did not make any claimed or confirmed advances on November 23 and 24. The Ukrainian General Staff reported that Russian forces unsuccessfully attacked near Marinka (on the western outskirts of Donetsk City) and Novomykhailivka (10km southwest of Donetsk City).[83] A Russian milblogger claimed on November 23 that Russian forces conducted offensive operations in Marinka but did not specify an outcome.[84]

voyage spatial lune

Russian Supporting Effort – Southern Axis  (Russian objective: Maintain frontline positions and secure rear areas against Ukrainian strikes)

Russian sources continued offensive operations in the Donetsk-Zaporizhia Oblast border area on November 23 and 24 but did not make any claimed or confirmed advances. The Ukrainian General Staff reported unsuccessful Russian assaults near and southwest of Staromayorske (10km south of Velyka Novosilka) on November 23 and 24.[85] The Russian Vostok Battalion, which is operating in the Donetsk-Zaporizhia Oblast border area, claimed on November 24 that Russian forces currently have an advantage in terms of fire power in this direction.[86] Russian sources additionally claimed that Russian forces attacked near Staromayorske and Urozhaine (10km south of Velyka Novosilka) on the evening of November 22 and throughout November 23, and northwest of Staromayorske on November 24.[87] Geolocated footage posted on November 23 shows elements of the 336th Naval Infantry Brigade (Baltic Fleet) operating a Lancet drone against Ukrainian positions near Vesele (33km southwest of Velyka Novosilka).[88]

Russian sources claimed that Ukrainian forces conducted limited and unsuccessful counterattacks in the Donetsk-Zaporizhia Oblast border area on November 23 and 24. The Russian Ministry of Defense (MoD) reported on November 23 and 24 that Ukrainian forces unsuccessfully attacked near Pryyutne (15km southwest of Velyka Novosilka) and elsewhere in the overall southern Donetsk Oblast direction.[89] A Russian milblogger claimed on November 23 that Ukrainian forces are trying to activate north of Pryytune and north of Novomayorske (18km southeast of Velyka Novosilka) but emphasized that Ukrainian forces are largely on the defensive on this sector of the front.[90]

voyage spatial lune

Russian forces continued offensive operations in western Zaporizhia Oblast on November 23 and 24 and made confirmed advances. Geolocated footage published on November 24 shows that Russian forces have marginally advanced southwest of Novopokrovka, about 9km northeast of Robotyne.[91] A Russian airborne (VDV) affiliated milblogger claimed on November 24 that elements of the 7th VDV Division, including the 108th Air Assault Regiment, recaptured positions north of Verbove (10km east of Robotyne and 5km south of Novopokrovka), which generally coincides with confirmation of Russian advances in the area southwest of Novopokrovka.[92] The Ukrainian General Staff reported that Russian forces unsuccessfully attempted to improve their positions near Robotyne on November 23 and conducted unsuccessful assaults near Robotyne, Novopokrovka, and west of Verbove on November 24.[93]

Ukrainian forces continued counteroffensive operations in western Zaporizhia Oblast on November 23 and 24 and made confirmed advances. Geolocated footage published on November 22 shows that Ukrainian forces have recaptured the westernmost trench in a series of three trenches that lie about 1km southwest of Robotyne, and other geolocated footage published on November 23 shows that Ukrainian forces have also made advances further west of the westernmost trench.[94] Additional geolocated footage posted on November 22 and 23 indicates that Ukrainian forces have marginally advanced near the T0408 Orikhiv-Tokmak highway north of Novoprokopivka (just south of Robotyne), between the outskirts of the aforementioned trench system and the northern outskirts of Novoprokopivka.[95] Russian milbloggers widely claimed on November 23 and 24 that Ukrainian forces launched a renewed attack on Russian positions along the Robotyne-Verbove line with up to 100 personnel, five armored vehicles, and one Western-provided tank.[96] The Russian MoD claimed that Russian forces repelled Ukrainian attacks near Robotyne and Verbove on November 24, and the Ukrainian General Staff reported that Ukrainian forces continued offensive operations in the Melitopol (western Zaporizhia Oblast) direction on November 23 and 24.[97]

voyage spatial lune

Ukrainian forces continued combat operations on the (east) left bank of the Dnipro River on November 23 and 24, and both Ukrainian and Russian forces have made confirmed gains in Krynky (30km northeast of Kherson City and 2km from the Dnipro River). Russian milbloggers claimed that Ukrainian forces intensified attacks on the forest area near Krynky on November 23, and then claimed on November 24 that elements of the Russian 810th Naval Infantry Brigade (Black Sea Fleet) and 144th Motorized Rifle Brigade (of the 40th Army Corps of the newly formed 18th Combined Arms Army) counterattacked and knocked Ukrainian forces out of positions in the forest areas near Krynky.[98] Geolocated footage published on November 23 confirms that both Russian and Ukrainian forces have advanced within Krynky, suggesting that intense fighting is ongoing in the settlement and positions are frequently changing hands.[99] Russian sources claimed that elements of the 188th and 144th brigades are facing extremely poor conditions and a lack of resources while trying to defend the Krynky area.[100] Ukrainian military officials confirmed that Ukrainian forces maintain positions on the east bank of Kherson Oblast.[101]

voyage spatial lune

Russian sources claimed that Ukrainian forces launched a large-scale drone strike against occupied Crimea on the night of November 23 to 24. A prominent Russian milblogger claimed that Ukrainian forces launched a total of 13 drones in three waves from Kherson Oblast towards railway and military infrastructure in occupied Crimea.[102] Kherson Oblast occupation head Vladimir Saldo claimed that this was one of the largest Ukrainian air attacks on occupied Crimea since the beginning of the war.[103] The Russian MoD claimed that Russian air defense shot down all 13 drones over Crimea, and that Black Sea Fleet naval aviation also hit 12 unmanned aerial boats traveling towards Crimea.[104]

Russian Mobilization and Force Generation Efforts  (Russian objective: Expand combat power without conducting general mobilization)

The Russian aviation industry is likely facing significant constraints due to international sanctions and demands from the Russian defense industrial base (DIB). The Ukrainian Main Military Intelligence Directorate (GUR) reported on November 23 that it obtained many documents from the Russian Federal Air Transport Agency (Rosaviatsiya) detailing widespread issues within the Russian aviation industry.[105] The GUR reported that the documents show that there were 185 civil aviation accidents and 150 cases of technical malfunctions in the first nine months of 2023.[106] The GUR reported that the Russian aviation industry is transferring large portions of aircraft maintenance assets to Iran, where repairs occur without certification, due to a lack of repair capacity and specialists in Russia.[107] Russian aviation enterprises are reportedly increasingly using existing planes for component for new production.[108] The Russian United Aircraft Corporation announced on November 22 that it transferred a new batch of Su-34 frontline bombers manufactured at the Novosibirsk Aviation Plant to the Russian Ministry of Defense (MoD).[109] Widespread constraints on the civil aviation industry are likely also impacting defense aviation enterprises in Russia, but Russian officials are likely prioritizing military aviation production over the maintenance and production of civil aircraft.

Russian courts have reportedly considered over 4,000 criminal cases against Russian personnel for the unauthorized abandonment of their units since the start of partial mobilization. Russian opposition outlet  Mediazona  reported on November 24 that Russian courts considered 4,121 criminal cases for the unauthorized abandonment of a military unit and ruled in 3,740 cases as of November 21.[110]  Mediazona  reported that Russian courts have delivered sentences to roughly 100 Russian personnel a week on average since June 2023.[111]

Russian personnel from Russian federal subjects (regions) in Siberia and the Far East continue to represent a disproportionate number of Russian casualties in Ukraine. The  BBC  reported on November 24 that confirmed Russian military deaths per 10,000 males aged 16 to 61 in federal subjects of Russia show that the highest proportions of death happen in Siberian and Far Eastern regions.[112] The five highest proportions of military deaths occurred in the Tuva Republic (48.6 deaths), Republic of Buryatia (36.7 deaths), Nenets Autonomous Okrug (30 deaths), Altai Republic (26.5 deaths), and Transbaikal Krai (26.2 deaths).[113] St. Petersburg and Moscow have the lowest proportion of confirmed deaths with 2.5 and 1 per 10,000, respectively.[114]

Russian authorities continue to prevent the relatives of mobilized personnel from holding rallies calling for the demobilization of their relatives. Russian independent investigative outlet  Verstka  reported on November 23 that Russian authorities denied five applications for rallies by relatives of mobilized personnel in Moscow, Chelyabinsk, St. Petersburg, Novosibirsk, and Krasnoyarsk.[115] Russian opposition outlet  SOTA  reported that Moscow Mayor Sergei Sobyanin denied an appeal to his office’s decision to refuse permits for a rally in support of demobilization by citing COVID-19 public health restrictions.[116] Russian opposition outlet  Mobilization News  reported that officials in Novosibirsk Oblast accepted demands from relatives of mobilized personnel that would cap mobilization periods at a year with rotations no less than every three months.[117] ISW cannot confirm that any Russian officials have accepted conditions from relatives to set forth terms for mobilization.

Russian Technological Adaptations  (Russian objective: Introduce technological innovations to optimize systems for use in Ukraine)

Russian state-owned defense conglomerate Rostec debuted its new “Chistyulya” portable anti-drone system on November 24.[118] The device reportedly weighs eight kilograms (about 18 pounds) and can suppress drones within a one-kilometer radius.[119] Russian opposition outlet  Vazhnye Istorii  ( iStories)  reported that Chinese online retail service AliExpress sells a similar product with almost the same specifications.[120]

Activities in Russian-occupied areas  (Russian objective: Consolidate administrative control of annexed areas; forcibly integrate Ukrainian citizens into Russian sociocultural, economic, military, and governance systems)

The Russian occupation authorities continue efforts to indoctrinate Ukrainian children into Russian national and cultural identities. The Ukrainian Resistance Center reported on November 23 that the Kremlin instructed occupation authorities to ensure that 70 percent of Ukrainian students in occupied areas participate in educational exchange programs in Russia.[121] The Ukrainian Resistance Center reported that Russian occupation schools have started efforts aimed at indoctrinating as early as first grade.[122] The Luhansk People’s Republic (LNR) Militia claimed on November 24 that 248 children from occupied Luhansk Oblast returned from a trip to Moscow City that the Kremlin-funded pseudo-volunteer “Movement of the First” youth organization planned.[123] Donetsk People’s Republic (DNR) Head Denis Pushilin claimed on November 23 that over 60 students from occupied Donetsk Oblast are currently studying at the Moscow State Institute of International Relations (MGIMO), an institute of higher education subordinate to the Russian Foreign Ministry.[124] Ukrainian Mariupol City Advisor Petro Andryushchenko published footage on November 23 showing Russian military personnel teaching children from occupied Zaporizhia Oblast basic military skills at an event in occupied Sevastopol, Crimea.[125]

Nothing significant to report.

Significant activity in Belarus  (Russian efforts to increase its military presence in Belarus and further integrate Belarus into Russian-favorable frameworks and Wagner Group activity in Belarus)

Belarusian military leadership reportedly hopes to increase the combat capabilities of Belarusian forces by equipping them with new drones and armored personnel carriers. Ukrainian military observer Kostyantyn Mashovets stated on November 24 that Belarus’ military leadership will equip Belarusian artillery brigades with Russian-produced “Supercam” S350 drones in early 2024.[126] Mashovets stated that Belarusian artillery brigades are currently equipped with quadcopter drones that do not provide adequate fire control and adjustment and that the Russian-produced drones have an increased range. Mashovets added that Belarusian forces are also testing the Belarusian-produced Volat V2 armored personnel carrier at the 227th Combined Arms Training Ground in Borisov, Belarus.

Note: ISW does not receive any classified material from any source, uses only publicly available information, and draws extensively on Russian, Ukrainian, and Western reporting and social media as well as commercially available satellite imagery and other geospatial data as the basis for these reports. References to all sources used are provided in the endnotes of each update.

[1]  https://t.me/otarnavskiy/354 ; https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/rosijski-okupanty-chotyry-razy-namagalysya-vidnovyty-vtracheni-ranishe-pozycziyi-u-rajoni-robotynogo-oleksandr-shtupun/

[2]  https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign... https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/rosijski-okupanty-chotyry-razy-namagalysya-vidnovyty-vtracheni-ranishe-pozycziyi-u-rajoni-robotynogo-oleksandr-shtupun/

[3]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid036KfemUabt3tVEWTuzf... https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0P7Ai2W5xERok38bmoa7... https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0gjV3tuoLYDrq26W7GsQ...

[4]  https://t.me/RVvoenkor/57059 ; https://t.me/wargonzo/16616 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12483 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12516 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12497 ; https://t.me/TRO_DPR/13280 ; https://t.me/dntskmedia/210 ; https://t.me/DnevnikDesantnika/4947 ; https://t.me/voenkorKotenok/52312 ; https://t.me/voenkorKotenok/52313 ; https://t.me/readovkanews/69780 ; https://t.me/readovkanews/69828 ; https://t.me/multi_XAM/976 ; https://t.me/boris_rozhin/104620 ; https://t.me/wargonzo/16641 ; https://t.me/RVvoenkor/57059 ; https://t.me/wargonzo/16616 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12483 ; https://t.me/TRO_DPR/13280 ; https://t.me/dntskmedia/210 ; https://t.me/voenkorKotenok/52313 ; https://t.me/readovkanews/69828 ; https://t.me/wargonzo/16641 ; https://t.me/dva_majors/29587

[5]  https://t.me/RVvoenkor/57059 ; https://t.me/vozhak_Z/535 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12483 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12537

[6]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/rosijski-okupanty-chotyry-razy-namagalysya-vidnovyty-vtracheni-ranishe-pozycziyi-u-rajoni-robotynogo-oleksandr-shtupun/

[7]  https://isw.pub/UkrWar101223 ; https://isw.pub/UkrWar102123

[8]  https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign...

[9]  https://www.bbc.com/news/world-europe-67488646; https://storage.googlea... https://www.severreal.org/a/vazhnye-istorii-deputat-mironov-usynovil-poh...

[10]  https://storage dot googleapis.com/istories/stories/2023/11/23/mironov-i-deti/index.html?utm_source=telegram&utm_medium=mainpage ;  https://t.me/svobodnieslova/3404 ; https://t.me/astrapress/42804 ; h... https://www.severreal.org/a/vazhnye-istorii-deputat-mironov-usynovil-poh...

[11]  https://storage dot googleapis.com/istories/stories/2023/11/23/mironov-i-deti/index.html?utm_source=telegram&utm_medium=mainpage ;  https://t.me/svobodnieslova/3404 ; https://t.me/astrapress/42804 ; h... https://www.severreal.org/a/vazhnye-istorii-deputat-mironov-usynovil-poh...

[12] y.  https://storage dot googleapis.com/istories/stories/2023/11/23/mironov-i-deti/index.html?utm_source=telegram&utm_medium=mainpage ;  https://t.me/svobodnieslova/3404 ; https://t.me/astrapress/42804 ; h... https://www.severreal.org/a/vazhnye-istorii-deputat-mironov-usynovil-poh...

[13]  https://twitter.com/mironov_ru/status/1727649749107405152

[14]  https://understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign-ass...

[15]  https://isw.pub/RusCampaignAugust23; https://isw.pub/UkrWar102622; https://isw.pub/UkrWar111222

[16]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/22/ukrayinskyj-povitryanyj-shhyt-staye-sylnishym-za-pidsumkamy-ramshtajnu-stvoreno-koalicziyu-ppo-prezydent/ ;  https://armyinform.com dot ua/2023/11/22/uspih-nashogo-maksymalnogo-yednannya/ ;  https://armyinform.com dot ua/2023/11/22/rustem-umyerov-rozpoviv-pro-osnovni-rezultaty-17-yi-zustrichi-kontaktnoyi-grupy-z-pytan-oborony-ukrayiny/

[17]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/volodymyr-zelenskyj-posylennya-ppo-cze-najkrashha-strategichna-investycziya-v-bezpeku/

[18]  https://t.me/SJTF_Odes/3015 ; https://t.me/spravdi/34838 ; https://t.me/rustem_umerov_mo/324?single

[19]  http://kremlin dot ru/events/president/news/72800

[20]  https://t.me/rybar/54424 ; https://www.rbc dot ru/politics/22/11/2023/655de2d29a794726821e31cf

[21]  io/news/2023/11/23/v-minske-proshel-sammit-odkb-na-kotorom-ne-bylo-armenii-v-kremle-skazali-chto-sozhaleyut-ob-etom ;  https://tass dot ru/politika/19364435

[22]  https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign...

[23]  https://t.me/youlistenedmayak/29551 ; https://meduza dot io/news/2023/11/23/v-minske-proshel-sammit-odkb-na-kotorom-ne-bylo-armenii-v-kremle-skazali-chto-sozhaleyut-ob-etom ;  https://tass dot ru/politika/19364435

[24]  https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign...

[25]  https://tass dot ru/mezhdunarodnaya-panorama/19362479 ;  https://t.me/readovkanews/69802

[26]  https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/24/russia-crimea-tunnel-china/ ; https://archive.ph/14Cs9

[27]  https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/24/russia-crimea-tunnel-china/

[28]  https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/24/russia-crimea-tunnel-china/ ;  https://www1.hkexnews dot hk/listedco/listconews/sehk/2008/0229/01186_295219/c118.pdf

[29]  https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/24/russia-crimea-tunnel-china/

[30]  https://t.me/Aksenov82/3558 ; https://t.me/rbc_news/84650 ; https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/24/russia-crimea-tunnel-china/

[31]  https://yle dot fi/a/74-20061648 ;  https://yle dot fi/a/74-20061790

[32]  https://www.tv2 dot no/nyheter/innenriks/store-apner-for-a-stenge-grensen-til-russland/16241924/

[33]  https://www.washingtonpost.com/world/2023/11/23/finland-russia-border-fr... https://www.theguardian.com/world/2023/nov/23/estonia-accuses-russia-wea...

[34]  https://www.reuters.com/world/europe/estonia-accuses-russia-helping-migr...

[35]  https://www.hs dot fi/politiikka/art-2000010015707.html

[36]  https://mid dot ru/ru/foreign_policy/news/1916562/

[37]  https://isw.pub/UkrWar112023

[38]  https://t.me/RDS_Official_channel/323

[39]  https://t.me/RDS_Official_channel/323

[40]  https://t.me/RDS_Official_channel/323

[41]  https://t.me/readovkanews/69861 ; https://meduza dot io/news/2023/11/24/politsiya-ustroila-reyd-na-sklade-wildberries-v-podmoskovie-rabotayuschim-tam-migrantam-vydali-povestki-v-voenkomat

[42]  https://t.me/bazabazon/23176

[43]  https://t.me/bazabazon/23176 ; https://t.me/bazabazon/23168

[44]  https://www.interfax dot ru/russia/933030

[45]  https://t.me/breakingmash/49613

[46]  https://www.interfax dot ru/russia/933030

[47]  https://www.kommersant dot ru/doc/6352767

[48]  https://www.kommersant dot ru/doc/6352767

[49]  https://www.kommersant dot ru/doc/6352767

[50]  https://www.kommersant dot ru/doc/6352767

[51]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid02HKTPFWmgq4q16wKZqE...

[52]  https://t.me/voenkorKotenok/52312

[53]  https://t.me/wargonzo/16616

[54]  https://t.me/notes_veterans/13679

[55]  https://t.me/zvizdecmanhustu/1422

[56]  https://t.me/RKadyrov_95/4189

[57]  https://t.me/luhanskaVTSA/15319 ; https://www.facebook.com/watch/?v=885352229454340

[58]  https://t.me/mod_russia/32771 ; https://t.me/mod_russia/32783 ; http...

[59]  https://t.me/voenkorKotenok/52312 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomos... https://t.me/wargonzo/16616 ;  https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12527

[60]  https://t.me/mod_russia/32771 ; https://t.me/mod_russia/32784

[61] https://twitter.com/moklasen/status/1727431258094096727; https://twitte...

[62]  https://t.me/wargonzo/16616 ; https://t.me/voenkorKotenok/52312 ; ht...

[63]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0MHnF4AQYCC2nz5uW938...

https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid02HKTPFWmgq4q16wKZqE...

[64]  https://t.me/wargonzo/16616 ; https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/1... https://t.me/dva_majors/29587

[65]  https://t.me/voenkorKotenok/52312

[66]  https://suspilne dot media/624211-vijskovi-rf-vikoristovuut-nicni-droni-kamikadze-situacia-na-doneckomu-napramku/ ; https://suspilne dot media/624057-rosijski-okupanti-pocinaut-gnati-pihotu-na-oboh-flangah-bahmuta-nacalnik-stabu-artilerii-4-brigadi-ngu-rubiz/

[67]  https://suspilne dot media/624211-vijskovi-rf-vikoristovuut-nicni-droni-kamikadze-situacia-na-doneckomu-napramku/

[68]  https://t.me/mod_russia/32799

[69]  https://t.me/RVvoenkor/57079 ; https://t.me/nm_dnr/11303 ; https://t...

[70]  https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12497

[71]  https://t.me/wargonzo/16641

[72]  https://t.me/voenkorKotenok/52312

[73]  https://t.me/RVvoenkor/57059 ; https://t.me/wargonzo/16616 ; https:/... https://t.me/TRO_DPR/13280 ; https://t.me/dntskmedia/210 ;  https://t.me/DnevnikDesantnika/4947 ; https://t.me/voenkorKotenok/5231...

[74]  https://t.me/RVvoenkor/57059 ; https://t.me/wargonzo/16616 ; https:/... https://t.me/TRO_DPR/13280 ; https://t.me/dntskmedia/210 ;  https://t.me/voenkorKotenok/52313 ; https://t.me/readovkanews/69828 ;... https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12537 ;  https://t.me/rybar/54467 ; https://t.me/vozhak_Z/535 ; https://t.me/...

[75]  https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12516 ; https://t.me/voenkorKot...

[76]  https://t.me/RVvoenkor/57059

[77]  https://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12483 ; https://t.me/negumanita...

[78]  https://t.me/vozhak_Z/535

[79]  https://t.me/DnevnikDesantnika/4947

[80]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0MHnF4AQYCC2nz5uW938...

[81]  https://t.me/wargonzo/16652

[82]  https://www.unian dot ua/war/viyna-v-ukrajini-ochilnik-avdijivskoji-mva-rozkriv-osoblivosti-tretoji-hvili-ataki-voroga-na-misto-12465069.html ;  https://uazmi dot org/news/post/deb6e23cc6342579fa47d4729e851ee9

[83]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0MHnF4AQYCC2nz5uW938... https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid02HKTPFWmgq4q16wKZqE...

[84]  https://t.me/wargonzo/16616

[85]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid036KfemUabt3tVEWTuzf...

[86]  https://t.me/batalyon_vostok/262 ;  https://t.me/RVvoenkor/57117

[87]  https://t.me/readovkanews/69780; https://t.me/readovkanews/69828; http...

[88]  https://t.me/voin_dv/6052

[89]  https://t.me/mod_russia/32769; https://t.me/mod_russia/32804

[90]  https://t.me/voenkorKotenok/52312

[91]  https://t.me/WarArchive_ua/7773

[92]  https://t.me/DnevnikDesantnika/4965; https://t.me/DnevnikDesantnika/4970

[93]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid02HKTPFWmgq4q16wKZqE...

[94]  https://twitter.com/moklasen/status/1727442323532058769; https://t.me/B...

[95]  https://twitter.com/moklasen/status/1727660505400062155; https://t.me/B...

[96]  https://t.me/vrogov/12990; https://t.me/dva_majors/29520; https://t.me...

[97]  https://t.me/mod_russia/32805; https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua...

[98]  https://t.me/rybar/54430; https://t.me/dva_majors/29577; https://t.me/... ttps://t.me/negumanitarnaya_pomosch_Z/12527; https://www.understandingwar.org/backgrounder/russia%E2%80%99s-military-...

[99]  https://t.me/Dnepro_Rub/1557; https://twitter.com/foosint/status/172791... https://twitter.com/moklasen/status/1727984954976403787

[100]  https://t.me/rodinarussia27/2194; https://t.me/rodinarussia27/2197

[101]  https://www.facebook.com/GeneralStaff.ua/posts/pfbid0MHnF4AQYCC2nz5uW938...

[102]  https://t.me/rybar/54448

[103]  https://t.me/SALDO_VGA/1466

[104]  https://t.me/mod_russia/32805; https://t.me/mod_russia/32794

[105]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/voyenna-rozvidka-ukrayiny-pid-chas-kiberspeczoperacziyi-otrymala-dostup-do-zakrytyh-dokumentiv-rosaviacziyi/ ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://gur dot gov.ua/content/voienna-rozvidka-ukrainy-zdiisnyla-kiberspetsoperatsiiu-shchodo-rosaviatsii-sanktsii-pryskoriuiut-aviakolaps-rf.html ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://t.me/DIUkraine/3126

[106]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/voyenna-rozvidka-ukrayiny-pid-chas-kiberspeczoperacziyi-otrymala-dostup-do-zakrytyh-dokumentiv-rosaviacziyi/ ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://gur dot gov.ua/content/voienna-rozvidka-ukrainy-zdiisnyla-kiberspetsoperatsiiu-shchodo-rosaviatsii-sanktsii-pryskoriuiut-aviakolaps-rf.html ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://t.me/DIUkraine/3126

[107]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/voyenna-rozvidka-ukrayiny-pid-chas-kiberspeczoperacziyi-otrymala-dostup-do-zakrytyh-dokumentiv-rosaviacziyi/ ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://gur dot gov.ua/content/voienna-rozvidka-ukrainy-zdiisnyla-kiberspetsoperatsiiu-shchodo-rosaviatsii-sanktsii-pryskoriuiut-aviakolaps-rf.html ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://t.me/DIUkraine/3126

[108]  https://armyinform.com dot ua/2023/11/23/voyenna-rozvidka-ukrayiny-pid-chas-kiberspeczoperacziyi-otrymala-dostup-do-zakrytyh-dokumentiv-rosaviacziyi/ ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://gur dot gov.ua/content/voienna-rozvidka-ukrainy-zdiisnyla-kiberspetsoperatsiiu-shchodo-rosaviatsii-sanktsii-pryskoriuiut-aviakolaps-rf.html ; https://t.me/DIUkraine/3122 ; https://t.me/DIUkraine/3126

[109]  https://t.me/s/uac_ru; https://ria dot ru/20231122/vks-1910966961.html; https://t.me/boris_rozhin/104499; https://t.me/boris_rozhin/104496

[110]  https://zona dot media/news/2023/11/24/4k ; https://t.me/severrealii/21462 ; https://t.me/bbcrussian/56851 ; https://t.me/astrapress/42893

[111]  https://zona dot media/news/2023/11/24/4k ; https://t.me/severrealii/21462 ; https://t.me/bbcrussian/56851 ; https://t.me/astrapress/42893

[112]  https://t.me/bbcrussian/56814

[113]  https://t.me/bbcrussian/56814

[114]  https://t.me/bbcrussian/56814

[115]  https://t.me/svobodnieslova/3405

[116]  https://t.me/sotaproject/69739

[117]  https://t.me/mobilizationnews/16548 ; https://t.me/mobilizationnews/16554

[118]  https://rostec dot ru/news/rostekh-vpervye-pokazal-nosimyy-antidronnyy-kompleks-chistyulya/

[119]  https://rostec dot ru/news/rostekh-vpervye-pokazal-nosimyy-antidronnyy-kompleks-chistyulya/

[120]  https://t.me/istories_media/4275

[121]  https://sprotyv dot mod.gov.ua/rosiyany-pragnut-zbilshyty-kilkist-ukrayinskyh-ditej-zaluchenyh-do-program-promyvky-mizkiv/

[122]  https://sprotyv dot mod.gov.ua/rosiyany-pragnut-zbilshyty-kilkist-ukrayinskyh-ditej-zaluchenyh-do-program-promyvky-mizkiv/

[123]  https://t.me/sons_fatherland/11253

[124]  https://t.me/pushilindenis/4030 ; https://www.mid dot ru/ru/about/educational/

[125]  https://t.me/andriyshTime/15388

[126]  https://t.me/zvizdecmanhustu/1425

Image icon

IMAGES

  1. Projet Sanctuary : une expédition privée sur la Lune pour les 50 ans d

    voyage spatial lune

  2. Neil Armstrong and Edwin 'Buzz' Aldrin became the first men to walk on

    voyage spatial lune

  3. Voyage sur la Lune en 2024 : voici les astronautes qui partiront dans l

    voyage spatial lune

  4. Découvre "La Lune, du voyage réel aux voyages imaginaires"

    voyage spatial lune

  5. First Moon Landing Fast Facts

    voyage spatial lune

  6. Neil Armstrong, Yuri Gagarin, NASA, Moon, Space Race

    voyage spatial lune

COMMENTS

  1. Artemis, le programme de la NASA pour ramener l'Homme sur la Lune

    Dans les prochaines années, la NASA a pour objectif de ramener l'Homme sur la Lune pour la première fois depuis 1972, avec pour la première fois une femme à son bord.Sur les traces du programme Apollo, cette nouvelle mission, baptisée Artemis, pourrait se lancer dans son voyage vers la surface lunaire dès 2025.

  2. Le module spatial japonais a aluni avec un haut degré de précision

    Le petit engin spatial japonais SLIM a honoré son surnom de « Moon Sniper » : il s'est posé samedi dernier sur la Lune à 55 mètres de sa cible, soit un très haut degré de précision, a ...

  3. Mission «Slim» : le module spatial japonais posé sur la Lune bientôt à

    Le module spatial japonais SLIM s'est posé sur la Lune avec succès après une descente haletante de 20 minutes dans la nuit de vendredi à samedi (vendredi 16H20 à Paris) mais son module risque ...

  4. Exploration de la Lune

    Les soviétiques sont à l'origine de plusieurs premières dans le cadre du programme Luna.La sonde Luna 1 effectue le premier survol de la Lune en janvier 1959.Le premier objet fabriqué par l'homme à atteindre la Lune est la sonde soviétique Luna 2, qui s'y écrase le 14 septembre 1959.La face cachée de la Lune est photographiée pour la première fois le 7 octobre 1959 par la sonde ...

  5. quelles sont les prochaines étapes de la mission vers la Lune

    Le but est de se servir des missions lunaires pour préparer le vol habité vers Mars. Avant tout cela, il faut tester les nouveaux moyens de navigation : le vaisseau spatial Orion et la fusée ...

  6. La sonde japonaise Slim a réussi son alunissage de grande précision

    Le module spatial japonais Slim a réussi, dans la nuit de vendredi à samedi, à se poser sur la Lune, a annoncé l'agence spatiale japonaise Jaxa, mais il rencontre un problème avec ses ...

  7. Le tourisme lunaire, la nouvelle conquête spatiale

    Le client devra prévoir un voyage spatial de six jours. Pendant toute la durée du voyage, les passagers n'auront qu'à admirer le paysage puisque tout sera contrôlé et commandé depuis la Terre. Quant à la durée du survol au-dessus de la Lune, elle dépendra de l'altitude mais devrait être d'environ une heure.

  8. Le module spatial japonais SLIM s'est posé sur la Lune, un exploit

    Alunissage réussi, mais le Japon s'en satisfera. Pour la première fois, le pays a posé un engin sur la Lune. SLIM, c'est son nom, a touché le sol de notre satellite ce vendredi après-midi 19 ...

  9. Astronomie : pourquoi y a-t-il tant de missions lunaires en 2022

    La Nasa lancera un satellite de la taille d'un four à micro-ondes ou CubeStat, le vaisseau spatial de Capstone, également en mars 2022, pour tester une orbite lunaire centrée, tournant avec la...

  10. Mission Artemis : les prochaines étapes dans la course vers la Lune

    La capsule spatiale Orion, de la mission Artemis 1, a amerri avec succès dimanche 11 décembre, après un voyage de vingt-cinq jours autour de la Lune. À terme, la Nasa souhaite faire de cet...

  11. À l'aube d'un retour sur la Lune avec les missions Artemis

    La dernière fusée de la NASA (le Space Launch System) doit être lancée en août avec le vaisseau Orion à son sommet, pour entrer en orbite autour de la Lune. NASA À l'aube d'un retour sur la...

  12. TOUT COMPRENDRE

    "Le vaisseau spatial effectuera un survol de la Lune, utilisant la gravité lunaire pour gagner de la vitesse et se propulser à 70.000 km au-delà de la Lune, à près d'un demi-million de km de ...

  13. Lune : nouveau report de lancement pour la fusée géante de la Nasa

    Après une première tentative ratée en début de semaine, la Nasa devait réessayer ce samedi 3 septembre de faire décoller sa méga-fusée vers la Lune, pour une mission test qui doit lancer son nouveau programme phare, Artémis, cinquante ans après le dernier vol d'Apollo.

  14. Les grands rendez-vous de l'exploration spatiale en 2023

    Sans surprise, l'année 2022 aura été marquée par l'impact de la guerre en Ukraine sur le secteur spatial européen, la première mission du programme Artemis qui amorce le retour des Américains sur...

  15. Voyage dans l'espace : la quête à long terme d'une ...

    Voyage dans l'espace : la quête à long terme d'une "civilisation galactique" Par Richard Fisher Journaliste sénior BBC Future 28 juillet 2021 Nasa Ames Research Center Depuis plus d'un siècle,...

  16. La Nasa détaille les futures étapes de l'exploration spatiale vers la

    Préparer la colonisation de Mars Avec ce document, la Nasa évoque son ambition de pérenniser la présence de l'Homme dans l'espace, et plus particulièrement sur la Lune et Mars.La liste ...

  17. Objectif Lune: une start-up française teste un habitat spatial dans les

    Retour à l'accueil / L'info en continu Objectif Lune: une start-up française teste un habitat spatial dans les Alpes. Tignes (France) (AFP) - Engin aux allures de soucoupe volante et ...

  18. Les vacances spatiales seront-elles bientôt à la portée de tous

    Premier vol spatial en équipage complet de Virgin Galactic (Virgin Galactic, 12 juillet 2021). Rien à voir donc avec un séjour de plusieurs mois en orbite comme celui de Thomas Pesquet,...

  19. Le tourisme spatial : les vols de vacances au-dessus de la Terre seront

    7 décembre 2021 Inspiration4 Depuis ses débuts, le tourisme spatial est la chasse gardée des super riches. Mais pourrait-il cesser d'être un terrain de jeu pour les riches, et serait-ce un pas de...

  20. Combien de temps dure le voyage pour aller sur la Lune

    Plusieurs critères rentrent en ligne de compte pour répondre à cette question. La distance moyenne entre la Terre et la Lune est de 384 000 km. Le trajet de la Terre vers la Lune par l ...

  21. Japon : la mission spatiale «Moon Sniper» s'apprête à tenter un

    Un module spatial japonais va tenter dans la nuit de vendredi à samedi 20 janvier de se poser sur la Lune avec une précision inégalée, une prouesse technologique qui serait une grande ...

  22. Le premier pas sur la Lune

    Voyage Nos applications mobiles Nous rejoindre ... les Américains créent le projet Apollo qui mènera Neil Armstrong à poser le pied sur la lune en 1969. Chaîne d'origine. Francetv Éducation. INA. RTS. TV5MONDE. Publié le . 07/09/2020 - Modifié le . ... Le plus ambitieux programme spatial jamais créé.

  23. Mission «SLIM» : le module spatial a aluni très proche de sa cible

    Le petit engin spatial japonais SLIM qui s'est posé samedi dernier sur la Lune a réussi à toucher le sol à environ 55 mètres de sa cible, soit un très haut degré de précision, a annoncé ...

  24. Des poissons pour nourrir les astronautes sur la Lune

    Cet engin spatial sera capable, à partir de 2034, de déposer, en une seule fois et n'importe où sur la surface de notre satellite, jusqu'à 1,8 tonne de fret et d'équipements scientifiques.

  25. Thema Pour la Science n° 31 : Les défis du voyage spatial

    La santé des astronautes pose d'innombrables défis aux futures missions vers la Lune ou Mars, et même au tourisme spatial. L'enjeu : prévenir les risques médicaux et pouvoir intervenir en ...

  26. First refuelling for Russia's Akademik Lomonosov floating NPP

    Rosatom's fuel company TVEL has supplied nuclear fuel for reactor 1 of the world's only floating NPP (FNPP), the Akademik Lomonosov, moored at the city of Pevek, in Russia's Chukotka Autonomous Okrug. The supply of fuel was transported along the Northern Sea Route. The first ever refuelling of the FNPP is planned to begin before the end of ...

  27. Risquer sa vie pour décrocher la lune : voyage dans la psyché des

    Risquer sa vie pour décrocher la lune : voyage dans la psyché des astronautes Published: October 14, 2019 3:38pm EDT ... les dangers d'un vol spatial étaient encore méconnus.

  28. Astronomy in French: 89 Essential Words to Stay Starstruck ...

    "De la terre à la lune" ("From the Earth to the Moon") and its sequel, "Autour de la lune" ("Around the Moon") by Jules Verne. A Steampunk dream duo of tales about the first (fictional) moon landing. "Voyage à Vénus" ("Voyage to Venus") by Archille Eyraud. Journey by rocket ship to an ideal Venusian society.

  29. Russian Offensive Campaign Assessment, November 24, 2023

    Kherson-Mykolaiv Battle Map Draft November 24,2023.png. Ukrainian officials reported that Russian forces began a renewed offensive effort towards Avdiivka on November 22, although likely with weaker mechanized capabilities than in the previous offensive waves that occurred in October. Ukrainian Tavriisk Group.